La France se relèvera-t-elle ? Christian Lambert

Publié le par danilette

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Je ne le crois pas. Pourquoi ? Parce que la conjoncture est mauvaise ? Oui, sans doute. Mais surtout parce que les fondamentaux sont mauvais.
La méthode Coué, que l’on pratique du haut en bas de la hiérarchie politique, interdit de le dire. La dictature du « politiquement correct » est là, omniprésente et vigilante. Il n’empêche que la réalité finira inexorablement par s’imposer.

Le mal est d’abord dans les esprits. « Les grandes cultures ne dépérissent pas sous la pression de l’extérieur. Les barbares ne s’y attaquent que parce qu’elles se sont d’abord affaiblies elles-mêmes », écrit François Hauter dans le « Figaro ».

Le premier et le plus grave des fondamentaux négatifs de la France est la malhonnêteté générale. Je me souviens du temps où un vol dans une commune, urbaine ou rurale, était un événement dont on parlait pendant des années. Aujourd’hui, les vols sont inscrits dans la rubrique de la délinquance quotidienne, atteintes aux personnes et aux biens en augmentation constante – et qui, le plus souvent, s’accompagnent de violence.
Il n’est pas de jour, par exemple, où Marseille, deuxième ville de France, ne fasse l’objet d’un hold-up commis par des « hommes cagoulés et armés ». Dans les départements de l’est de Paris, c’est à peu près la même chose.

La malhonnêteté est multiforme. Des restaurants, surtout les « fast food », vendent de la nourriture avariée. Un laboratoire vend des médicaments qui ont provoqué la mort de plus de 1 000 personnes et, de surcroît, est accusé d’escroquerie à la Sécurité sociale. Les fraudes en tout genre portent chaque année sur des milliards d’euros. La fraude aux différentes branches de la Sécurité sociale est telle qu’elle est devenue quasiment indestructible. Au niveau national, le ministre du Travail estimait le montant de la fraude sociale en 2009 entre 5 et 9 milliards d’euros. La fraude à la carte Vitale est entrée dans les mœurs. On m’assure que la vente à Saïgon des médicaments obtenus gratuitement en France grâce à des ordonnances de complaisance paie le voyage annuel de Vietnamiens établis dans notre pays. Dans le même ordre de pratique, la double nationalité en profite largement. En juin, un rapport parlementaire chiffrait la « fraude santé », globalement, à 20 milliards d’euros par an !Les fausses cartes Vitale seraient au nombre de 10 millions !

Au plus haut niveau de l’État, la malhonnêteté est, là aussi, énorme.
 On peut citer le scandale des frégates vendues à Taïwan et leurs commissions illégales. Coût : 500 millions de dollars que l’État devra rembourser aux Chinois de Taïwan. Plus grave, le scandale des sous-marins de classe Agosta vendus au Pakistan. Un chef d’État met fin au versement des rétro-commissions dont profitait, assure-t-on, son rival à l’élection présidentielle de 1995, son « ami de trente ans »… Résultat : les bénéficiaires pakistanais, furieux de ne plus recevoir ce qui leur avait été promis, montent un attentat dont sont victimes, à Karachi, neuf ingénieurs français !

Cette délinquance permanente qui, désormais, va de l’incivilité au grand banditisme, est souvent due à l’immigration. Comment voulez-vous, en effet, que ces populations immigrées, généralement sans qualification et sans emploi, puissent vivre ? Elles ne peuvent le faire que par le vol, l’assistanat officiel – principale dépense publique – et le trafic de drogue. Celui-ci prend des proportions considérables. Les fumeurs réguliers de cannabis, produit pour l’essentiel par nos « amis Marocains », sont au nombre d’1,2 million. Les acheteurs de cocaïne et d’héroïne seraient 500 000. Pour le seul cannabis, le chiffre d’affaires est estimé à un milliard d’euros par an.

Que l’on m’explique comment cette situation va disparaître, alors que l’immigration augmente de plus de 200 000 personnes par an, déduction faite des 30 000 « reconduites à la frontière » – au demeurant, aux frais du contribuable –, sans parler de ces « Français » qui naissent à tour de bras, si j’ose dire, à Mayotte (archipel des Comores), la plus grande pouponnière de France. L’hôpital de Mamoudzou, capitale de cette « perle de l’empire » devenue contre toute raison département français, a enregistré 4 270 naissances en 2010. À Necker, à Paris, il n’y en a eu, en 2010, que 1 800… Tout ceci permettant de claironner que la démographie française se porte bien ! Alors, il ne faudra pas s’étonner des pillages à venir, comme en Grande-Bretagne ces derniers jours (pour l’essentiel, ces pillages étaient le fait de Jamaïcains et autres immigrés ou chômeurs permanents). Lorsque la place Vendôme, la rue de la Paix ou la rue Royale seront mises à sac, on n’aura plus qu’à le déplorer…
Mais il y a encore, en notre République, un moyen de vivre, et de bien vivre, sans rien faire et paisiblement, c’est le surendettement – comme l’État lui-même. La France compte 700 000 foyers surendettés. Pendant le seul premier semestre de cette année, 125 000 dossiers de surendettement ont été déposés auprès de la banque de France. En fin de parcours, c’est l’État qui réglera la facture des surendettés, c’est-à-dire le contribuable épargnant, honnête et sérieux. Et voilà qu’on s’apprête à financer la dépendance. Coût : 1 milliard d’euros. Où va-t-on les prendre ?

Tout ceci nous conduit à cette constatation que la dette de la France accumulée depuis 1974 sans interruption, c’est le coût des campagnes électorales permanentes. « Votez pour moi et vous aurez tout ce que vous voulez ! » En d’autres termes, la démagogie.
Quant aux guerres stupides et perdues d’avance, comme en Libye, elles ne font que creuser le déficit. L’ensemble des « opérations militaires extérieures » aura coûté à la France, en 2011, au moins un milliard d’euros. L’aventure libyenne, à elle seule, coûte 1,2 million d’euros par jour !
Alors que faire ? Supprimez un tiers du montant de l’assistanat redistributif et vous n’aurez plus de déficit. Vous commencerez même à rembourser la dette. « Vous n’y pensez, m’a-t-on répondu. Ce serait l’émeute générale et partout le pillage par la “diversité”…»
Bref, heureux ceux qui ont eu l’intelligence, la sagesse et les moyens de se réfugier en Suisse, quand il en était encore temps !

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Publié dans France

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