La gestion de l’Eau en Israël : réponses

Publié le par danilette

Le Député Jean Glavany, a présenté au Parlement français un rapport intitulé "La Géopolitique de l’Eau" censé concerner la planète entière, or il accorde une place démesurée à Israël et les Palestiniens et concernant les informations sur Israël, il est basé sur un rapport de la Banque Mondiale de 2009 complètement biaisé, voici quelques réponses :

 

Gestion israélienne de l'eau, une réponse aux falsificateurs

L'hydrologiste Haim Gvirtzman de l'Institut des sciences de la terre de l'Université hébraïque, vient de publier une analyse des accusations palestiniennes sur la question de l’eau pour le compte du Centre Begin Sadate, dont on trouvera ci-dessous une brève présentation. 

 Au lieu de s’en tenir à l’accusation et à la dénonciation comme le font les Palestiniens et surtout leurs faux amis européens qui cultivent le conflit comme M. Glavany, Gvirtzman  débouche sur des propositions positives et coopératives.

http://blogtsahal.wordpress.com

Le rapport est trop biaisé pour être pris au sérieux. [...]

C’est parce que les documents produits par certaines grandes ONG et différentes commissions onusiennes sur les Droits de l’Homme fondent leurs arguments sur les rapports mal-informés et mal-recherchés des uns et des autres, diffusant ainsi une impression de « vérité commune », bien que celle ci ne serait que mensonges, omissions et demi-vérités.

Le rapport Glavany au Parlement français en est le parfait exemple. Il se fonde sur un document de la Banque Mondiale sur l’Eau datant de 2009, celui-ci ayant été officiellement dénoncé par de nombreuses institutions gouvernementales Israéliennes pour son contenu inexact, trompeur et incomplet.

 

danilette.over-blog.com/article-la-question-de-l-eau-chiffres-et-donnees-le-7-aout-2009

Récemment la BBC a diffusé un reportage qui affirmait qu'en Cisjordanie et à Gaza, les Israéliens consommaient quatre fois plus d'eau que les Palestiniens, une information reprise d'un rapport de la Banque mondiale. Parce que c'est comme ça que fonctionne la chaîne de transmission de la désinformation. La Banque mondiale a publié un rapport superficiel, qui n'analyse pas les causes et ne cite que des sources palestiniennes et avec le prestige de la BBC qui reprend cette information, la nouvelle finit dans nos médias comme si c'était une vérité évidente.

Les faits sont différents. Cela a été révélé avec des chiffres et des données par le colonel Amnon Cohen, chef du département des infrastructures civiles, qui définit comme « injuste et sans fondement » les informations diffusées par ce rapport. 

Il faut dire que le rapport de la banque mondiale mettait Gaza avec la Cisjordanie mais étant donné qu'il n'y a plus aucun israélien dans la bande de Gaza, il est facile de voir avec quelle précision travaille la Banque mondiale quand il s'agit d'Israël.

Mais revenons aux chiffres, qui montrent qu'Israël a créé des infrastructures qui s'occupent de la gestion des ressources d'eau, tandis que le niveau d’implication de l'Autorité palestinienne est comparable, par manque de prise de décisions, à celui d'un pays du tiers monde.

En réponse à la plainte de la Banque mondiale, Cohen a déclaré qu'en 2007 les Palestiniens recevaient 47 millions de mètres cubes d'eau, en 2008 plus de 52 millions. Il a ajouté qu'un an auparavant, l'Autorité Palestinienne avait reçu l'usage d'un terrain sur la côte méditerranéenne près de la ville de Hadera, pour construire une usine de déssalement d'eau qui, si elle était opérative, pourrait fournir 100 millions de mètres cubes d’eau potable par an. Mais c'est resté un projet sur le papier pour l'Autorité Palestinienne qui préfère l'inaction, cela lui permet de continuer à accuser Israël.

Par contre en Israël, l'utilisation de l'eau est régie par des lois strictes pour éviter le gaspillage et ceux qui les enfreignent sont soumis à des amendes… salées.

Mais tout cela ne semble pas intéresser les Palestiniens. La question de l'eau apparaîtrait complètement différente si ces informations venaient à être diffusées. C'est sans doute pour cela qu'elles ne le sont pas. 

 

http://ambisrael.fr/2012/01/19/repartition-de-leau-en-judee-samarie-point-de-vue-academique/

Résultats d’une récente étude publiée par le Centre d’Etudes stratégiques Begin Sadate de l’Université Bar Ilan (BESA Studies), menée par le Prof. Haim Gvirtzman du département Hydrologie de l’Institut des Sciences de la Terre :

 

Voici un bref résumé des principales conclusions de cette étude :

  • Les toutes récentes données révélées par l’Autorité en charge de la répartition de l’eau sont en totale contradiction avec les conclusions sévères du rapport français, dirigées uniquement contre Israël.
  • Conformément au droit international, les Palestiniens n’ont aucun fondement à leurs exigences.
  • Aujourd’hui, il n’y a pratiquement plus aucune différence entre Israéliens et Palestiniens en matière de consommation  d’eau potable par habitant. L’écart majeur qui a existé en 1967 a été réduit au cours des 40 dernières années et est devenu maintenant tout à fait négligeable.

La consommation d’eau par habitant palestinien dans le secteur domestique est significativement plus élevée que le minimum défini par l’Organisation mondiale de la Santé.

Israël a rempli toutes les obligations de l’accord intérimaire avec les Palestiniens, notamment en prévision de futurs besoins définis pour l’accord permanent. En revanche, les Palestiniens violent l’accord en empêchant la construction d’usines de traitement des eaux usées (malgré le financement de pays donateurs), par le forage de « puits pirates » et par le raccord de pipelines au réseau Mekorot en charge de l’eau,  sans aucune permission.

 

 

LETTRE OUVERTE à MONSIEUR LIONEL LUCA
Député des Alpes Maritimes, Président de la Mission d’Information sur la Géopolitique de l’eau, Assemblée Nationale.

Paris, le 20 Janvier 2012

Monsieur le Président,

Permettez-nous de vous faire part de notre surprise et de notre consternation devant le rapport de la Mission d’information parlementaire que vous avez présidée, sur la géopolitique de l’eau, portée par la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale qui l’aurait adopté à l’unanimité.

Une lecture attentive de ce document élaboré par le Rapporteur, le Député Jean Glavany, nous fait constater un certain nombre d’inexactitudes qui nous interrogent sur les sources d’information de la Commission sur l’eau et sur son objectivité. M. Glavany nous apprend avoir passé « une petite semaine » au Moyen-Orient, ce qui peut expliquer ses conclusions hâtives, mais ne justifie pas ses propos malveillants.

Comment expliquer que ce rapport, censé concerner l’ensemble de la planète, se soit arrêté aussi démesurément sur le conflit Israélo-palestinien. Israël est mis systématiquement en accusation et un encadré est dédié à « l’apartheid » que pratiqueraient les Israéliens à l’encontre des Palestiniens ! Cela est inadmissible.

Dans la partie traitant du Proche-Orient, un des premiers paragraphes qui s’intitule « Israël etla conquête de l’eau… », on sous-entend que les guerres menées par Israël étaient motivées par…l’appât de l’eau, que l’opération « Paix en Galilée » engagée par Israël en 1982, n’avait pour but que de prendre possession du barrage de Karaoun et de piller les ressources aquifères du Liban, alors qu’il s’agissait de guerres purement défensives.

Il est encore écrit qu’ « au total, l’eau naturelle d’Israël provient pour plus de la moitié, de ses frontières d’avant 1967 et un quart des territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie », en feignant d’oublier que Gaza est libre depuis 2005, date à laquelle le Premier Ministre Sharon l’a faite évacuer sans condition.

Il n’y aurait pas de blocus à Gaza si les palestiniens du Hamas n’en avait pas fait une base d’agression permanente contre Israël.

Il est notoire que les milliards d’euros attribués à Gaza par l’Union Européenne ne sont allés ni dans la construction d’infrastructures destinées aux eaux usées, ni dans la rénovation de systèmes de distribution d’eau, mais dans la constitution d’un arsenal militaire, dans la contrebande d’armes et dans la fabrication de roquettes dont plus de 680 sont tombées en territoire Israélien pendant la seule année 2011.

Le rapport parle de catastrophe de la Mer Morte en passant sous silence les efforts considérables d’Israël pour sauvegarder cette mer à travers un véritable plan de sauvetage.

Il invoque en plusieurs endroits les technologies de l’eau, mais il ne fait jamais état des technologies qu’Israël transfère aux palestiniens et aux jordaniens. Il ignore le plan de sauvegarde du Jourdain qui a été mis en place par Israël en collaboration avec les Jordaniens et l’autorité palestinienne. La consommation d’eau par habitant palestinien dans le secteur domestique est plus élevée que le minimum défini par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Dans chaque pays du monde des seuils ont été fixés par convention pour qualifier le degré d’adéquation de la quantité d’eau et du nombre d’habitants. Le seuil de pénurie en eau est fixé à 1.700 m3 par habitant et par an. La pénurie est considérée comme critique en dessous de 500 m3. Israël a 245,1 m3 par an et par habitant !

Le rapport prétend aussi que le « Lac de Tibériade » est, utilisé par Israël pour déverser déchets et eaux industriels, alors que le Lac de Tibériade est l’une des principales ressources en eau potable d’Israël que ce pays protège particulièrement.

Toutes ces précisions et bien d’autres aussi importantes figurent dans une étude produite par l’Université Hébraïque de Jérusalem, sous la direction du professeur H. Gvirtzman.

Elles auraient pu inspirer les conclusions de la commission parlementaire et lui éviter bien des dérapages.

Monsieur le Président, nos parlementaires ont parfaitement le droit de critiquer Israël et ils ne s’en privent pas, mais c’est bien autre chose que rapporte votre mission…C’est une charge violemment anti-israélienne à travers une accumulation de contre-vérités et d’une mauvaise foi évidente.

Le mot « apartheid » est inacceptable, c’est une faute morale, une posture grave indigne d’un document officiel produit par les honorables Députés de l’Assemblée Nationale.

Nous vous remercions vivement pour l’intérêt que vous porterez à notre lettre en souhaitant connaitre les mesures que vous comptez prendre pour réparer cette injustice.

 

Roger Pinto                                                                            Eric-Simon Hanoune

Président de SIONA                                                              SIONA Nice Côte d’Azur

 
Lire la LETTRE OUVERTE de FRANCE-ISRAEL à Monsieur François HOLLANDE

Extraits :


"Le vrai problème est celui de la bonne gouvernance de la gestion de l'eau. Les ressources, dans la région, sont de 800 m3  par personne et par an au Liban et en Syrie (les plus grands réservoirs de la région) et seulement de 250 m3 par personne et par an en Israël et en Jordanie, et de 85 m3 pour les territoires palestiniens. Pourquoi utiliser l'expression d'apartheid alors que la solidarité arabe du Liban et de la Syrie permettrait sans aucun doute l'alimentation en eaux des territoires autonomes ? Faut-il reprocher à Israël une gestion de l'eau dans une démarche scientifique souvent novatrice dans le traitement des eaux usées et dans la désalinisation ?"

 

  Lorsque les mensonges coulent de source, Laly Derai
  A quoi bon ? par Léon Rozenbaum

      mise à jour 5/2/2012

Commenter cet article