"La liberté est du côté des Frères musulmans" ose titrer Le Monde !!!

Publié le par danilette

 

Image illustrative de l'article Frères musulmans      Photo


Voici l'emblème des Frères Musulmans que tous les lecteurs avertis connaissent, j'ai mis à coté l'emblème revu et aseptisé par Hani Hamadan* lienlien, voir sur son blog, une image vaut mieux qu'un long discours... ou comment endormir les "naïfs" ...

Voici l'article du Monde :

"La liberté est du côté des Frères musulmans !"

lemonde.fr/idees/article LEMONDE 

En Occident, on a souvent présenté les Frères musulmans comme étant un mouvement qui cherche à instaurer une théocratie et à imposer des normes moyenâgeuses. La collaboration des Etats-Unis et de l'Union européenne avec des régimes illégitimes et dictatoriaux justifiait la mise à l'écart des tendances jugées islamistes et extrémistes. Que découvre-t-on à présent, avec ce qu'il est convenu d'appeler le "printemps arabe" ?

D'abord, l'incontestable popularité du message des "fondamentalistes" : oui au respect de la volonté populaire, aux acquis positifs et constructifs du monde moderne ; non à l'imitation aveugle du modèle occidental en mal de repères et de normes spirituelles et morales.

En Tunisie, le mouvement Ennahda de Rached Ghannouchi a remporté haut et fort les dernières élections. Au Maroc, Abdelilah Benkirane et son Parti de la justice et du développement se sont imposés sans difficulté. En Egypte, les Frères musulmans ont conquis la majorité de l'opinion publique. En Syrie et au Yémen, le même phénomène se produira après la mise à l'écart des despotes.

Il faut donc cesser de stigmatiser ce mouvement, pour comprendre que, dès ses origines, son exigence n'était pas de fonder une dictature religieuse. A ceux qui, par ailleurs, voient dans ces élections un danger pour les minorités chrétiennes, il peut être utile de souligner que le vice-président du parti des Frères musulmans, Liberté et justice, est un Copte.

Autre inquiétude : ces révolutions ne sont-elles que des opportunités, pour les mouvements islamiques, de se saisir du pouvoir, pour en bannir aussitôt l'alternance ? Ce sens de la "démocratie" est-il une nouveauté ?

Rappelons qu'Hassan Al-Banna, fondateur du mouvement des Frères musulmans, avait dénoncé le système électoral égyptien de son époque, qui avait donné lieu à tous les abus. Il remarquait que, depuis 1923, il n'y avait jamais eu une Assemblée vraiment représentative de la nation égyptienne ni de sa majorité. "Ce système n'a concerné qu'une minorité d'électeurs si faible qu'elle n'a jamais atteint, entre 1936 et 1943, 12 % du corps électoral." Commentant les propos du premier guide des Frères musulmans, l'orientaliste Henri Loucel observait avec beaucoup d'objectivité, et sans nul doute avec une certaine surprise, cet aspect très "moderne" de la pensée politique d'Hassan Al-Banna : "Ici, dit-il, Hassan Al-Banna joint de très près notre conception démocratique des élections (...). Il fait preuve de bon sens et d'honnêteté : les candidats seront des hommes capables et libres de toute pression. Nécessité de programmes précis et détaillés, propagande électorale contrôlée et limitée. Punir truquages et vénalités, etc."

Henri Loucel écrivait ces lignes il y a quarante-cinq ans. Aujourd'hui, ses analyses montrent que les Frères musulmans sont restés fidèles à leurs principes. Il est donc grand temps d'entamer un dialogue de civilisations qui refuse les clichés, les discours réducteurs fondés sur des préjugés et la diabolisation de l'islam en général.

Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève

Hani Ramadan, né le 2 juin 1959, est un intellectuel suisse de confession musulmane. C’est le frère de Tariq Ramadan. Il est docteur ès lettres et philosophie de l’Université de Genève (1990). Il est marié et père de 3 enfants.

Il dirige depuis 1995 le Centre islamique de Genève, fondé par son père Saïd Ramadan, également fondateur de la branche palestinienne des Frères musulmans. Il dispense un enseignement religieux fondamentaliste. Prédicateur musulman, il donne de nombreuses conférences et ses publications sont largement diffusées. Il trouve un large écho parmi de jeunes musulmans désirant revenir à la pratique fondamentaliste.

Hani Ramadan est enseignant de français depuis 1981 au Cycle d’orientation de la Golette à Meyrin (canton de Genève).

En 1991, il fait paraître un livre la Femme en Islam, dans lequel il explique la différence du statut des hommes et des femmes dans cette religion. Le contenu de son livre est jugé par nombres de ses collègues, comme étant discriminatoire, en particulier pour les femmes.

En 2000, il se fait encore remarqué en lançant un appel au djihad à l’occasion d’une manifestation qu’il co -dirige contre l’occupation israélienne. Il tente auprès des médias d’expliquer que son appel au djihad n’est nullement violent, sans pour autant convaincre.

En 2002, dans une tribune du Monde intitulée, la Charia incomprise, il explique la notion de droit islamique et fait référence à la lapidation en la présentant comme une mesure dissuasive prévue la loi divine référence ultime des musulmans. Il ose faire un parallèle avec le Sida , en tentant de justifier que ce sont des punitions imposées par dieu à une humanité pécheresse qu’il convient d’accepter si nécessaire mais en montrant de la compassion pour la victime.

Pour Hari Ramadan la lapidation est une punition mais aussi une purification.
De tels propos devraient être condamnés avec la plus grande sévérité. Il n’est pas tolérable que des individus qui prônent les préceptes de la Charia soient invités sur notre sol, tout cela au nom de la liberté d’expression.
Tout dernièrement en Aout 2009 dans un texte intitulé « Vol d’organes palestiniens ? » il reprend un article du site d’Al Manar, la chaine de télévision islamique du Hezbollah, accusant l’Etat Israël de confisquer les cadavres palestiniens afin de faire commerce de leurs organes. source

Lire la réaction de Shraga Blum : « Le Monde » ouvre ses colonnes aux mensonges musulmans

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