La Ligue Arabe en Guerre avec Israël, Eli Hertz

Publié le par danilette

 

Par Eli Hertz, président de  Myths and Facts et contribue à JewishIndy

18/07/11

Traduction Albert Soued, http://soued.chez.com   pour www.nuitdorient.com

 

Selon les medias, le 11/07/11, le président Obama a invité les autres membres du Quartet – la Russie, l'Onu, l'Union européenne – ainsi que les représentants de la Chine et de la Ligue arabe à la Maison Blanche, pour un sommet sur Israël. Israël n'était pas invité, mais la Ligue arabe l'était. Il apparaît que l'administration américaine est convaincue que la Ligue arabe peut être utile aux pourparlers de paix.

Qu'est ce que la Ligue arabe ?

Il est assez éclairant d'examiner le passé de cette Ligue depuis sa fondation en 1945. On peut très difficilement la qualifier de modèle de paix dans l'esprit des Nations Unies.

Avant l'établissement de l'état Juif, la Ligue avait déjà pris les mesures suivantes:

- en décembre 1945, elle a lancé le boycott des "marchandises sionistes" qui se poursuit à ce jour

- en juin 1946, elle a établi le Haut Comité Arabe, chargé de coordonner les efforts des pays arabes en faveur de la Palestine, un comité radical dont les actions ont pour but l'élimination d'Israël de la carte du monde

- en décembre 1946, elle a rejeté le 1er plan de partage de la Palestine, affirmant que la Palestine fait partie de la "ouma" (mère-patrie) arabe

- en octobre 1947, avant le vote de la résolution 181 du plan de partage, elle avait déjà réaffirmé la nécessité de se préparer militairement aux frontières arabes pour défendre la Palestine

- en février 1948, elle a approuvé un plan préconisant des mesures politiques, militaires et économiques pour résoudre la crise palestinienne provoquée par le plan de partage de l'Onu.

- en octobre 1948, elle rejette formellement le plan de partage de l'Onu, la résolution 181 votée le 9 octobre 1947

- le 15 mai 1948, alors que les forces armées régulières de l'Egypte, de la Syrie, de la Transjordanie, du Liban et de l'Irak, avec des contingents d'Arabie et du Yémen, envahissaient l'état d'Israël naissant, "pour y restaurer la loi et l'ordre", la Ligue arabe a émis un très long document appelé "Déclaration sur l'invasion de la Palestine" où elle attirait l'attention des pays arabes sur "l'injustice de la solution adoptée et sur le droit du peuple de Palestine à l'indépendance immédiate, sur son rejet de la résolution 181 qui ne peut pas être appliquée par des moyens pacifiques et qui sera toujours une menace pour la paix et la sécurité de la région et que cette paix et sécurité a été bouleversée par les intentions agressives et impérialistes des sionistes… et les pays arabes membres de la Ligue voient les évènements qui se passent en Palestine comme une menace pour la paix et la sécurité dans leurs pays…, comme cette sécurité est sacrée, les pays arabes se doivent d'intervenir en Palestine …"

 

Le secrétaire la Ligue arabe à l'époque était Azzam Pasha, un homme moins diplomate et plus candide que les autres, n'ayant pas la patience d'être poli et d'utiliser un langage châtié. A une conférence de presse au Caire, le jour de l'indépendance d'Israël, il a fait cette déclaration, reprise le jour suivant par le New York Times: "l'intervention des Arabes a pour but de restaurer l'ordre et la loi. Ce sera une guerre d'extermination et un massacre inédit dont on parlera comme on parle des Croisades ou des massacres de Mongolie"

 

La Ligue arabe a continué à s'opposer à la paix après la création de l'état d'Israël en 1948.

- le 15 juillet 1948, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 54, appelant à l'arrêt de l'agression arabe: "Prenant en considération que le gouvernement provisoire d'Israël

a accepté le principe de prolonger la trêve en Palestine, que les états membres de la Ligue arabe ont rejeté les appels successifs du médiateur des Nations Unies, que le Conseil de Sécurité dans sa résolution 53 du 7/7/48 pour prolonger la trêve (cessez-le-feu) en Palestine, et que par la suite les hostilités ont été reprises…"

- en octobre 1949, elle déclare que toute négociation d'un pays arabe avec Israël est une violation de l'article 18 de sa constitution

- en avril 1950, elle appelle à la rupture des relations avec tout pays arabe qui s'engagerait dans des relations avec Israël et elle interdit à ses membres des négociations unilatérales (1)

- en mars 1979, l'Egypte est exclue de la Ligue arabe depuis la date de sa signature d'un traité de paix avec Israël (rétroactivement)

- en mars 2002, le Ligue arabe déclare à Beyrouth, au summum des attaques suicides palestiniennes: "Nous, rois, présidents, émirs des pays arabes réunis en Conseil au sommet… avons mené une analyse profonde du développement de la situation et des défis… liés à la région arabe, plus spécifiquement, les territoires palestiniens occupés. Avec une grande fierté, nous avons suivi l'intifada du peuple palestinien et sa résistance vaillante… Nous lui adressons nos vœux de fierté et d'honneur pour sa ténacité et sa valeureuse intifada contre l'occupation israélienne et sa machine de guerre destructrice…"

 

La Ligue arabe s'est systématiquement opposée aux efforts de paix et les a bloqués pendant plus de 67 ans. La Ligue arabe est dans un état de "guerre déclarée" contre Israël. Or aujourd'hui le Département d'Etat considère que cette organisation peut contribuer à la paix au Moyen Orient.

 

Note de www.nuitdorient.com

(1) Un "triple non" a été proféré, par la Ligue arabe à Khartoum, en septembre 1967, après la proposition du gouvernement israélien de rendre tous les territoires qui venaient d’être placés sous administration israélienne, après la Guerre de Six jours.

"Non à la reconnaissance d’Israël -  Non à la négociation – Non à la conclusion d’une paix avec lui".

 

 

The Arab League at War with Israel

 

By Eli E. Hertz, contributor to JewishIndy and is President of Myths and Facts.

July 18, 2011

 

According to media reports, on July 11, 2011 President Obama invited the other members of the Quartet - Russia, the UN, and the EU - as well as representatives from China and the Arab League,[1] to the White House for a summit on Israel. Israel was not invited, but the Arab League was. It seems that the U.S. Administration is convinced that the Arab League can contribute to the deliberations.

So, who is the Arab League?

It is illuminating to examine the record of the League of Arab States since the founding of the League in 1945, which is hardly a model for peaceful settlement of disputes in the spirit of the United Nations.

Prior to the establishment of the Jewish state, the League took the following steps:[2]

In December 1945, the Arab League launched a boycott of 'Zionist goods' that continues to this day.[3]

In June 1946, it established the Higher Arab Committee to "coordinate efforts with regard to Palestine," a radical body that led and coordinated attempts to wipe Israel off the map.[4]

In December 1946, it rejected the first proposed Palestine partition plans, reaffirming "that Palestine is a part of the Arab motherland."[5]

In October 1947, prior to the vote on Resolution 181 - the "Partition Plan" - it reasserted the necessity for military preparations along Arab borders to "defending Palestine."[6]

In February 1948, it approved "a plan for political, military, and economic measures to be taken in response to the Palestine crisis."[7]

In October 1948, it rejected the UN "Partition Plan" for Palestine adopted by the General Assembly in Resolution 181.[8]

On May 15 1948, as the regular forces of Egypt, Trans-Jordan, Syria, Lebanon, Iraq, and contingents from Saudi Arabia and Yemen invaded Israel to 'restore law and order,' the Arab League issued a lengthy document entitled "Declaration on the Invasion of Palestine." In it, the Arab states drew attention to:

"The injustice implied in this solution [affecting] the right of the people of Palestine to immediate independence ... declared the Arabs' rejection of [Resolution 181]" which the League said "would not be possible to carry it out by peaceful means, and that its forcible imposition would constitute a threat to peace and security in this area" and claimed that the "security and order in Palestine have become disrupted" due to the "aggressive intentions, and the imperialistic designs of the Zionists" and "the Governments of the Arab States, as members of the Arab League, a regional organization ... view the events taking place in Palestine as a threat to peace and security in the area as a whole. ... Therefore, as security in Palestine is a sacred trust in the hands of the Arab States, and in order to put an end to this state of affairs ... the Governments of the Arab States have found themselves compelled to intervene in Palestine." [9]

The Secretary-General of the Arab League, Azzam Pasha, was less diplomatic and far more candid, with no patience for polite or veiled language. At a Cairo press conference on the same day that Israel declared its independence on May 14 1948, Pasha revealed the following statement which was reported the next day in The New York Times. Pasha repeated the Arabs' "intervention to restore law and order"

"This will be a war of extermination and a momentous massacre which will be spoken of like the Mongolian massacres and the Crusades." The League of Arab States continued to oppose peace after Israel's 1948 War of Independence:

In July 15 1948, the UN Security Council adopted Resolution 54 calling on Arab aggression to stop:

"Taking into consideration that the Provisional Government of Israel has indicated its acceptance in principle of a prolongation of the truce in Palestine; that the States members of the Arab League have rejected successive appeals of the United Nations Mediator, and of the Security Council in its resolution 53 (1948) of 7 July 1948, for the prolongation of the truce in Palestine; and that there has consequently developed a renewal of hostilities in Palestine."[10]

In October 1949, the Arab League declared that negotiation with Israel by any Arab state would be in violation of Article 18 of the Arab League.[11]

In April 1950, it called for severance of relations with any Arab state which engaged in relations or contacts with Israel and prohibited Member states from negotiating unilateral peace with Israel.[12]

In March 1979, it suspended Egypt's membership in the League (retroactively) from the date of its signing a peace treaty with Israel.[13]

More recently, in the Beirut Declaration of March 27-28, 2002, adopted at the height of Palestinian suicide attacks in Israel, the Arab League declared:

"We, the kings, presidents, and emirs of the Arab states meeting in the Council of the Arab League Summit in Beirut, capital of Lebanon ... have conducted a thorough assessment of the developments and challenges ... relating to the Arab region and, more specifically, to the occupied Palestinian territory. With great pride, we followed the Palestinian people's intifada and valiant resistance. ... We address a greeting of pride and honour to the Palestinian people's steadfastness and valiant intifada against the Israeli occupation and its destructive war machine. We greet with honour and pride the valiant martyrs of the intifada."[14]

The Arab League, which has systematically opposed and blocked peace efforts for nearly 67 years, and is in a declared state-of-war with Israel, is now deemed by the U.S. State Department an organization that can contribute to peace in the Middle East.

 

Notes

This document uses extensive links via the Internet. If you experience a broken link, please note the 5 digit number (xxxxx) at the end of the URL and use it as a Keyword in the Search Box at www.MEfacts.com.

[1]www.arab.de/arabinfo/league.htm
[2] Listing of the Arab League sessions covering the League sessions between June 4 1945 to November 17 1957 can be found at:http://faculty.winthrop.edu/haynese/mlas/ALSessions.html. (11358) 
[3] Session: 2, Cairo, Egypt. Resolution 16 (December 16 1945), "The Boycott of Zionist Goods and Products" (Khalil, 2:161) - plans made to establish a committee to enforce the boycott. (11358) 
[4] Session 4, Bludan, Syria, Resolution 82 (June 12 1946), "The Higher Arab Executive Committee" (Khalil, 2:162) - Establish the body to coordinate efforts with regard to Palestine. (11358) 
[5] Ibid. 
[6] Session: 7, Cairo, Egypt, Resolution 181 (October 9 1947), "Defending Palestine" (Khalil, 2:164-65) - Reassertion of the necessity for military preparations along Arab borders. (11358) 
[7] 18 Session: 8, Cairo, Egypt, February 1948, Council approved plan for political, military, and economic measures to be taken in response to the Palestine crisis, including withholding petroleum concessions and other possible sanctions against countries aiding the Zionists. (11358)
[8] Session: 9, Cairo, Egypt, October 1948, rejection of partition plan for Palestine. (11358) 
[9] For the full text of the Arab League declaration on the invasion of Palestine - 15 May 1948, see Israel Ministry of Foreign Affairs at:www.mefacts.com/cache/html/wallruling_/11359.htm. (11359) 
[10] UN Security Council S/RES/54 (1948), July 15 1948, at: http://domino.un.org/UNISPAL.NSF/0/2e2bcb7cbafd9b70852560c2005b5eec?OpenDocument. (10894) 
[11] Session: 11, Resolution 250, October 1949, Cairo, Egypt, Declared that any member State negotiating with Israel would be in violation of Article 18 of the Arab League Pact. (11358) 
[12] Session: 12, Resolution 312 (April 13 1950) Called for severance of relations with any Arab State, which engaged in relations or contacts with Israel. (11358) 
[13] Session: 70, March 1979, Bagdad, Iraq, Resolution to recommend severance of political and diplomatic relations with Egypt. (11358) 
[14] For excerpts from the text, posted in English translation on the Arab portal al-bab ('Gateway'), see: www.al-bab.com/arab/docs/league/communique02.htm. (11360)

 

Publié dans Arabes palestiniens

Commenter cet article