La "nation" palestinienne célèbre ses héros-assassins, et le parti socialiste s'associe aux réjouissances, Jean-Pierre Bensimon

Publié le par danilette

 

Imaginez qu'à la faveur d'une circonstance quelconque 1027 membres de la Gestapo ou de la SS aient été collectivement élargis de leur prison et renvoyés en Allemagne. Que ce serait-il passé? Ils auraient été accueillis dans un silence funèbre. Sans doute l'Allemagne aurait même réincarcéré ces criminels et ouvert des procédures judicaires spécifiques pour les punir à son tour. Pour tous, ces ressortissants seraient une honte nationale, un cauchemar justifiant l'opprobre universel envers le peuple allemand.

 

Il n'est pas question d'identifier les Palestiniens d'aujourd'hui aux nazis d'hier, mais d'observer le comportement d'une société vis-à-vis de la barbarie quand elle est issue de ses propres flancs. Les Allemands vouent leurs barbares aux gémonies depuis 1945. Ce n'est pas le sort qui a été réservé à la première tranche de prisonniers palestiniens libérés par Israël le 18 octobre dernier. Bien au contraire, on leur a fait un triomphe aussi bien à Gaza que dans le reste des Territoires. Mahmoud Abbas leur a dit ''Votre sacrifice, vos efforts et votre travail n'ont pas été vains... Votre cause reste dans nos cœurs'' ajoutant qu'ils étaient "la fierté de la nation". De Damas, le chef du Hamas Khaled Meshaal proclama que "c'est un succès national dont nous sommes fiers", tandis qu'Ismaïl Haniyeh, le chef local, intercédait auprès des Saoudiens pour que ces joyaux de la nation puissent, honneur suprême, se rendre en pèlerinage à la Mecque. Quand au bon peuple, il entonnait des chants sur le mode "nous voulons d'autres Shalit", ou alors il enjoignait aux enfants d'emprunter, exemples à l'appui, la voie de leurs glorieux ainés. Un grand hymne national au sang, au crime, au jihad. On trouvera en annexe quelques exemples des œuvres édifiantes de ces héros-assassins.

 

S'il est très hasardeux de tenir les Palestiniens des deux obédiences, Fatah et Hamas, pour une nation, il est sûr que l'accueil fait à ces prisonniers-là est la preuve que cette société qui révère le crime terroriste avec une telle unanimité, est une société monstrueuse, moralement décomposée et sans autre avenir que l'effondrement dans la violence et le tourment. Les Allemands de 1945 avaient pris conscience, eux, du précipice dans lequel ils s'étaient abîmés et dont ils jugeaient vital de s'extraire. Ce n'est pas le cas des Palestiniens, "modérés" ou pas. Mais la gangrène de la décomposition morale n'est pas une exclusivité de la société palestinienne LIRE LA SUITE

 

Publié dans Jean-Pierre Bensimon

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