La parole d’un ami, Shmuel Trigano

Publié le par danilette

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Le discours présidentiel au dîner du CRIF, que l’on a pu suivre en direct sur plusieurs chaines télévisées d’information, est un chef d’œuvre de la rhétorique et de l’art de persuader. Il assène des propos et des jugements très durs dans des mots et une phraséologie on ne peut plus amicale. Bien que ce dernier aspect ne soit pas négligeable dans l’inimitié ambiante envers Israël et la communauté juive – on se demande d’ailleurs comment l’invité du CRIF pourrait être désagréable dans un banquet aussi sélect et mondain –, il est loin d’être suffisant sur le plan de la réalité qui presse et ne se plie pas aux périodes oratoires contrastées.

Remarquons tout d’abord l’astuce qui consistait à commencer par un leurre positif décentrant l’attention : la célébration de la libération de Guilad Shalit. C’était là le spectacle gratifiant pour tout le mode qui rejetait dans l’ombre le vrai propos. Il fut à ce propos étonnant d’apprendre de la bouche du président que toute la France s’était « mobilisée » pour lui. Je ne sais pas dans quel pays vit le président mais je n’ai rien vu de semblable si ce n’est des cas très isolés en rupture avec le consensus du silence, comme la mairie de Claude Goasguen… Quant à savoir si la France a joué un rôle dans la libération nous n’en savons rien exactement : il faut dire que, si tel est le cas, le coût de ce troc fut exorbitant pour Israël (1000 terroristes pour 1 soldat) et qu’à ce prix-là l’intercession ne fut pas trop difficile. Il n’est rien de plus classique que de voler à la victoire ! Lire la suite 

Publié dans Shmuel Trigano

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