La solution à deux Etats : Israël et la Palestine trans-jordanienne Par Guy Millière

Publié le par danilette

 

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La solution à deux Etats : Israël et la Palestine trans-jordanienne  

Par Guy Millière © Metula News Agency  

 

J’ai toujours pensé qu’il ne saurait y avoir de création d’un Etat palestinien en Judée-Samarie : d’une part parce que l’Autorité Palestinienne est une entité créée et gouvernée par des gens qui n’ont aucune intention de faire la paix avec Israël, et qui dissémine, plus que jamais, antisémitisme, apologie du terrorisme et intentions génocidaires.

 

D’autre part, parce que je sais comment la notion de peuple palestinien a été inventée (je publie bientôt un livre en France, basé sur un pamphlet de mon ami David Horowitz, qui portera précisément ce titre : Comment le peuple palestinien fut inventé), et, en troisième lieu, parce qu’un Etat arabe palestinien existe déjà, et s’appelle la Jordanie.

 

Le Quartette, composé de l’ONU (anti-israélienne), de l’Europe (anti-israélienne), de la Russie (anti-israélienne), et des Etats Unis sous l’administration Obama (anti-israélienne), fait le forcing, en ce moment, pour relancer des négociations. Mais ces négociations n’auront pas lieu ou ne mèneront à rien, parce qu’il est vraisemblable que, dans quatorze mois, l’administration Obama fera ses bagages ; il serait donc judicieux d’envisager une alternative. Celle-ci pourrait être simple. J’expose ici ma vision des choses.

 

Les accords d’Oslo sont morts depuis longtemps : disons, qu’avec la demande de reconnaissance d’un Etat palestinien présentée par Mahmoud Abbas à l’ONU, ils sont morts officiellement. Le gouvernement israélien devra trouver le moment opportun pour le dire. Le jour où il devra adresser des félicitations au prochain Président des Etats-Unis, en novembre 2012, (car je pense qu’il y aura un nouveau Président des Etats-Unis à partir de novembre 2012) me semblerait un moment opportun.

 

La Commission des Affaires Etrangères de la Chambre des représentants aux Etats-Unis, qui vient déjà de retirer deux cent millions de dollars d’aide à l’Autorité Palestinienne [puis de les débloquer, à la demande de la maison Blanche. Ndlr.], a, sur sa table, une proposition de loi coupant totalement l’aide américaine à l’Autorité Palestinienne, ainsi qu’une autre, proposant de réduire la contribution des Etats-Unis aux Nations Unies, visant la cessation du financement de l’UNWRA (l’Agence des Nations Unies pour le Secours et l’Action en faveur des Réfugiés Palestiniens).

 

Ces propositions, très sensées, pourront devenir effectives en fin d’année prochaine ou au début de l’année suivante avec le changement d’administration qui s’opèrera sans doute.

 

Le gouvernement israélien pourrait alors couper les ponts avec l’Autorité Palestinienne.

 

L’ONU, le cas échéant, ne fera rien, car le veto américain l’empêchera de faire quoi que ce soit.

 

L’Europe ne fera rien, sinon des gesticulations : un continent au bord de la banqueroute financière ne peut pas grand-chose. Hormis installer des islamistes au pouvoir à Tripoli peut-être ?

 

Le moment serait venu, dans ces conditions, de déclarer que la loi israélienne s’applique aux terres de Judée-Samarie non occupées par l’Autorité Palestinienne.

 

Quand celle-ci tombera, car elle tombera tôt ou tard, quitte à ce qu’il faille la pousser un peu pour cela (elle vit sous perfusion, et, sans soutien financier américain, sans liens avec Israël, la perfusion sera très amoindrie), la question des populations arabes de Judée-Samarie devra se trouver posée. Il faudra alors rappeler ce que j’écrivais plus haut, et que le gouvernement israélien disait lui-même avant les accords d’Oslo : un Etat arabe palestinien existe déjà, la Jordanie.

 

Il faudra rappeler que plus des trois quarts de la population de Jordanie est composée d’Arabes palestiniens, et que l’anomalie réside en cela que le pays est gouverné par une monarchie d’importation, venue de l’Arabie aujourd’hui Saoudite.

 

Il faudra rappeler, qu’avant 1967, les Arabes palestiniens vivant en Judée-Samarie, puisqu’à l’époque la Judée-Samarie était annexée par la Jordanie, étaient sous souveraineté jordanienne. Il faudra dire que ces gens doivent détenir la nationalité jordanienne, et doivent être traités à égalité de droits avec tous les Jordaniens, à l’instar des Palestiniens de Jordanie, qui possèdent encore, pour nombre d’entre eux, le statut de réfugiés.

 

Des gens de nationalité jordanienne pourraient avoir le statut de résidents en Israël et jouir, hormis le droit de vote, des mêmes droits que les habitants d’Israël, pour peu qu’ils ne se livrent pas à des activités criminelles, sans quoi ils devront être expulsés.

 

Le roi de Jordanie protestera, refusera, mais il n’est pas en position de protester ni de refuser longtemps : deux issues seraient envisageables, soit lui demander de cesser de se conduire de manière arbitraire et de sortir du mensonge, et, en ce cas, garantir sa position sur le trône, ou le laisser chuter, ce qui, dans le contexte du Proche-Orient tel qu’il évolue, peut survenir aisément.

 

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La solution discutée par Guy Millière

 

Il n’y aura pas, je pense, si les choses devaient se passer ainsi, de guerre régionale : l’Egypte est à bout de souffle et ne survit que grâce à la perfusion américaine. La Turquie vocifère, mais se trouve dans une situation économique plus houleuse qu’il n’y paraît. La Syrie est aux abois. Les mollahs d’Iran veulent une position d’hégémonie, et non finir en cendres. Le retour probable d’un président digne de ce nom à la Maison Blanche calmera bien des ardeurs bellicistes chez les ennemis d’Israël. Lire la suite sur le site de la Mena : http://www.menapress.org/


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