La Suède, Israël et les Juifs

Publié le par danilette

Le Centre Wiesenthal proteste contre la candidature du maire de Malmö en Suède, au titre du meilleur maire du monde. Il est en course parmi 24 autres candidats pour remporter ce prix prestigieux qui récompense des capacités exceptionnelles de gestion et de leadership, d'intégrité, de conscience sociale et économique et la capacité de favoriser sécurité et bonnes relations entre des communautés de différents horizons culturels et sociaux. Lire l'article en anglais. Je souhaite bonne chance aux 24 autres candidats et beaucoup de lucidité et d'objectivité aux membres du jury qui j'espère ne porteront pas leur choix sur M. Reepalu, l'actuel maire !

Dans cette ville du sud de la Suède, au cours du dernier week-end, un événement organisé pour des enfants juifs a été la cible d'attaques d'un gang de voyous qui ont crié "Heil Hitler" et "Porcs juifs". Les agresseurs sont mêmes entrés dans le bâtiment où se trouvaient les enfants et l’ont endommagé. Le journal local Sydsvenskan a rapporté que ces jeunes âgés de 13 à 14 ans, ont accompagné leurs sogans antisémites d’agressions physiques." 

A Malmö, le malaise de la communauté juive
Une longue barbe brune, la kippa vissée sur la tête, Schneur Kesselman ne passe pas inaperçu dans les rues de Malmö, où vivent moins de 2 000 juifs (0,6% de la population). Le rabbin de 31 ans, originaire de Détroit, est arrivé dans le sud de la Suède, avec sa femme, il y a cinq ans. «J’avais l’image d’une société démocratique, tolérante, qui accepte la différence. Ça a été un choc.» Ce juif orthodoxe se fait régulièrement agresser dans la rue. «En général, ce sont des hommes, la trentaine, musulmans, qui me dépassent en voiture et hurlent "sale juif" ou "mort aux juifs", avant de repartir.» La montée de l’antisémitisme à Malmö a fait les gros titres de la presse. Selon Fred Kahn, président de l’Association juive, le phénomène ne date pas d’hier, mais il a empiré avec la guerre de Gaza. En 2009, la police a enregistré une centaine de plaintes pour propos antisémites ou incitation à la haine raciale. Susanne Gosenius, qui coordonne les enquêtes, parle d’une «augmentation claire, qui malheureusement ne dit pas toute la vérité, car nombre de victimes ne portent pas plainte».


Les jeunes gens appartenant à la communauté juive de Malmö quittent massivement la troisième ville de Suède, si on en croit le président de la communauté juive de Göteborg, qui s'exprime dans le quotidien israélien Haaretz, vendredi 29 janvier. En cause, les appels répétés du maire de la ville, Ilmar Reepalu, à ses administrés juifs, à "se distancier" publiquement de la politique israélienne et plus particulièrement des "violations des droits de la population civile de Gaza".

 

Je reprends l'article paru dans Objectif-Info il y a 1 an :

Il y a à Stockholm une élite et un gouvernement qui se situent très haut dans l’échelle mondiale de la vertu et du droit. Forts de cette conviction, ils ne manquent jamais une occasion de faire savoir à quel point ils détestent Israël. Ils dénoncent à longueur de temps les violations des droits de l’homme commises par Tel-Aviv, les crimes de guerre de son armée, les spoliations de ses colons, la duplicité de ses dirigeants. Qui irait soupçonner leurs incontestables convictions ?

En 2006, le gouvernement suédois décidait de renoncer à participer à des manœuvres militaires européennes pour ne pas souiller morale et honneur en entretenant quelque relation que ce soit avec l’armée israélienne. C’est que la force d’âme de ses membres est inégalable. En janvier 2004 ils organisaient déjà une exposition autour du thème du génocide où était exposée une œuvre de Dror Feiler à la gloire d’une grande palestinienne, Hanadi Jaradat, qui avait commis trois mois plus tôt un horrible attentat terroriste dans un café d’Haïfa, tuant 22 personnes dont beaucoup d’enfants. D’immenses portraits de la grande palestinienne, preuves de cette hauteur et de cette humanité typiquement suédoises, s’étalaient en même temps dans le métro de Stockholm. 
En 2006 donc, faute de fréquenter les Israéliens dans un exercice militaire européen, les Suédois participaient à d’autres manœuvres, déroulant le tapis rouge à des représentants du Hamas en compagnie desquels ils pouvaient, cette fois encore, attester de leurs penchants infaillibles pour les droits de l’homme, et réviser leurs gammes en matière d’humanisme et de démocratie. C’est dans cet esprit que trois ans plus tard, ils refusaient farouchement de recevoir Avigdor Liberman, le ministre des affaires étrangères du gouvernement très démocratiquement élu d’Israël.

En mars 2009, le sort a voulu que la Suède soit tenue de recevoir l’équipe de tennis d’Israël à Malmö pour un match de coupe Davis. Elle s’exécuta mais en décrétant que le match se jouerait à huis clos, c'est-à-dire dans une enceinte fermée au public, pour éviter sans doute au public suédois toute contamination de ce partenaire équivoque.

Quand au mois d’août le quotidien suédois Aftonbladet publia son article accusant Israël de prélever et de vendre les organes des Palestiniens tombés sous ses balles, en soulignant qu’il ne détenait aucune preuve de ce qu’il avançait, le gouvernement suédois commença par récuser les déclarations de son ambassadrice en Israël, Elisabet Borsiin Bonnier, qui avait estimé publiquement que cet article de presse était "choquant" et "consternant". Ensuite, au nom de la liberté d’expression, le même gouvernement refusa d’exprimer lui-même la moindre réserve sur les allégations du grand quotidien national. Le ministre Carl Bildt annula par la suite sine die, toute visite en Israël pour ne pas avoir à répondre aux questions qui allaient lui être posées LIRE LA SUITE DE CET ARTICLE 

 

 


 

 

 

Publié dans Terrorisme - Djihad

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