Le vrai objectif du Monde arabe n'est pas un état palestinien mais la destruction d'Israël, Angelo Pezzana

Publié le par danilette

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 Il vero obiettivo del mondo arabo non è uno Stato palestinese, ma la cancellazione di Israele

 

Le problème de la paix au Moyen-Orient est dans une impasse et il n'y a pas de perspectives crédibles à l'horizon, même Silvio Berlusconi l'a déclaré à Bruxelles au cours des travaux du Conseil Européen.

Lui qui est d'habitude d'un optimisme prudent, a fait preuve de réalisme. Il a jugé d'après un ensemble de critères dont l'échec de la médiation Obama et ne pouvait donc pas s'exprimer autrement.

Obama, d’après un journal arabe, aurait mis au point un projet proche d'un grand canular à savoir un bail des territoires palestiniens de 99 ans proposé à Israël. Cela pourrait être une proposition acceptable pour les Palestiniens qui n'ont toujours eu que des avantages à posséder la citoyenneté israélienne, au point même de refuser de devenir des citoyens du nouvel État palestinien aux cas où celui-ci serait déclaré.

Ce bail n'intéresse pas du tout Israël parce qu'il ne résout pas la séparation indispensable pour que l'État juif continue à exister en tant qu'État juif, c'est-à-dire un État démocratique avec une majorité juive. Si au bout du compte la séparation entre Juifs et Arabes était impossible à implémenter, les seuls à en tirer vraiment profit seraient paradoxalement les Palestiniens. En effet pour comprendre la politique d'Abou Mazen identique à celle de Yasser Arafat, il est essentiel de préciser l’objectif réel, non seulement des Palestiniens mais que l'ensemble du monde arabe a toujours poursuivi, même si par prudence ils ne l'ont jamais déclaré de peur de perdre le soutien du monde occidental, si sensible et si mobilisé, tant que les Palestiniens continuent à jouer le rôle du peuple opprimé et occupé. Cette condition changerait radicalement s'ils avaient leur état. Ce consensus éclaterait face à l'hypothèse d'un État binational car même le pire aveugle se rendrait compte que c’est en fait le nom de substitution à Israël qui disparaîtrait si cet État binational était proclamé.

N'ayant jamais réussi à vaincre Israël ni avec la guerre menée à partir de 1948, ni avec le terrorisme, l'ultime chance de le faire est de le submerger démographiquement. Cela n'est possible que si le célèbre slogan magique « deux états pour deux peuples » reste dans le domaine du rêve, même si Abou Mazen et Salam Fayyad le brandissent dans tous les entretiens et accuse Israël de saboter les pourparlers de paix. Une belle hypocrisie que nos média ont tendance à ignorer en omettant un détail qui pourtant aiderait les lecteurs à comprendre les jeux byzantins de la politique palestinienne.

Abou Mazen a demandé et obtenu du gouvernement Netanyahou le gel de la construction* de décembre 2009 à septembre 2010 durant une période de 10 mois qui auraient été plus que suffisante pour entamer un processus de dialogue destiné à parvenir à un traité de paix. Mais Abou Mazen a attendu jusqu'à la fin de la période, jusqu'au 26 septembre dernier pour déclarer à nouveau que si le gel de la construction n'était pas prolongé, il ne commencerait même pas les pourparlers. Tels sont les faits, comment ne pas douter de la bonne foi de la partie palestinienne ? Tout prétexte est bon pour reporter aux calendes grecques une option qui désormais peut s'interpréter d'une seule façon : nous continuons dans cette voie et cela explique le canular des 99 ans car après cette période, la région n'aurait qu'un seul état avec une majorité arabe.

Cette politique des larmes de crocodiles * fonctionne aussi dans ces régions, les Bons contre les Méchants, les Pauvres contre les Riches, dommage que la réalité du Moyen-Orient soit très différente de ce qu'on nous raconte. Nombreux sont ceux qui trouvent intolérable que les Juifs possèdent un état et ce n'est pas nouveau. La plupart des Etats arabes n'ont jamais reconnu Israël, le Vatican a attendu 58 ans avant d'en prendre acte.

Mais Israël n'est pas seul dans sa lutte contre la délégitimation, une grande partie du monde chrétien lui est solidaire, même si l'antijudaïsme religieux est loin d'avoir disparu. Israël, pays méditerranéen, est confronté à des problèmes qui seront les nôtres dans pas si longtemps, dans une Europe qui ne réalise pas encore que dans quelques décennies au sein de ses frontières le nom le plus répandu sera Mohammed. Angelo Pezzana

 Adapté par Danilette

Notes de la traductrice :

*à l’intérieur des localités, il ne s’agit pas de construction de « nouvelles colonies »

**"La politica del "chiagna e fotti" en dialecte napolitain, signifie littéralement "tu geins et te lamentes mais tu fais quand même l'amour", cette expression est passé dans le langage courant.

 

Publié dans Israël

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