Le coeur d'un ange : histoire d'une rencontre

Publié le par danilette

Il s'appelait Yuval... un petit garçon juif israélien...
La petite Rim, une petite fille arabe israélienne lui doit la vie...
La coeur de Yuval bat aujourd'hui dans sa poitrine...

 


Sources Facebook :  Ben Yehuda 
 

 


Mise à jour :

Lire  l'article sur  israel-chronique-en-ligne     qui concerne deux autres enfants dont les parents se sont également rencontrés récemment au Centre Schneider de médecine infantile où a été pratiquée la greffe.

פרופ' יוסף פרס, מנהל מרכז שניידר, אביו של נועם נאור ואביו של יעקב איבחיסד, יושבים: אמו של נועם נאור והילד יעקב איבחיסד (צילום: באדיבות דוברות שניידר) source : www.ynet.co.il traduit en français par David Goldstein ici



 

 

Transcription de la vidéo "Le coeur d'un ange" :

"L'homme, dit le Talmud, est un arbre de vie. Mais à la différence de l'arbre, les racines de l'homme sont plantées dans le ciel, telles des sources vives abreuvant son âme.
Lorsqu'une personne est endeuillée, le judaïsme préconise de planter un arbre en hommage au disparu. L'arbre, symbole d'espoir et d'éternité, prend ainsi le relais de la vie terrestre du défunt, comme un moyen de prolonger sa vie...

Dans le respect de la tradition et bien que non-juive elle-même, une petite fille nommée Rim planta un arbre à la mémoire d'un être cher...
Il s'appelait Yuval... un petit garçon juif israélien...
Pourtant, Rim et Yuval ne se sont jamais connus...
Rim lui doit cependant la vie...
La coeur de Yuval bat aujourd'hui dans sa poitrine...

Rim n'est en effet pas une enfant comme les autres. Elle vit depuis toujours dans le quartier arabe de la ville de Ramle. Mais contrairement aux autres enfants de son village, elle n'a jamais pu mener une existence normale. La cause: une malformation cardiaque congénitale qui la condamnait à une mort précoce. Depuis sa naissance, elle passa ainsi plus de temps dans les chambres d'hôpital que sur les terrains de jeux.
 
 

 

La mère de Rim : quand ma fille a eu cinq mois, elle a commencé à avoir des problèmes de souffle au cœur, nous sommes allés à l’hôpital et on m’a dit que c’était extrêmement sérieux et que la seule façon de la sauver c’était une transplantation cardiaque alors nous avons attendu un donneur, nous avons attendu trois ans il n’y avait toujours pas de donneur.

Alors que Rim luttait contre la mort chaque jour, non loin de là, le petit Yuval vivait une vie heureuse avec ses parents et son frère, il souriait à la vie et la vie lui souriait mais un jour la vie devint injuste mettant sur son chemin une voiture trop rapide, arrachant Yuval à sa famille, à ses amis et à la vie… Yuval avait neuf ans.

La mère de Rim : après l’opération j’ai voulu savoir qui était le donneur, il fallait que je dise à la famille combien j’étais reconnaissante. On m’a dit que le donneur était un enfant d’une famille vivant à Hertzlia, on m’a demandé si je voulais les rencontrer et j’ai dit bien sûr je veux aller chez eux et je suis immédiatement allée les voir. Ils étaient terriblement atteints et ça m’a rendu vraiment triste de les voir tant souffrir.

Le père de Yuval : c’était juste avant l’enterrement de Yuval on nous a téléphoné pour nous demander si nous voulions rencontrer la mère de Rim, on a évidemment accepté et elle est venue nous voir chez nous.

La mère de Rim rencontre les parents et embrasse la mère de Yuval

La mère de Rim : je sais que c’est très dur et je vous remercie

la mère de Yuval : comment va la petite ?

La mère de Rim : j’ai tellement de compassion pour vous

la mère de Yuval : savez-vous quel cœur elle a reçu ? Elle a reçu le cœur d’un ange, si vous saviez quel cœur il avait cet enfant, j’aimerais tant rencontrer votre fille, je veux qu’on reste en contact, je veux aussi que mon fils aîné la rencontre, c’est très important pour qu’il puisse surmonter cela...

la mère de Rim : je vous l’amènerai et vous la verrez

la mère de Yuval : oh oui je vous en prie !

la mère de Yuval : quand on voit Rim pleine de vie qui court et s’amuse, malgré toute notre douleur, il y a aussi un peu de joie comme si la mort de notre fils n’a pas été vaine, je veux dire pas complètement vaine parce que dans sa mort il y a aussi de la vie, parce que si nous n’avions pas donné le cœur de Yuval à Rim qui était dans un état désespéré, elle serait tout simplement morte. Et grâce à Yuval, elle a reçu une nouvelle vie. Cela nous réconforte et nous rend en quelque sorte heureux

        ©http://danilette.over-blog.com

Article mis à jour le 15 / 06 

Publié dans Israël

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