Le journal l'Humanité complètement déboussolé...

Publié le par danilette

L'humanité qui soutient les Frères musulmans à Gaza et les pires terroristes quand ils s'attaquent à des Juifs, publie un entretien avec avec un des fondateurs du mouvement Tamarod égyptien. De quoi perturber les lecteurs de ce journal du moins ceux qui ont encore quelques facultés de raisonnement. 
"Les civils sont ceux qui ne font pas usage de la violence, 
ne portent pas d’armes. Ceux qui le font ne sont pas 
des civils mais des terroristes" ! La définition du terrorisme est-elle fluctuante selon qu'on se trouve en Egypte ou en Israël ? Le terrorisme en Israël est-il moins coupable parce qu'il s'attaque à des civils juifs ?

Est-il possible de soutenir les Frères musulmans à Gaza à travers leur filiale, le Hamas et en même temps sembler émettre un début de critique sur leurs agissements en Egypte ? Mais ce sont les mêmes, alors un peu de logique ! 


Entretien avec Karim Abdel Hafiz, cofondateur du mouvement Tamarrod (« rébellion »). Il souhaite poursuivre la révolution et soutient la repression contre les Frères Musulmans :


Que pensez-vous de la dispersion par la force des sit-in des partisans de Morsi ?

Karim Abdel Hafiz. C’était une mesure nécessaire parce que nous n’avions pas affaire à des sit-in pacifiques mais 
à des foyers du terrorisme. Il fallait évacuer ces sit-in.

Mais n’y avait-il pas d’alternative à un tel recours à la force ?

Karim Abdel Hafiz. Non, le gouvernement les avait prévenus plusieurs fois et à chaque fois leur réponse était violente. Le lendemain de l’évacuation, ils se sont mis à incendier les églises et à terroriser les Coptes. [les persécutions contre les Coptes existent depuis de nombreuses années dans le plus grand silence médiatique] Les organisations des droits de l’homme devraient condamner ces agissements. Ils ont brûlé la mosquée de Rabaa au Caire, des églises dans les régions de Minya et de Beni Suef.

Face aux violences, vous avez appelé à la constitution de comités populaires. Cet appel a-t-il été suivi ?

Karim Abdel Hafiz. Oui, les gens sont descendus en bas 
de chez eux. Nous ne voulons pas d’affrontements. 
Les civils sont ceux qui ne font pas usage de la violence, 
ne portent pas d’armes. Ceux qui le font ne sont pas 
des civils mais des terroristes. Notre appel était clair. 
Nous avons demandé aux gens d’éviter les affrontements 
et de se contenter de protéger leur quartier. Ce sont 
les forces de l’ordre qui peuvent répondre à la violence 
et aux attaques contre les bâtiments publics.

Que pensez-vous de la proposition de constituer 
une commission d’enquête de l’ONU à propos 
de la dispersion des sit-in ?

Karim Abdel Hafiz. Elle est totalement inacceptable. [pourtant quand il s'agit d'Israël et d'un nombre bien moins élevé de victimes, qui sont des victimes collatérales d'un conflit armé où toutes les précautions sont prises pour éviter les pertes civiles, alors c'est acceptable]

Ne pensez-vous pas que la feuille de route de la transition démocratique est compromise ? [quelle transition démocratique, quelle démocratie ?]

Karim Abdel Hafiz. Non, on va continuer à avancer. 
La Constituante qui a été formée va œuvrer à la rédaction d’une Constitution. Son adoption sera suivie d’élections. Nous faisons confiance aux forces de l’ordre et à l’armée pour éviter à l’Égypte un scénario à la syrienne ou l’installation d’al-Qaida.

D’où vous vient une telle confiance dans la police 
et l’armée ? N’ont-elles pas commis en toute impunité des exactions au cours des deux dernières années ?

Karim Abdel Hafiz. C’était au cours des deux dernières années… Les Frères musulmans y ont conclu des accords assurant l’impunité aux auteurs des exactions en échange de leur arrivée au pouvoir.

Vous pensez donc que la responsabilité des exactions incombe au maréchal Tantaoui et aux Frères musulmans et non aux appareils de la police et de l’armée ?

Karim Abdel Hafiz. Tout à fait. Nous sommes aujourd’hui en train de corriger les erreurs du passé. Nous refusons toute intervention étrangère. Nous n’avons pas besoin d’aide étrangère ou de l’aide militaire américaine. Nous avons assez de richesses pour développer notre pays. Désormais, nous ne serons plus dépendants de personne.[mais sans doute de l'Arabie Saoudite, non ?] 
Nous sommes en train de corriger le cours de la révolution pour que le pays accède à l’indépendance nationale. [pourtant, l'Egypte se trouve dans une telle crise économique que sans aide étrangère, elle est en faillite]

source : www.humanite.fr

Publié dans France

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