Le livre de Giulio Meotti, "Non smetteremo di danzare" sort aux USA, compte-rendus de Léon de Winter, Ibn Warraq, Angelo Pezzana, Bat Ye'or

Publié le par danilette

Le livre de Giulio Meotti "Non smetteremo di danzare", paru originellement en Italie vient de sortir aux Etats-Unis sous le titre "Une nouvelle Shoah : l'histoire cachée des victimes israéliennes du terrorisme", voici quelques compte-rendus intéressants de ce livre rare, "extraordinaire" !

1) par Léon de Winter, Wall Street Journal, le 19 novembre 2010

Titre original : Never Again?
Le livre de Giulio Meotti sur le terrorisme palestinien énonce des vérités que de nombreux Occidentaux ne désirent pas entendre.
« Une nouvelle Shoah : l'histoire cachée des victimes israéliennes du terrorisme », est d'une lecture pénible. Ce n'est pas qu'il est mal écrit ; il est clair, précis, éloquent. Il est de lecture pénible parce qu'il est profondément émouvant; à de nombreuses reprises j'ai dû interrompre la lecture et reprendre ma respiration tout en versant quelques larmes. Giulio Meotti, un essayiste et journaliste italien, a écrit une histoire monumentale sur le chagrin et la douleur, sur le deuil et la mémoire, sur l'amour et la haine. 
Le titre du livre est bien choisi. Dès les premières pages M. Meotti énonce clairement qu'il considère le terrorisme palestinien et la haine des Arabes contre Israël et les Juifs comme la continuation de l'antisémitisme nazi. Il montre que la rhétorique des Palestiniens et des Arabes cible les Juifs, et pas seulement les Israéliens. Le rêve des islamistes est de détruire le peuple juif, pas seulement le petit morceau de terre appelée Israël. 
Il ne s'agit pas ici d'opinions mais de faits, que l'ouvrage bien documenté de M. meotti fournit en abondance. Cantonnons-nous à l'exemple récent du discours prononcé en public par un chef du Hamas, Mahmoud Al-Zahar, sur l'antenne de la télévision du Hamas Al-Aqsa TV, le 5 novembre 2010.

2) par Ibn Warraq is a visiting fellow at the Center for Law and Counterterrorism, a project of the Foundation for Defense of Democracies; an independent scholar; and the author of five books on Islam and Koranic criticism


Giulio Meotti, who is neither an Israeli nor a Jew but a concerned and compassionate Italian journalist and author (his work has appeared in Il Foglio in Rome, the Wall Street Journal, and Commentary), has written A New Shoah, a necessary book on the “unsung dead of Israel.” As Uri Baruch, a French Jew born to Holocaust survivors who lost a daughter in a terrorist attack, said, “Just as for the victims of the Holocaust we say ‘every Jew has a name,’ so also the victims of terrorism today have names.” (Giulio Meotti is an Italian journalist and author. He has expertise on antisemitism, Israel, islam and the middle east. His columns have appeared in the Wall Street Journal, Commentary and Yedioth Ahronoth. Mr. Meotti graduated from the University of Florence with a degree in philosophy-ed.) 
In Meotti’s book, we see beyond the brutal statistics to the individuals, to the souls, to the names of terrorists’ victims. The numbers, of course, are gruesome enough: In the last 15 years, there have been more than 150 suicide attacks, and more than 500 have been prevented; 1,557 people have been killed and 17,000 injured. The terrorists make no distinction between military and civilian targets, and, in fact, only 25 percent of the Israeli victims have been soldiers. The great majority of victims are poor. The victims could be the elderly, as in Rishon Lezion, where a group of senior citizens were killed while enjoying the cool air on the patio; or a mother and her two young children, as in Metzer; or teenage girls like Rachel Teller and Abigail Litle, who “loved humanity and nature” and worked enthusiastically on an Arab-Jewish project for peace, and Shiri Negari, who signed her e-mails “Voyager in the World.” LIRE LA SUITE http://www.nationalreview.com/articles/print/252554 


3) Angelo Pezzana, journaliste, écrivain italien non juif, grand défenseur d'Israël, sur son site

http://www.informazionecorretta.it/main.php?mediaId=115&sez=120&id=31998
La première édition du livre « Nous n'arrêterons pas de danser » de Giulio Meotti aux éditions Lindau est déjà épuisée. La seconde édition est en cours d'impression. Nous publions le compte-rendu d’Angelo Pezzana 

C'est le Psaume 30-11 « tu as transformé ma douleur en danse » qui a inspiré le titre du livre de Giulio Meotti «Nous N'arrêterons pas de Danser», un acte d'amour pour un pays qui a traversé des guerres, des attentats et des massacres pour conserver un État qui est la concrétisation d'un rêve de 2000 ans. En plus de l'espérance, lien qui a réuni un peuple perdu dans la diaspora, il faut ajouter le courage, qualité qui a caractérisé tous les pères fondateurs de l'Israël que nous connaissons aujourd'hui. Ce courage qui s'est transmis aux générations successives - et qui est aussi le leitmotiv de ce très beau livre de Meotti - a permis au peuple d'Israël d'affronter et de vaincre toute tentative de faire plier sa volonté. Ces tentatives ont échoué, car après chaque effusion de sang, après la douleur, après les larmes devant ces cercueils souvent enveloppé dans un drapeau, la vie reprenait avec plus de force qu'auparavant.

On connaît ces épisodes malheureusement si récurrents dans l'histoire d'Israël, mais jamais auparavant ils n'avaient été recueillis et racontés dans un livre qui les présente non seulement dans leur cruauté mais tente de les expliquer en les reliant à l'histoire de ce peuple, depuis les persécutions au nom de cette « haine antique », jusqu'à l'antisémitisme moderne, transformé en antisionisme après la fondation de l'État. Ce n'est pas par hasard que Meotti titre son introduction « les Naufragés d'Israël » avec ces mots qui nous rappellent la dernière œuvre de Primo Lévi. Naufragés et pas sauvés parce qu'ils sont tués par un nouvel ennemi qui croie à la même idéologie qui sert de base aux théories nazies et qui en copie le lugubre langage. Israël est le seul pays au monde où des mères et des pères enterrent leurs fils, brûlés vifs dans l'incendie d'un autobus ou dans une discothèque, ce sont ces actes de terrorisme qui caractérisent la deuxième intifada, ces bombes humaines palestiniennes qui se faisaient exploser dans les bars et les restaurants toujours remplis de jeunes. Meotti le raconte, partant de la tragédie des jeux olympiques de Munich en 72, jusqu'aux épisodes plus récents heureusement stoppés par la construction de la barrière de sécurité.

Ce sont des gens qui sont passés dans l'autre monde pulvérisés par des explosions sur leurs lieux de travail, dans un magasin, dans une station d'autobus, dans un bus scolaire ou au cinéma. Des Juifs dont le seul crime était d'avoir « une vie ordinaire dans un pays extraordinaire » écrit Meotti. « Nous N'arrêterons pas de Danser » nous raconte des histoires très nombreuses d'hommes et de femmes, de jeunes et de personnes âgées à la mémoire tragique, en les faisant revivre dans l'esprit et le cœur du lecteur dont l’attention est capturée par la grande capacité narrative de l’auteur. Pour ceux qui ne sont jamais allés en Israël, ce livre est aussi un guide pour comprendre la mentalité, les usages, les coutumes du pays, comme s'il s'agissait d'une encyclopédie avec les noms reliés aux faits qui les concernent. Meotti est très bon dans son approche de morceaux d'histoire israélienne et européenne à travers les personnages du livre et dans son approche des tragédies des attentats à travers les réactions des survivants. Il en ressort un tableau vraiment original d'un pays qui attise les préjugés et l'hostilité au seul prononcé de son nom, mais sait aussi susciter l'amour et la passion de celui qui n'est pas prisonnier de cette haine antique qui subsiste encore malheureusement parmi nous.

Un amour que Meotti sait communiquer sous l’apparence d’histoires remplies de douleur mais qui en fait nous font comprendre à quel point la force et le courage forment les racines de ce miracle qui a changé le destin de tout un peuple, miracle créé par une génération de héros. Angelo Pezzana

Adapté par Danilette 


4) de Bat Ye'or

 http://www.ilfoglio.it/zakor/230 
Avec un livre au titre splendide "Nous n'arrêterons pas de danser, les histoires jamais racontées des martyrs d'Israël" , Giuliano Meotti nous offre un portrait profond et intense du millier de martyrs israéliens et juifs assassinés par des terroristes palestiniens. L'auteur appartient à ce minuscule mais précieux groupe de personnes auquel le monde occidental doit être reconnaissant pour avoir su conserver son honneur, sa liberté et sa dignité dans une période de contrôle totalitaire des médias, d’infinie corruption par le pétrole, de terrorisme et de féroce antisémitisme.

En ces jours de haine islamique anti-israélienne qui agite la planète entière, Meotti nous raconte l'histoire émouvante de l'humanité et de l'héroïsme d'Israël. Dans une brève préface, Roger Scruton présente le livre comme un récit intense des épreuves et des souffrances subies par Israël, victime de crimes terroristes. Il critique sévèrement la politique d'apaisement de l'union européenne qui a permis à l'antisémitisme de se renforcer récemment en Europe. La préface de Roger Scruton est suivie du témoignage de Robert Redeker qui remercie l'auteur pour le grand courage dont il a fait preuve avec ce livre. Caché dans la campagne française pour fuir les menaces de mort des islamistes, Redeker rappelle la résistance de sa famille à l'occupation nazie et se demande comment lui-même, un citoyen français, en est arrivé à devoir se cacher dans son propre pays parce que la liberté de pensée et d'expression est battue en brèche par des lois religieuses importées en Europe par des étrangers. Il fait remarquer que l'antisémitisme est devenu tellement fort que désormais il est défendu d'exprimer des sentiments de sympathie pour l'État d'Israël.

Le témoignage de ces deux écrivains illustre parfaitement le climat politique actuel en Europe, et confirme le courage exceptionnel affiché par Meotti avec la publication de ce livre. Obsédé par le besoin de prouver la persécution subie par les Palestiniens et de projeter sur Israël la culpabilité européenne pour l'holocauste nazi, les médias occidentaux ont fait le silence ou ont minimisé le martyre des citoyens israéliens, devenus la cible préférée des terroristes palestiniens. L'enthousiasme pour les Palestiniens qui a enflammé toute l'Europe est le résultat de la déshumanisation d'Israël et de la négation de son droit à l'existence, à savoir les deux piliers fondamentaux de la politique antijuive d'Hitler. Et c'est précisément le thème de recherche de Meotti car comme il l'explique lui-même, la déshumanisation du Juif, la suppression de son identité, de son nom, de son visage, ont été la force motrice de la Choa.

De la même façon, dans l'Europe d'aujourd'hui, le venin antisémite et la haine d'Israël sont acceptés et répandus, pavant la voie à une nouvelle Choa. L’Europe nie l'histoire d'Israël, son droit à l'existence, reconnue par les Nations unies, et la dignité des victimes israéliennes. Le Hamas et le Hezbollah, deux organisations terroristes qui promeuvent la destruction d'Israël, traitent les Juifs de «porcs», «cancers», «sales», «microbes ». Cette terminologie, soutient Meotti, est la version moderne de la judéophobie nazie. Il y a une filiation directe entre les survivants de la Choa et les victimes du terrorisme palestinien. Depuis 1973, l'Europe a soutenu la guerre palestinienne d'anéantissement d'Israël et a subventionné les plus impitoyables organisations anti-israéliennes à l'ONU. Cette culture de haine et de délégitimation, financée par les contribuables européens, est promue aux plus hauts niveaux hiérarchiques de l'Europe et se propage par des réseaux et des canaux internationaux de l'UE.

Le livre de Meotti se déchaîne directement contre cette puissante machine de haine qui empoisonne la vie politique, les médias, les universités et les syndicats. Pour lutter contre l'impunité accordée au crime par la déshumanisation des victimes, Meotti a suivi plus d'un millier de victimes israéliennes du terrorisme. Avec des mots simples et clairs, l'auteur décrit la réalité quotidienne d'un peuple attaqué dans son propre pays et dans ses villes par le terrorisme palestinien.

Les attaques violentes contre les civils que les Nations Unies devraient dénoncer comme crimes contre l'humanité sont justifiées par l'existence même d'Israël. L'auteur reconstitue la vie d’un millier d'êtres humains, jeunes et vieux, enfants, femmes et hommes massacrés sans discernement dans un bus, un bar, une boutique ou un restaurant par des gens qui croient que tuer est un acte de foi. 

Comme la presse occidentale évite de parler des victimes israéliennes, en les condamnant à l'oubli, Meotti a décidé d'écrire ce livre comme un acte d'amour envers le peuple d'Israël. Entrer dans le monde de la douleur et de la souffrance des victimes du terrorisme a été une tâche difficile, souvent frustrante, mais au cours de ses quatre années de recherches et de discussions avec les familles des victimes, l'auteur a été récompensé par la chaleur et la convivialité avec lesquelles il a été accueilli. Et il s'est rendu compte que, malgré les chambres à gaz et le terrorisme, Israël continue à représenter l'essence de la liberté. Pour Meotti, raconter l'histoire des milliers de martyrs israéliens a été un acte de foi profond et une façon d’exprimer sa compassion, pour qu’ils restent toujours avec nous. Avec une grande sensibilité, l'auteur reconstitue l'histoire, la personnalité et les particularités de chaque victime. Au fil des pages de son livre et des diverses histoires familiales, le lien semble évident entre la judéophobie européenne et musulmane transmises d'une génération à l'autre dans une chaîne sans fin de haine et de mépris pour la vie humaine. 

Meotti passe des camps de la mort qui recouvraient l'Europe au massacre d'innocents en Israël à travers un récit ininterrompu d'histoires de famille. Et à la fin du livre, évoquant la présence constante dans notre cœur de ces victimes, il conclue par cette phrase admirable: « Les étoiles ne disparaissent pas quand nous, nous mourrons ». Meotti a écrit un livre profond et extraordinaire d’un style simple et sensible qui nous offre des souvenirs d’amis faibles et inoubliables, la vie, les rêves et les talents de ceux qui ont été anéantis par des tueurs possédés par une idéologie fondée sur la haine et violence. 

La lecture est toujours passionnante, et stimule une profonde réflexion sur la perte des valeurs fondamentales de l'Occident, sur la décadence morale et politique qui encourage cette distorsion de la vérité sans cesse pratiquée par des intellectuels et des dirigeants politiques corrompus. Il est important de noter que ni Scruton, ni Redeker ni Meotti ne sont juifs ; mais au contraire de nombreux autres européens non juifs, ils sont dégoûtés par la honteuse infamie importée en Europe par le monde musulman. Les dirigeants politiques qui ont laissé cette boue remonter à la surface sous la pression du terrorisme islamique devront prendre en compte la résistance des Européens qui savent que l'affaiblissement d'Israël par l'Europe n'est rien d’autre qu’une guerre contre elle-même.

Dans notre époque où la lâcheté est très à la mode, le livre de Meotti est un monument d’amour et de courage dédié aux victimes israéliennes et juives malheureusement oubliées du jihad islamique en Israël et partout dans le monde. Bat Ye'or
Adapté par Danilette  


LIRE AUSSI l'article très complet en anglais paru sur le site du Sderot Media Center

 


Publié dans Giulio Meotti

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