Le rapport israélien sur l’affaire A-Dura, traduit par Méir Ben-Hayoun

Publié le par danilette

Ce rapport arrive avec 13 ans de retard, bravo à tous ceux qui ont contribué à faire la lumière sur cette manipulation qui a eu tant de conséquences funestes. 


Le rapport de la Commission gouvernementale d’examen de l’affaire A-Dura, un document de 44 pages, a été remis aujourd’hui dimanche 19 mai au Premier ministre Netanyahou.

Lire l'article sur : http://jerusalem24.com/rapport-de-commission-gouvernementale-dexamen-de-laffaire-a-dura/

 

Ce qui suit est le communiqué du porte-parole du Bureau du Premier ministre publié aujourd’hui en hébreu et en anglais. Nous proposons à chaud une traduction en français à partir de la version en hébreu.

Ce rapport est le coup de grâce pour France Télévision, pour France 2 et pour le prétendu professionnalisme de son correspondant en Israël, Charles Enderlin, et par voie de ricochet au corporatisme mafieux des journalistes français qui ont soutenu contre toute évidence le bidonnage de leur confrère. Egalement, pour une partie de l’Alyah de France dont des intellectuels médiatisés qui faisaient partie du cercle de fréquentations de Charles Enderlin et qui depuis 13 ans ont refusé de dire ce qu’ils savaient et ont gardé un silence lâche de honte indélébile qui les accusera à tout jamais.  Et pour finir sur une note positive, félicitations à tous ceux qui se sont battus sans relâche pour faire éclater la vérité, ils sont nombreux, mais notamment et surtout notre ami Philippe Karsenty. M. Ben-Hayoun  

Traduction par Méir Ben-Hayoun

Bureau du Premier ministre

Dimanche le 10 du mois de Sivan de l’année 5773, le 19/05/2013

Publication du rapport de la Commission gouvernementale d’examen de l’affaire A-Dura concernant le reportage de la chaine de télévision française France 2 sur l’affaire Mouhamad A-Dura, ses résultats et ses conséquences.

La Commission gouvernementale de contrôle : « les arguments et les accusations principales du reportage de France 2 sont infondées….il n’y a aucune preuve que Tsahal était responsable »

Le Premier ministre Netanyahou a obtenu aujourd’hui le rapport de la Commission gouvernementale d’examen de l’affaire A-Dura concernant le reportage de la chaine de télévision française France sur l’affaire Mouhamad A-Dura, ses résultats et ses conséquences. Ce rapport a été présenté par le Ministre des relations internationales et des affaires stratégique Youval Steinitz en présence du du Directeur général du ministère des relations internationale, Yossi Kuperwasser.

Le Premier ministre avait en son temps confié la mission de créer cette commission au ministre des affaires stratégiques, Moshé Yéelon  en septembre 2012. Cet examen s’est poursuivi jusqu’à dernièrement sous l’égide du ministre Steinitz. L’objectif de cette Commission était d’examiner cet évènement du fait des dommages continus que cela a causé à Israël et que le Gouvernement d’Israël prenne position le concernant.

 

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou :

« L’avancée dans ce cas a été primordiale. Israël a été diffamé. C’est un exemple de campagne de délégitimisation mensongère d’Israël que nous expérimentons en permanence. Il n’y a qu’une seule manière de combattre le mensonge, par la vérité. Contre le mensonge, uniquement la vérité »

 

Le Ministre des relations internationale et des affaires stratégiques Youval Steinitz :

« C’est une diffamation contre l’Etat d’Israël en plus d’autres diffamations comme à Djénine. Le reportage de la télévision française était fantaisiste. »

 

Le reportage diffusé la première fois par la chaine de télévision publique française France 2 le 30 septembre 2000 a été le point de départ de l’affaire A-Dura. Ce reportage a présenté un incident pendant lequel, selon la chaine de télévision, l’enfant palestinien Mouhamad A-Dura aurait été  tué par des tirs le visant lui et son père à partir d’une position israélienne. Les médias internationaux se sont empressés de diffuser ce reportage dans le monde entier en reprenant ces accusations. Ce reportage a causé un dommage considérable au statut d’Israël sur la scène internationale et a attisé les flammes du terrorisme et de la haine.

Depuis ce jour-là, ce reportage a servi d’inspiration et de justification au terrorisme, à l’antisémitisme et à délégitimer Israël. Les échos du reportage sur A-Dura, que ce soient les accusations contre Israël et les reportages repris sans examen critique par les médias internationaux et qui s’avèrent ensuite fallacieux  ou mensongers  ont continué à résonner dans la couverture médiatique des opérations d’Israël contre les organisations de terrorisme.

Vues les conséquences destructrices qui se poursuivent de l’affaire A-Dura, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a demandé au Ministre Yéelon de créer une commission gouvernementale d’examen. Y ont participé des représentants de divers ministères et d’organismes officiels concernés. Cette commission a également été conseillée par des experts externes.

 

A la lumière de l’examen précis des matériaux liés à cette affaire, la commission établit que :

  • Les arguments et accusations principales du reportage de France 2 n’étaient confirmés par aucune information en possession de la chaine.

  • Contrairement à ce qui est prétendu dans le reportage, à savoir que l’enfant a été tué, un examen des images du film à l’état brut par la commission apprend qu’à la fin du film, dans une partie qui n’a pas été diffusée, l’enfant parait vivant.

  • De cet examen, il apparait qu’il n’y a pas de preuve au fait que Djamal ou l’enfant auraient été touchés comme prétendu dans le reportage, et le film ne montre même pas que Djamal a été touché gravement. En revanche, il y a de nombreux indices indiquant que les deux n’ont pas été touchés par des balles.

  • L’examen montre qu’il subsiste un doute énorme quant à l’éventualité que les trous de balles à proximité des deux auraient été causés par les tirs provenant de la position de Tsahal, comme cela est suggéré dans le reportage.

  • Ce reportage a été monté et commenté de manière à créer l’impression fausse qu’il y aurait d’autres preuves confirmant ce qui y est prétendu.

  • Depuis la diffusion de cette affaire, de nombreuses contradictions sont apparues ainsi qu’une inconsistance dans le reportage sur l’évènement A-Dura, tel qu’il avait été relaté par la chaine de télévision et de nombreux points d’interrogation subsistent encore sur presque chaque aspect de ce reportage.

  • Ce reportage était fondé entièrement sur le correspondant local de la chaine sans références supplémentaires, et ceci en dépit du fait que de nombreux représentants d’autres mass médias étaient présents sur place. Tout au long de ces dernières années, les déclarations du correspondant à propos cette affaire sont caractérisés par des contradictions et des propos fallacieux.

 

L’affaire A-Dura  fait toucher du doigt le besoin pressant que les médias appliquent scrupuleusement des standards de professionnalisme et d’éthique lorsqu’ils font la couverture médiatique de conflits asymétriques. Plus spécifiquement, il est vital que les médias internationaux fassent une réévaluation critique des informations qui leur sont fournies par des correspondants locaux, et plus particulièrement dans des zones où ont été vues des tentatives répétitives de mettre en scène ou de déformer l’information.

Une autre leçon de l’affaire A-Dura est qu’il est impératif pour les Etats agissant conformément aux lois internationales de conflit armé, de ne pas rester impassibles face au phénomène s’intensifiant de couverture médiatique trompeuse ou mensongère. De sorte que ces Etats doivent examiner les diverses accusations de façon fondamentale et le plus vite possible et de remettre leurs conclusions à la connaissance du public.

mise à jour 21 mai 01:45 Merci à Arthur d'avoir signalé une petite erreur que j'ai corrigée

Publié dans Israël

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