Le terroriste et sa collection de timbres, Ruthie Blum

Publié le par danilette

Merci à Giora Hod de m'avoir signalé cet article.
 
An Israeli policewoman kisses Hadas Mizrahi (C), the widow of Baruch Mizrahi, a senior police officer of the Israel Police intelligence, during the funeral at the military cemetery of Mount Herzl in Jerusalem, Israel, 16 April 2014. Baruch Mizrahi was killed by Palestinian militants on 14 April near the West Bank city of Hebron while driving with his wife and young son who was also injured in the attack, as they where on their way for the Passover dinner. EPA/ABIR SULTAN 

Dead Wrong, Ruthie Blum, Israel Hayom.

Erreur mortelle

Jeudi, Israël et l'Autorité palestinienne se sont mis d'accord pour continuer à « négocier » les termes qui permettraient à chaque partie de prolonger les « négociations » sur les modalités des « négociations » sur un État palestinien. La farce est devenue si ridicule que son dernier acte n'a même pas été mentionné dans les médias israéliens.

Cela n'est pas surprenant.

Comme le petit garçon qui criait au loup, les représentants des États-Unis, de l'Autorité palestinienne et d'Israël continuent à prétendre qu'un accord est en vue. Et comme dans la fable d'Esope [ou de La Fontaine] quand le loup arrive, ses crocs mortels passent inaperçus jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a mis en cause l'incitation à la haine continuelle de l'Autorité palestinienne comme responsable de l'attaque terroriste de lundi (dans laquelle a été tué le surintendant en chef de la police israélienne Barouh Mizrahi, z"l, qui voyageait avec sa femme enceinte et quatre de leurs enfants pour se rendre à un seder de Pessah). Cela ne signifie pas qu'il va arrêter de faire des concessions. Et depuis que les États-Unis utilisent cyniquement Jonathan Pollard comme appât,  Netanyahu se trouve vraiment dans une impasse. Ses électeurs veulent la liberté de Pollard, pour l'obtenir il faudrait qu'il accepte l'accord-cadre américain selon lequel toutes les constructions juives au delà des lignes d'armistice de 1949 doivent être arrêtées et 400 terroristes palestiniens supplémentaires doivent être libérés de prison.

Dans l'éloge funèbre de son mari, Hadas Mizrahi, qui se remet des blessures des deux balles qu'elle a reçues, a appelé Netanyahu à stopper la libération des terroristes tandis que sont encore et encore assassinées d'autres familles. Alors que les agresseurs de sa propre famille n'ont pas encore été appréhendés, elle ne peut pas savoir s'ils sont parmi les prisonniers palestiniens récemment libérés par Israël dans le but d'inciter l'Autorité palestinienne à « négocier » l'ouverture d'un nouveau cycle de « négociations ».

Mais elle n'est certainement pas seule dans cette vision de la situation. En réalité, il existe une position dominante à travers le spectre politique sioniste qui est que les terroristes doivent accomplir leur peine complète de prison à perpétuité Ce n'est pas seulement à cause de la probabilité statistique qu'une fois libérés, ils puissent reprendre leurs activités sanglantes ou inciter d'autres à le faire, comme on peut s'en rendre compte par l'accueil qu'ils reçoivent à Ramallah et à Gaza. C'est aussi une question de moralité.

La plupart des israéliens pensent que les assassins de civils innocents ne méritent pas de pitié, alors ne parlons pas de clémence. La peine de mort n'existe pas en Israël, les seules personnes ayant jamais été exécutées étant le criminel de guerre nazi Adolf Eichman pendu en 62 et Meir Tobianski, un soldat de Tsahal faussement accusé de trahison durant la guerre d'indépendance de 48, jugé en cour martiale et tué par un peloton d'exécution. L'opinion des Israéliens est donc que les terroristes doivent croupir à jamais derrière les barreaux. 

Il n'est pas étonnant alors que lorsqu'on jette un coup d'œil sur les conditions de détention des monstres en question, le public préfère détourner les yeux.Pour les victimes du terrorisme et leurs proches, ces rappels ravivent leurs blessures et sont comme du sel versé sur leur plaies à vif qui ne se refermeront jamais.

Un exemple récent est celui du terroriste palestinien Issa Abd Rabbo, mis en lumière par Palestinian Media Watch cette semaine.

En 1984, Abd Rabbo a tendu une embuscade et exécuté deux étudiants israéliens alors qu'ils s'effectuaient une randonnée près de Jérusalem. 

Il a raconté l'assassinat sans montrer la moindre émotion : « je les ai évidemment ligotés et puis je les ai abattus au nom de la révolution, une balle chacun, puis je suis allé les cacher dans les montagnes".

Pour son acte odieux, Abd Rabbo a été condamné à deux peines à perpétuité.

Mais en octobre, il a été l'un des 104 terroristes libérés dans la tentative d'Israël de remplir la précondition exigée par l'Autorité palestinienne pour « négocier » une reprise des « négociations ». Lui et ses compatriotes ont été accueillis comme des héros, en grande pompe par les dirigeants de l'Autorité palestinienne.

Il y a quelques jours, le 8 avril, il a été l'objet d'un article à sa gloire dans le journal Al Hayat Al Jadida, contrôlé par l'Autorité palestinienne.

Voici un extrait choisi dans l'article décrivant les tortures que le terroriste a eu à endurer :

« Avant son arrestation, Abd Rabbo collectionnait les timbres… parmi ceux-ci… Il possédait une collection de timbres jordaniens qu'il avait découpés dans des enveloppes. Après son arrestation, il a essayé de poursuivre son hobby en prison… Abd Rabbo raconte : 'j'ai demandé à chaque prisonnier de conserver les enveloppes pour moi afin que je puisse découper les timbres, durant tout ce temps en prison, j'ai recueilli 100 timbres qui m'ont accompagné chaque fois que j'étais transféré dans une autre prison de l'occupation… mais il était difficile pour moi de continuer ce hobby en prison à cause des nombreuses restrictions, nous recevions peu de lettres avec des timbres qui n'avaient pas beaucoup de valeur. Il est difficile de poursuivre nos passe-temps en prison et je n'ai pas pu avoir d'albums spéciaux pour collectionner mes timbres correctement ».

Ce n'est qu'un des articles de ce genre disponibles dans la presse palestinienne. Leur but est de transmettre le message que ça vaut la peine de tuer des Israéliens innocents puisque les conditions de vie dans les prisons de l'ennemi sioniste ne sont pas si mauvaises. Et que tant que les Israéliens aspireront à la paix, ils ont une bonne chance d'être libérés de prison, surtout quand une autre série de « négociations » pour reprendre les « négociations » est en cours. 

Israël doit cesser de prouver à l'Autorité palestinienne qu'elle a raison et doit commencer à montrer aux États-Unis qu'ils ont tort, complètement tort.

Ruthie Blum est l'auteur du livre "To Hell in a Handbasket : Carter, Obama et le Printemps arabe"

http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=8117&r=1

Adapté par Danilette

 


 

 

Conditions de vie des prisonniers palestiniens :

 

Bulletins de Palestinian Media Watch :

 

 

Publié dans Arabes palestiniens

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kravi 18/04/2014 19:51


Vivant en France, je ne me permets pas de jugements -- publiques -- sur les décisions politiques israéliennes.


Je trouve cependant l'éditorial de David Horovitz plutôt pertinent en l'occurrence.


http://fr.timesofisrael.com/dirige-netanyahu-dirige/

Giora Hod 18/04/2014 19:46


C'est moi qui vous remercie Danilette.


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