Les Frères Tsarnaev : agents-double ?

Publié le par danilette

Vendredi,  le FBI a diffusé la séquence du suspect n°1, portant une casquette noire et du suspect n°2, portant une casquette blanche, marchant avec vivacité en s’extirpant de la scène de crime, et ont fait appel au public, afin qu’il vienne en aide aux autorités pour identifier les deux hommes. Nous savons, désormais, qu’il s’agit d’une mascarade. Les autorités savaient exactement qui ils étaient. 

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DEBKAfile Analyse Exclusive,  20 avril 2013,  Adaptation : Marc Brzustowski.


 

Les grandes questions qui bouillonnent, au sujet des terroristes à la bombe, Tamerlan et Dzhokhar Tsarnaev, n’ont qu’une seule et unique réponse : elle émerge des 102 heures intenses entre les deux attentats à la bombe presque simultanés, durant le marathon de Boston, le lundi 15 avril – qui a fait trois morts et 180 blessés, ainsi qu’un policier tué au MIT, et qui s’est terminé par la capture de Dzohkhar, vendredi 19 avril, à Watertown.

Les sources du contre-terrorisme et des renseignements de Debkafileparviennent à la conclusion que les frères devaient être des agents doubles, engagés par les renseignements américains et saoudiens, afin d’infiltrer les réseaux jihadistes wahhabites, qui sont aidés par des institutions financières saoudiennes et se sont répandues à travers tout le Caucase russe agité.

Mais, les deux Tchétchènes ont trahi leur mission et sont secrètement passés à l’ennemi, dans le camp des réseaux radicaux islamistes.

En empruntant ce chemin tortueux, les deux frères ont réussi à obtenir la distinction douteuse d’être devenus les premiers agents terroristes à importer la terreur d’al Qaeda aux Etats-Unis, par la route sinueuse du Caucase, extérieure au Moyen-Orient.

Cette vaste région comprend les républiques musulmanes, autonomes et semi-autonomes, du Daghestan, d’Ingouchie, de Kabardino-Balkarie, de Tchéchénie, d’Ossétie du Nord et de Karachyevo-Cherkesiye. L’Occident n’a jamais entendu parler de la plupart d’entre elles.

Cependant, Moscou maintient ces républiques dans les griffes serrées de son renseignement militaire, en réprimant la résistance violente des cellules wahhabites, qui tirent leur soutien de certaines sources saoudiennes et des financements du gouvernement de Riyad, afin de bâtir des mosquées et des écoles wahhabites, dans le but de répandre la religion d’Etat d’Arabie Saoudite.

Les Saoudiens ont fini par redouter que leur implication complexe dans le Caucase ne revienne en pleine lumière, de façon très embarrassante, quand un étudiant saoudien a subi un interrogatoire, à cause de son implication dans les attentats à la bombe, alors qu’il se trouvait dans un hôpital de Boston, avec les mains gravement brûlées.

Ils étaient suffisamment préoccupés pour envoyer le Ministre des Affaires étrangères, le Prince Saudi al-Faiçal, à Washington, mercredi 17 avril, au beau milieu de la crise des attentats du Marathon de Boston, pour une conversation privée avec le Président Obama et son conseiller à la sécurité nationale, Tom Donilon, sur la façon de gérer l’aspect saoudien de ces attentats à la bombe.

Ce jour-là, également, un media intérieur officiel saoudien a lancé une campagne extraordinaire durant trois jours. Des personnalités nationales et religieuses se sont levées et ont soutenu l’idée que le Wahhabisme saoudien n’épouse aucune forme de terrorisme et de jihadisme suicide et que la religion nationale saoudienne n’avait rien à voir avec les violences de Boston. « Peu importe la nationalité et la religion des auteurs, ce sont des terroristes et des déviants qui ne représentent rien d’autres qu’eux-mêmes ».

Le Prince Saud était en mission, de façon à couvrir les 30.000 étudiants saoudiens présents en Amérique et de leur éviter la suspicion de tout engagement dans le terrorisme, au nom de leur pays d’origine ou de leur religion, un soupçon qui pèse toujours, douze ans après le 11/09/01. Il était préoccupé par le fait que l’exposition publique des liens des frères Tsarnaev avec des groupes Wahhabites du Caucase ne raniment le stigmate.

Le recrutement des Tsernaev par les renseignements américains, en tant qu’agent d’infiltration, contre les filières terroristes de Russie du Sud, explique certaines particularités de l’évènement qui, sinon, demeureraient déroutantes ou obscures :


1.  Une université d’élite américaine de Cambridge a admis le plus jeune frère Dzhokhar et lui a offert une bourse de 2500$ sans le soumettre auconditions  et normes exceptionnellement rigides d’admission qui prévalent en règle générale. Cela pourrait expliquer par le fait que son frère aîné, Tamerlan, aurait exigé ce privilège pour son plus jeune frère, comme une part du versement d’une somme globale pour son recrutement.


2.  Quand, en 2011, un « gouvernement étranger » (les renseignements russes) ont demandé au FBI d’examiner le cas de Tamerlan, à cause de ses liens suspects avec des cellules wahhabites caucasiennes, au cours d’une période durant laquelle ils avaient commencé à prêter alliance à Al Qaeda, il a été officiellement révélé que l’agence n’avait rien trouvé qui puisse l’incriminer et l’a laissé partir après une courte entrevue.

Il n’a même pas été mis sous surveillance. Pas plus qu’il n’y a eu aucune tentative de cacher le fait qu’il a passé un long séjour en Russie, l’an dernier et qu’à son retour, il a commencé à faire la promotion de l’Islam radical sur les médias sociaux.

Pourtant, juste après les attentats du marathon de Boston, lorsque les agences chargées d’appliquer la loi, lourdement renforcées par les personnels fédéraux et d’Etat, se sont mises à chasser désespérément les auteurs des attentats, Tamerlan Tsarnaev n’a jamais été mentionné comme un suspect potentiel.

3.  Vendredi, quatre jours après les deux explosions jumelles sur la ligne d’arrivée du marathon, le FBI a diffusé la séquence du suspect n°1, portant une casquette noire et du suspect n°2, portant une casquette blanche, marchant avec vivacité en s’extirpant de la scène de crime, et ont fait appel au public, afin qu’il vienne en aide aux autorités pour identifier les deux hommes.

Nous savons, désormais, qu’il s’agit d’une mascarade. Les autorités savaient exactement qui ils étaient. Soudain, durant la poursuite de la police de leur véhicule en fuite, à l’extérieur du campus du MIT, vendredi, les voilà pleinement identifiés. Le frère qui a été tué durant la traque, s’appelait Tamerlan, âgé de 26 ans et celui qui s’échappait, pour n’être pourchassé et arrêté que dans la nuit de samedi, alors qu’il se cachait sur un bateau, était le jeune Dzhokhar, âgé de 19 ans.

Nos sources du renseignement disent que nous pourrions ne jamais en savoir plus que nous n’en savons aujourd’hui, au sujet du caractère scandaleux de ces attentats de Boston qui ont secoué l’Amérique –et de façon la plus frappante, Washington, cette semaine-. Nous ne devrions pas obtenir l’histoire en totalité, qui permettrait de savoir quand et comment les frères tchétchènes ont été recrutés par les renseignements américains, en tant qu’agents d’infiltration – pas plus que ce que nous avons pu connaître du fond des fables concernant d’autres agents-doubles américains qui ont retourné leur veste et mordu la main de leurs recruteurs.  Lire la suite

 

 

Publié dans USA

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