Les massacres d’Arabes ne soulèvent pas l’indignation, Guy Konopnicki

Publié le par danilette

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Les Nations Unies se trouvent dans l’impossibilité d’adopter une résolution condamnant le massacre de plusieurs milliers de Syriens. La Chine et la Russie, qui ont voté des deux mains et, du moins au temps de l’URSS, initié toutes les résolutions condamnant Israël, tiennent donc les Syriens pour quantité négligeable. On imagine ce que serait, la protestation internationale, si d’aventure, Tsahal se comportait de la même manière que la soldatesque de Bachar Al Assad ! Il y aurait, à Paris de puissantes manifestations, ce que l’on appelle des foules indignées… Oh ! Il y a bien eu une poignée de ressortissants syriens pour défiler à Paris. Olivier Besancenot a même eu assez d’indécence pour se montrer à leurs côtés, lui qui n’a de cesse de soutenir les protégés de Bachar Al Assad, de parader à bord des bateaux affrétés pour les besoins de la propagande du Hamas.

 

Mais notre révolutionnaire de plateaux télé est parfaitement représentatif des bonnes âmes parisiennes, qui découvrent l’horreur des dictatures arabes sans jamais remettre en cause leur vision du Proche-Orient. Il n’y a pourtant pas deux Bachar Al Assad. Le massacreur des opposants de son pays est aussi, avec son allié iranien, le bailleur de fonds et le pourvoyeur d’armes du Hamas palestinien et Hezbollah libanais. Assad, père et fils se sont opposés à toutes les tentatives de paix, en Israël et au Liban. Ils ont armé, financé les fractions dures de l’OLP comme les islamistes radicaux, ils ont protégé et entraîné les terroristes, poussant, au besoin une organisation palestinienne à exterminer les partisans d’une autre. Et ceux qui, ici, soutiennent, par principe, tout adversaire d’Israël voudraient se faire passer pour les ennemis irréductibles de leur meilleur allié ? Ont-ils jamais dénoncé la torture et les exécutions sommaires, pratiquées, depuis toujours, en Syrie ? Pas plus qu’ils ne s’inquiètent de la dictature du Hamas sur la population de Gaza ou des méthodes de la police islamiste !

 

La guerre civile de Syrie, comme celle qui n’est sans doute pas terminée en Libye, devraient inciter à réviser les croyances de nos  » indignés  » quant à la situation des peuples arabes. Peuvent-ils comprendre que le malheur de ces peuples est de vivre sous des dictatures corrompues qui n’ont de cesse de brandir les Palestiniens comme un alibi ?

 

Malheureusement, les révolutions en cours ne visent qu’à remplacer les dictatures nationalistes par des dictatures religieuses, qui utiliseront le même système, en l’aggravant au besoin. Il n’y a pourtant aucune mesure entre les conséquences des guerres d’Israël et les ravages causés, depuis un demi-siècle dans le monde arabe et musulman, par ses prétendus libérateurs, militaires ou guides religieux. Corruption, torture, mas-

sacres : de l’Algérie à la Syrie, en passant par la Libye, le Soudan, l’Egypte, l’Irak et l’Iran, les victimes se comptent par dizaines de milliers ! Partout les régimes libérateurs ont accaparé et gaspillé les richesses, et partout, ils ont régné par la terreur. Mais tous les chefs, les guides, les ayatollahs, les émirs de la foi, ont juré, et parfois tenté, de détruire Israël.

 

Les historiens tenteront peut-être un jour de percer le mystère des peuples arabes et musulmans au lendemain de la décolonisation. Cette histoire est tout de même étrange. Pourquoi cette fixation sur de petits bouts de terre, qui ne recèlent pas une goutte de pétrole, pas une nappe de gaz, quand, au même moment, les chefs musulmans n’ont de cesse de conduire à la ruine d’immenses pays riches en matières premières ?

 

L’Iran avait tous les moyens de connaître le développement et la prospérité. La révolution islamique l’a ruiné, en commençant par lancer une guerre démesurée contre l’Irak, puis dans un soutien au terrorisme, qui devait l’isoler du monde et assécher son économie. Exsangue, l’Iran tente de se doter de l’arme atomique et n’a de cesse de menacer Israël. Rationnellement, il n’existe aucun conflit d’intérêt entre les deux pays. La fuite en avant d’un régime à bout de souffle pousse le peuple vers la misère, conséquence du boycott occidental, et risque d’amener une riposte militaire, qui ne pourrait ne pas se limiter au bombardement de quelques installations, comme jadis en Irak.

La suite dans le numéro de Février 2012… http://www.informationjuive.fr/


 

 


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