Menaces en cas de veto américain au prochain vote sur la reconnaissance d’un État palestinien à l’ONU.

Publié le par danilette

Sur le quotidien marocain : http://www.lesoir-echos.com/2011/06/14/turki-al-faycal-met-en-garde-obama-sur-la-palestine/ 

Dimanche dans Le Washington Post, le frère du roi Fahd d’Arabie Saoudite publiait une tribune à l’égard d’Obama, avec des menaces en cas de veto américain au prochain vote sur la reconnaissance d’un État palestinien à l’ONU.


Généralement, quand il intervient dans les médias, le prince Turki Al Fayçal d’Arabie Saoudite envoie des messages clairs à ses destinataires. Obama en fait les frais cette semaine. L’ancien ambassadeur saoudien à Washington, ex-chef des services secrets saoudiens, a publié ce dimanche dans le Washington Post, une tribune sur le conflit israélo-palestinien qui comporte un message solennel : l’administration Obama ferait une faute grave si elle opposait son veto à la reconnaissance de l’État palestinien à l’ONU en septembre prochain, comme l’a clairement fait comprendre Barack Obama dans son discours du 19 mai dernier, en indiquant que Washington «  s’opposera » aux efforts pour « délégitimer » Israël.

Turki Al Fayçal réfute l’argument ressassé par les Américains selon lequel ce n’est pas l’Onu qui crée un État, mais la négociation. Il rappelle également que la création de l’État d’Israël, en 1947, avait été avalisée par l’Onu. « Alors pourquoi pas les Palestiniens ? », plus de 50 ans après, interroge le prince saoudien. Un prince qui annonce que son royaume compte bien utiliser « sa considérable puissance diplomatique » – à comprendre son argent – pour soutenir la quête palestinienne de reconnaissance internationale à l’Onu. Ajoutant, menaçant, que « si les Américains pensent qu’Israël est un allié indispensable, ils vont bientôt s’apercevoir que d’autres acteurs dans la région ne sont pas moins indispensables ».

Colère

On sent la colère dans le texte. Si l’administration Obama a fraîchement accueilli l’initiative française d’une conférence internationale sur la Palestine pour éviter le séisme de l’automne sur la reconnaissance, elle va peut-être réexaminer ses positions… « En 1967, poursuit le prince,  les Arabes ont dit non à la paix et ils ont eu ce qu’ils méritent. Maintenant, ce sont les Israéliens qui disent non », accuse-t-il, ajoutant qu’il « préfèrerait ne pas être là quand ils auront ce qu’ils méritent ». Avant de conclure : « Aucun plan de paix ne peut être co-rédigé par Israël et les Etats-Unis. Le conflit israélo-palestinien restera insoluble, tant que la politique américaine se sentira redevable envers les Israéliens ».

Said Lahlou

Publié dans Arabes palestiniens

Commenter cet article