Mon vœu pour le Jour de l'Indépendance, Karni Eldad

Publié le par danilette

Mon vœu pour le Jour de l'Indépendance : un équilibre de la terreur par Karni Eldad

Karni Eldad est musicienne, mariée, mère de deux enfants et habite dans les Territoires à Tekoa

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Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a dernièrement déclaré que si nous ne faisions pas ce qu’il voulait, "ils" nous tueraient (ou que “la violence arabe contre les citoyens israéliens recommencerait”) et qu'il nous dénoncerait à l’ONU (“l’Etat d’Israël deviendrait un Etat d’apartheid, et ça serait sa fin”).

J’écris cette opinion depuis chez moi, une maison située dans l’implantation de Tekoa, à une vingtaine de kilomètres au sud de Jérusalem. Je suis face à l’ordinateur et dans mon dos il y a cinq ouvriers palestiniens qui construisent, font la peinture et tout ce qu’on peut faire dans une maison. Entre eux et moi, dans ma ceinture, je porte une arme.

Ce n’est pas très confortable, ce n’est pas très agréable. Ni moralement ni physiquement. Ce désagréable, tout comme le point de contrôle que je dois passer tous les jours pour me rendre à Jérusalem, ou comme la barrière de séparation ou comme les fenêtres renforcées non transparentes. C'est désagréable mais c’est nécessaire. Car si je n’avais pas d’arme, ils me tueraient.

Ils me tueraient, non pas à cause de l’échec des pourparlers, ou parce que je ne suis pas gentille à leur égard.

Comment je le sais? Parce que je leur ai demandé.

Ils ne savent pas qu’il y avait des pourparlers ou même qu’ils ont échoué. Ils me tueraient parce que je suis juive et parce qu’ils sont musulmans. Ils ne me tueraient pas parce que je les ai conquis, car ils nous ont tué aussi avant 1967, et aussi avant 1948. Ils nous tuent depuis qu’ils sont “eux” et que nous sommes “nous.”

C’est pourquoi nous commémorons le Jour du Souvenir. Chaque fois qu’un soldat tombe, ses parents prient pour que ce soit le dernier soldat, la dernière perte. Mais dans leur for intérieur, dans leur cœur et dans leur sang, ils savent que c’est une prière déconnectée de la réalité. Que dans l’Etat d’Israël, sans soldats il n’y a pas de civils. Que sans armée dans notre Etat il n’y a rien. Pas de bourse, pas de bars, pas de ports, de jardins d’enfants, d’autobus ou de restaurants. Ils savent que si nous baissons les armes, ils nous tueront. Lire la suite

Publié dans Israël

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