Nakbacide, Daniel Greenfield

Publié le par danilette

Par Daniel Greenberg - Sultan Knish - Adapté par Danilette pour JSSNews
Sur le site JSS News

 Imaginez si chaque année, le 8 mai, les Allemands commémoraient la défaite de l’État nazi, avec des croix gammées, des chants, des slogans antijuifs et un narratif historique faisant valoir que les Allemands expulsés de Pologne, de Tchécoslovaquie et de Hongrie étaient les vraies victimes de la II° Guerre Mondiale. Ce spectacle dégoûtant, c’est exactement ce qui a lieu chaque année, le 15 mai, le jour où les Musulmans arabes participent à des manifestations et des émeutes pour protester contre leur échec de tentative de génocide d’une minorité régionale.

Il est difficile d’imaginer un spectacle plus répugnant de révisionnisme historique que celui d’une majorité régionale responsable de multiples génocides, se posant comme victime parce que leur invasion d’Israël a abouti à une impasse plutôt qu’à une purge génocidaire de ses résidents. La seule comparaison possible avec la Nakba palestinienne, c’est peut-être au Japon, les commémorations annuelles d’une histoire qui commence un peu avant Hiroshima et se termine après Nagasaki, mettant de côté Nankin et Pearl Harbor.

Le narratif arabe sur Israël laisse de côté les milliers d’années d’histoire des habitants juifs originels et mille ans de persécutions sous la domination arabe. Elle laisse de côté les massacres et les atrocités commis par les envahisseurs musulmans arabes contre les habitants juifs au XXe siècle, dont le massacre d’Hébron et la collaboration nazie de leur chef, le mufti de Jérusalem. À la place, ce narratif commence et finit avec Deir Yassin et avec des vieilles femmes en colère brandissant des clés surdimensionnées et évoquant les souvenirs des bons moments passés à massacrer les Juifs.

Il y a environ autant de réfugiés juifs du monde musulman qu’il y a de réfugiés arabes en provenance d’Israël. La différence c’est que les réfugiés juifs étaient une minorité fuyant la violence d’une majorité brutale et que les réfugiés arabes appartenaient à une majorité régionale effectuant un retrait stratégique en réponse aux appels des Premiers ministres syrien et irakien. Les Nakbaïtes étaient censé bénéficier du génocide prévu par les armées de sept pays arabes. À la place, ils ont dû s’installer en Syrie, au Liban et ailleurs dans la région. Ce n’était pas une chose difficile vu qu’ils appartiennent au même peuple, parle la même langue et ont la même culture. La seule chose qui sépare un arabe de Jordanie et un Palestinien de Jordanie c’est une distance de quelques kilomètres et une période de 25 ans.

La commémoration de la Nakba n’est possible que dans une culture qui n’a pas le sens des responsabilités. Une religion qui a tué plus de personnes et détruit plus de cultures que Staline et Hitler réunis, demeure quand même convaincue qu’elle est la victime. Elle est sa propre victime, la victime de l’échec d’une guerre génocidaire. La Nakba est en réalité nakbacide. C’est le rêve d’un assassinat de masse, un rêve frustré parce que les victimes ont répliqué.

Si la guerre d’indépendance israélienne avait été une guerre entre des Juifs et des Arabes locaux, le cirque de la Nakba ne pourrait pas être une telle faillite. En fait il s’est agi d’une guerre menée entre les Juifs locaux et les armées de sept pays arabes, y compris l’Arabie Saoudite, l’Égypte, l’Irak et la Syrie et dirigée par deux commandants britanniques. Malgré tous leurs moyens, les envahisseurs arabes musulmans n’ont réussi à s’emparer que de la moitié de Jérusalem, de Gaza et de la Judée-Samarie. C’est cela qui les ronge.

L’horrible vérité de la Nakba, c’est qu’elle a émoussé les ambitions nationalistes des Arabes musulmans qui rêvaient de remplacer les Empires Ottomans et Britanniques. Perdre la guerre contre une puissance mondiale européenne n’aurait pas été aussi humiliant que de perdre la guerre contre une minorité méprisée de la région. Un peuple dont le nom est une insulte dans la bouche de tous les Arabes, “Yahoud” [juif]. Inférieur à un chien. Yahoud, transformé en singe et en porc dans le Coran. Yahoud, citoyen de deuxième classe dans tous les pays musulmans. Malgré cela, les Juifs ont réussi à repousser sept armées musulmanes et récupérer leurs terres conquises par les Califes.

Mais, dans la culture musulmane, la notion de temps n’est pas la même. Perdre une guerre, cela n’a pas de sens et ils ne l’acceptent pas. Les musulmans arabes pensent encore que l’Espagne leur appartient. Chaque fois qu’ils voient une armée européenne, ils recommencent à maugréer contre les Croisés. Les Juifs sont accueillis avec les chants de « Khaybar ya Yahoud »  rappelant le massacre des Juifs par Mahomet, un événement historique qui se rapproche de ce que la Nakba prétend être. Rien n’est jamais oublié. Aucun traité ne peut calmer cette rage violente nourrie par des rancunes anciennes. Le but de la haine, c’est la haine. Le but de la Nakba, c’est la Nakba.

L’histoire n’existe pas. Le monde musulman n’a pas d’histoire. Il possède des mythes pénétrants qui alimentent ce besoin d’auto-glorification et de victimisation chez les Musulmans arabes. L’histoire musulmane est un long cri de revendications : « c’est à moi, c’est à moi, c’est à moi » et aussi « rend-le moi ». Des millions de musulmans arabes croient qu’ils ont découvert l’Amérique,  que l’Europe leur a volé leur science, que le monde entier était musulman à une époque,  que l’holocauste est un mythe, que Neil Armstrong, sur la lune, a entendu l’appel à la prière du Muezzin, que Jacques Cousteau s’est converti à l’islam et que le Coran a inventé les ampoules. La Nakba a autant de sens que l’une de ces affirmations.

Quand les Musulmans gagnent une guerre, c’est parce que Dieu est avec eux. Quand ils perdent une guerre, c’est parce qu’ils ont été sapés, trompés et trahis. L’autre partie n’a pas été loyale. Puis arrive les cris : « Le temps a expiré »« Nous voulons une autre chance » et bien sûr, « C’est à moi, c’est à moi, c’est à moi ! Rendez-le-moi ! » S’ensuivent des promesses de vengeance, des youyous de vieilles femmes qui viennent juste de noyer leurs propres filles, des foules sous l’emprise du haschisch incendiant des drapeaux qu’ils viennent juste d’acheter dans ce but et des vieillards serrant les dents devant la caméra. Quel jour glorieux de Nakba, on recommencera l’année prochaine ?

Les activistes anti-israéliens aiment dire qu’Israël est une idée qui est devenue un pays et que la Palestine est un pays qui est devenu une idée. Mais c’est en fait l’inverse. Israël est un pays re-né de ses cendres, après plusieurs siècles d’occupations et de répressions. La Palestine est une idée qui n’a jamais été un pays mais cette idée a été maintenue dans un but stratégique.

Des millions de personnes ont été transformées en miliciens du monde arabe par une identité palestinienne fictive, dont les racines imaginaires les relient à un pays dans lequel ils n’ont pratiquement jamais vécu. Leurs drapeaux et leurs chants patriotiques cachent le fait qu’ils ne sont que des mandataires de pays qui leurs refusent la citoyenneté pour se servir d’eux comme une arme, non seulement contre Israël mais aussi les uns contre les autres. Quand un pays arabe a besoin de quelques voyous pour briser une manifestation, ou même pour rassembler les gens, ils apportent ces faux Palestiniens avec leurs keffiehs, leurs drapeaux tricolores arabes et socialistes et leur passé de chômeurs.

L’ironie de l’histoire c’est que c’est la crédulité même de ces Arabes musulmans et leur volonté d’accepter une identité palestinienne qui les maintiennent comme personnes déplacées dans les pays où ils vivent. S’ils avaient demandé le droit de devenir citoyens de Jordanie, de Syrie ou du Liban, la pression internationale leur aurait permis d’accéder à une nouvelle vie. Au lieu de cela, en adoptant l’honneur douteux de poursuivre le Djihad contre les Juifs, ils sont pris au piège dans un no man’s land qu’ils se sont eux-mêmes fabriqués. Tant qu’ils éprouveront l’envie de devenir des tueurs, de sacrifier leurs propres enfants au Moloch de la ceinture explosive, ils resteront à jamais des parias dans leur propre pays.

La Nakba est un rappel ennuyeux de l’absence de désir de paix chez les Musulmans. C’est parce qu’ils ne sont pas assez mûrs pour y faire face. Ce qu’ils désirent vraiment c’est ressasser des griefs et programmer un autre génocide, au lieu de reconnaître les conséquences de leurs propres actions. Ces histoires de Neil Armstrong qui n’a pas entendu parler arabe sur la lune et du Coran qui n’a pas inventé l’ampoule sont aussi l’histoire qui a vu les Israéliens faire concession sur concession depuis l’époque du Mandat alors que les Musulmans arabes répondaient à chaque fois par la trahison et la violence.

Voici une anecdote sur un conducteur israélien qui heurte accidentellement un mouton appartenant à un Arabe. Le conducteur sort de sa voiture et offre de payer pour le mouton. L’Arabe refuse. Le chauffeur offre alors de payer pour cinq moutons, pour dix moutons. L’Arabe continue de refuser. Le chauffeur frustré demande alors, « Mais que voulez-vous ? » « Je veux ce mouton », répond l’Arabe montrant du doigt le mouton mort. C’est ça la Nakba, en gros. Les Arabes ne veulent pas faire preuve de maturité et négocier un accord. Ils veulent le mouton mort qui représente leur rêve d’un empire arabe uni dominant la région. Et les guerres se poursuivront jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’ils ne peuvent pas l’avoir en retour.


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