Notre mission: protéger les terres d'israel, par Laly Derai

Publié le par danilette

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Peu de gens le savent, mais les terres agricoles composent la majeure partie de notre pays. Certaines de ces terres sont aussi menacées par les vues expansionnistes de groupes arabes, qui n'hésitent pas à user de violence pour tenter de s'en emparer illégalement. Yoël Zilberman, un jeune homme non pratiquant mais pétri d'idéalisme et de valeurs juives, a fondé il y a trois ans une organisation de volontaires qui vient en aide aux agriculteurs victimes de ces agressions. « Là où il n'y a pas d'homme, sois un homme », nous enseignent nos Sages. « Là où il n'y a pas de police, sois le nouveau Chomer », explique Zilberman à Hamodia... 


- Hamodia : Vous avez fondé il y a trois ans une organisation nommé Hachomer Ha'hadach, le nouveau gardien, qui compte aujourd'hui plus de 1 000 volontaires. Comment et pourquoi est née cette organisation et quels sont ses objectifs ? 
- Yoël Zilberman : Il y a peu près quatre ans, après avoir passé plusieurs semaines à combattre le Hezbollah au Liban, j'ai eu une conversation avec mon père, agriculteur et éleveur de bovins du mochav Tsipori. Il m'a déclaré qu'il baissait les bras et qu'il avait décidé de se désister de la moitié de ses terres. Il ne pouvait plus faire face aux menaces, aux dégâts, aux vols et au massacre de bétail qui étaient devenus son pain quotidien. Une tribu bédouine avait décidé de tout faire pour le contraindre à abandonner le terrain de 500 hectares qui lui appartient, y compris de le menacer physiquement. Il avait déposé plus de 240 plaintes à la police mais personne n'en a jamais tenu compte. 
Pour moi, une telle option était impossible à envisager. J'ai fait appel à quelques-uns de mes amis et nous avons acheté une vieille voiture avec laquelle nous avons commencé à patrouiller à tour de rôle, jour et nuit autour des champs de mon père. Au début, lorsque nous repérions des infiltrations de Bédouins, nous appelions la police. Et nous avons constaté qu'au lieu de nous aider, les policiers nous reprochaient ces appels. J'ai alors compris que si nous voulions aider mon père et les autres éleveurs du pays, nous ne devions compter que sur nous-mêmes. 
Peu à peu, nous avons constaté que de nombreux éleveurs s'étaient confrontés au même problème d'effraction, de vols et autres violations de la loi de la part de bédouins ou d'Arabes israéliens. Nous avons donc décidé de fonder une organisation qui aiderait ces travailleurs de la terre à faire face aux menaces et aux vols quotidiens dont ils sont les victimes.
Aujourd'hui, nos volontaires patrouillent durant la nuit et montent la garde, ils réparent si besoin est les clôtures détruites par les intrus, et permettent ainsi à l'agriculteur de prendre un peu de repos, au moins une fois par semaine. Nous avons également ouvert un programme de leadership d'une durée d'un an et destiné aux jeunes garçons avant l'armée. Au cours de cette année, les participants travaillent dès 5h du matin dans les champs, les vergers et les étables. L'après-midi est consacrée à l'étude de l'histoire juive, du judaïsme, de géographie, de l'arabe. Le soir, ils participent aux patrouilles et à la surveillance des champs. Nous serions très heureux que des jeunes olim de France rejoignent ce programme. 
- Comment expliquez-vous le peu d'écho que les exactions des Arabes et des Bédouins suscitent dans les médias ?
- Je crois que les Israéliens ont fini par se convaincre que l’État d'Israël commençait à 'Hadéra au Nord et se terminait à Guédéra au Sud. Peu de gens savent que la très grande majorité des terres en Israël appartiennent à deux populations : Tsahal et les agriculteurs. 89 % du territoire israélien se partage entre les terrains agricoles et les bases de Tsahal. Certains préfèrent voir en Israël une '' start-up nation '', mais c'est un monde virtuel. La terre, elle est bien vraie, elle est là, palpable. 
Ce qui est le plus grave, c'est que les Israéliens ne ressentent plus que la terre d'Israël leur appartient. C'est là le cœur du problème. Je tiens à souligner un point très important : peu importe de savoir que ceux qui volent les terres soient des Arabes. Pour ma part, ils peuvent tout aussi bien être d'autres origines. Ce qui m'importe, c'est d'enraciner dans le cœur des jeunes la certitude que cette terre appartient au peuple juif. 
Dans le livre de Josué, juste avant qu'il ne conquiert la terre d'Israël, D.ieu lui dit que lorsqu'il verra une ville entourée de murailles, alors cela signifie que ses habitants ont peur. Vous êtes-vous promenés récemment dans le Néguev ou en Galilée ? Tous les villages sont entourés de murailles, de barrages électriques, de barbelés. L'armée a interdit à ses pilotes de circuler sur la route directe qui relie Arad et Béer-Chéva car c'est devenu trop dangereux. Nous avons peur et c'est cette peur que Hachomer Ha'hadach veut déraciner. 
- Avez-vous des exemples de propriétaires terriens qui ont abandonné leurs terrains ? 
- J'en ai malheureusement des dizaines ! Le kibboutz Kfar Hanassi dans le Nord a renoncé à 400 hectares, le kibboutz Amiad à 1 300, le mochav Aloné Abba à 200 hectares. Des agriculteurs se font quotidiennement tabasser par leurs voisins arabes et bédouins. Des centaines de têtes de bétail sont égorgées chaque année. Pour rien, juste pour semer la terreur. 
- Estimez-vous qu'il s’agisse d'une politique délibérée ou uniquement de vandalisme ? 
- J'ai des documents qui font état d'une réunion initiée par le président de l'un des conseils municipaux arabes en Galilée. Il a réuni tous les éleveurs arabes de la région et leur a déclaré : nous avons une mission, faire en sorte que les éleveurs et les agriculteurs juifs nous abandonnent leurs terres. Pourquoi pas d'ailleurs ? Si l'État d'Israël ne fait rien pour protéger ses citoyens du Néguev et de Galilée, pourquoi les Arabes se priveraient-ils de les défaire de leurs biens ? 
- Qu'attendez-vous de l'avenir ?
- Si les choses continuent comme aujourd'hui, dans quelques années, nous serons plus de 2 000 chomrim (gardiens) et nous compterons plus de 6 000 volontaires. Nous sommes les premiers bourgeons d'une véritable révolution : nos membres sont reliés avec leur histoire, leur terre et leur peuple. Ils ne sont pas indécis, confus, désorientés; ils connaissent leur identité et savent à qui cette terre appartient. Quant aux Arabes, je suis persuadé qu'ils sont impatients de nous voir affirmer haut et fort que cette terre est à nous : pour le moment, ils ne l'ont toujours pas compris mais, avec l'aide de D.ieu, cela arrivera un jour.. 

Publié dans Arabes palestiniens

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