Obsessions des peuples et exil intérieur par Léon Rozenbaum

Publié le par danilette

Sur le site de Léon Rosenbaum : http://www.sourceisrael.com/read.php?id=237 

Après le discours du Président des Etats-Unis d'Amérique Barak Hussein OBAMA devant l'Assemblée Générale des Nations Unies ce Mercredi 21 Septembre 2011, nous nous trouvons dans une situation éminemment paradoxale. Jamais aucun président américain n'a prononcé des paroles aussi proches des positions israéliennes.


L'Autorité Palestinienne est une personne morale hybride, mi-Autonomie, mi-Etat dans l'Etat, mise en place, dans un pari jugé irresponsable par de nombreux observateurs, par les Accords d'Oslo de 1993 pour tenter une stabilisation du Proche-Orient. Son président, Mahmoud ABBAS dit Abu Mazen, refuse désormais systématiquement toute négociation directe avec l'Etat souverain des Juifs, en violation de tous ses engagements. 
Avec un mépris innommable lié à ses opinions "révisionnistes" sur la Shoa et à un antijudaïsme foncier, il tente, en demandant à confiner Israël de nouveau, pour commencer, dans les lignes étriquées de 1949, d'ailleurs jamais reconnues par les Arabes, de faire imposer la solution du conflit centenaire entre les pays islamiques et le Peuple d'Israël par une majorité arabe automatique au sein de l'ONU. 

Or, Obama a signifié en termes clairs que cette position d'ABBAS était insoutenable. Bien plus, Obama a bien voulu évoquer les besoins sécuritaires d'Israël et même le souvenir douloureux de la Shoa. 
Or, il n'est pas besoin d'être grand clerc, après plus de deux ans d'Administration Obama, pour comprendre que cette soudaine sollicitude est très fortement électorale. Obama tente de se faire réélire alors que le parti conservateur, son adversaire aux USA, marque des points en critiquant notamment sa politique jusque là très distante vis-à-vis de l'Etat d'Israël. Il doit donc tenter de dédouaner des mois d'hostilité à peine déguisée par des paroles d'une chaleur inhabituelle. 
Le fond du problème reste identique: la reconnaissance réelle par les Peuples du monde des droits inaliénables du Peuple Juif sur sa patrie historique entre le fleuve Jourdain et la mer Méditerranée. 
La civilisation chrétienne, continuatrice de la civilisation romaine, s’est édifiée comme la civilisation islamique, sur la négation de ces droits. Politique, religion et stratégie sont, en Terre d'Israël, inextricablement liées. La confusion ou la substitution de l’identité d’Israël comme fils ainé de D. par ces deux civilisations, entraine pour elles une immense difficulté à accepter la renaissance souveraine d’Israël après près de deux mille ans. 
En soixante trois ans de souveraineté juive recouvrée, les Juifs libres font face à des tentatives d'annihilation tantôt violentes et tantôt insidieuses et le plus souvent, toutes en même temps. 
Après un exil de dix-neuf siècles, le plus long l'histoire des hommes, la tradition juive elle-même avait prévu que ce dernier ne prendrait fin qu'avec une démarche volontaire des Nations du monde. Celle-ci est venue après la première guerre mondiale et la dislocation de l'empire turc ottoman. Le Traité de San Remo conclu sous les auspices de la Société des Nations confiant Eretz Israël –que les Nations après Rome dénomment ;"la Palestine"- à la gestion de la Grande-Bretagne avec pour mission de faciliter le Retour des Juifs dans leur patrie ancestrale. Le pays incluait alors tout naturellement la Palestine occidentale à l'ouest du Jourdain et la Palestine orientale, les 3/5 du territoire, à l'est du Jourdain, la Jordanie actuelle. Cette province pauvre et délaissée de l'empire ottoman depuis 400 ans était dépeuplée et sans ressources comme en témoignent tous les voyageurs du 19ème siècle LIRE LA SUITE

 

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