Oui, nous devons nous souvenir de Khaybar !

Publié le par danilette

Pourquoi devons-nous nous en souvenir, parce que Khaybar est à l'origine de la législation concernant les dhimmis [que les jurisconsultes musulmans font remonter au traité entre Mahomet et les cultivateurs juifs de Khaybar, une oasis à 140 kilomètres de Médine]. Tous  les non-Musulmans devraient en prendre acte alors qu'ils ne voient souvent dans ce slogan qu'un seul cri de colère. Ceux qui crient ce mot d'ordre en connaissent parfaitement la signification.


Oui, Amrozy, nous devons nous souvenir de Khaybar ! Mark Durie, article du 24/11/2003

Traduction française de l’article original anglais par A.R. Arbez, Genève

 http://www.debriefing.org/18162.html

Lorsqu’Amrozi Bin Nurhasin, le terroriste balinais souriant se présenta devant la cour de justice de Bali le jour de son jugement, il lança: "Juifs, souvenez-vous de Khaybar! L’armée de Mahomet revient pour vous vaincre!" Qu’est-ce que Khaybar, et pourquoi devrions-nous nous en souvenir? [1]

A l’époque de Mahomet, Khaybar était une oasis fertile dans le désert d’Arabie. Elle était peuplée de Juifs qui avaient installé son système d’irrigation et qui vivaient de ses produits. Lorsque Mahomet conquit l’oasis en 628, les Juifs qui vivaient là négocièrent leur reddition. Les conditions furent que quelques-uns d’entre eux pourraient rester sur place pour s’occuper des palmiers-dattiers et des potagers, mais qu’ils devaient payer, en retour, 50% de leur récolte aux Musulmans. Le pays lui-même devait bientôt appartenir à la communauté musulmane. Les Juifs de Khaybar obtinrent la permission de pratiquer leur foi. Peu après, les Arabes chrétiens de Najran furent contraints d’accepter les mêmes conditions. 

Le droit des Juifs de Khaybar de rester sur leurs terres ne fut qu’une concession temporaire, abolie en 640 par Omar, en obéissance au souhait exprimé par Mahomet mourant: "deux religions ne doivent pas demeurer côte à côte sur la péninsule des Arabes". La même année, toute l’Arabie fut expurgée de ses habitants non-Musulmans.

Khaybar est une référence pour tous les juristes musulmans, du fait que la conquête de Khaybar a constitué un précédent dans la loi islamique en ce qui concerne le traitement des non-Musulmans tombés sous la domination de l’islam et des ses lois. (Khaybar a aussi donné à Mahomet une de ses épouses: Safiya, une éminente femme juive de Khaybar, sélectionnée par lui parmi ses prisonnières mises en esclavage).

Les règles discriminatoires de la sharia appliquées aux non-Musulmans, auxquelles on se réfère dans la loi islamique à propos des dhimmis, sont basées sur le précédent de Khaybar. Par le détour de l’histoire, la défaite des Juifs de cette oasis arabique quasi inconnue a permis de déterminer le traitement de plusieurs millions de non-Musulmans après les conquêtes islamiques, parmi lesquels les populations chrétiennes autrefois considérables du Proche-Orient.

Pour cette raison, le nom de Khaybar a une signification importante pour nous tous. Pour les extrémistes musulmans comme Amrozi, cela représente la défaite des ennemis infidèles, leur humiliation et leur asservissement aux conditions de la sharia, une balise durable pour l’espoir d’une victoire de l’islam. Pour les non-Musulmans, Khaybar symbolise des siècles d’histoire occultée et de discrimination oppressive, évoqués par Bat Yeor, historienne de la dhimmitude.

Amrozi, le terroriste souriant, avait raison: nous devrions tous nous souvenir de Khaybar, comme d’un point de non-retour dans l’histoire du monde. De nos jours, le précédent de Khaybar conditionne toujours la vie des Juifs d’Iran, des Coptes d’Egypte, des Africains du Soudan, des Chrétiens pakistanais, des Hindous et des Zoroastriens, et de beaucoup d’autres.

Une large discrimination envers les non-Musulmans reste endémique dans les pays islamiques, à un degré significatif, et la tendance indique que cela ne va pas s’améliorer dans les temps à venir.

Mark Durie, prêtre anglican, universitaire australien.

 


 

Chrétiens, juifs et islam, entretien avec Bat Ye'or source

Quelques extraits :

La condition dhimmie, qui est celle d'une insécurité perpétuelle, est aujourd'hui celle de l'Europe menacée par le terrorisme. L'esprit de soumission d'Eurabia découle d'un libre choix : obtenir, moyennant un alignement politique et le versement de fonds considérables par l'Union européenne, une protection factice.


Vous avez consacré toute votre vie à l'histoire du dhimmi. Pourriez-vous le définir ?

En arabe, dhimmi signifie protégé. Le terme a désigné durant treize siècles les juifs, chrétiens et autres non-musulmans des pays islamisés dès le VIIe siècle. Très souvent occulté, ce concept du dhimmi est fondamental ; il s'insère dans l'idéologie même du djihad, la guerre sainte de l'Islam, qui divise l'humanité en deux camps : les musulmans, représentant le camp de la paix, et les infidèles, celui des territoires de la guerre dar al-harb.

Invoquant le Coran et les hadiths (piliers de la loi islamique), le djihad prescrit à la communauté musulmane l'obligation de conquérir les pays non musulmans afin de les soumettre à la loi islamique. Le djihad peut être mené soit pacifiquement (prosélytisme, immigration), soit par la guerre. Toute résistance à la progression de l'islam constitue un casus belli.

Le dhimmi est l'infidèle qui, se soumettant sans combattre à la suzeraineté islamique, bénéficie d'une protection sur sa vie et ses biens. Des droits limités lui sont reconnus. En échange, il doit payer une rançon-capitation, la jiziya (Coran 9, 29). Ce paiement est assorti d'humiliations. Le refus de payer la jiziya, assimilé à une rébellion, abolit la protection et restaure automatiquement la loi du djihad.

De quand date ce système ?

Du VIIIe siècle. Mais les jurisconsultes musulmans le font remonter au traité entre Mahomet et les cultivateurs juifs de Khaybar, une oasis à 140 kilomètres de Médine.

La conquête par le djihad a islamisé d'énormes territoires, du Portugal à l'Indus. Les juristes théologiens fondateurs du droit musulman ont alors formulé, au VIIIe siècle, le statut des millions d'indigènes non musulmans.

Quel était le prix de leur sécurité ?

Tout d'abord, l'expropriation. Ces pays devenus le butin (fay) de la communauté musulmane appartenaient au calife, qui les gérait au bénéfice des musulmans et favorisait une intense colonisation arabe. Ce fut le cas de la Terre sainte, terre de butin enlevée aux dhimmis expropriés. La quasi-totalité du sol palestinien appartenait encore au sultan turc jusqu'en 1917. Les fellahs en étaient les simples métayers, ils n'en avaient pas la possession.

A quelles contraintes leur vie quotidienne était-elle soumise ?

L'interdiction de porter des armes les rendait très vulnérables. Il leur était interdit de construire ou de réparer leurs lieux de culte. Leurs vêtements discriminatoires obligatoires les exposaient à la vindicte et aux insultes dans la rue (pièces de couleur cousues sur les vêtements). C'est d'ailleurs là l'origine de la rouelle imposée aux juifs en 1215 par le Concile de Latran.

Dans la rue, les dhimmis devaient marcher rapidement, les yeux baissés, passer à la gauche des musulmans, c'est-à-dire du côté impur, et enterrer leurs morts en courant. Leur culte devait être silencieux et les processions étaient interdites. Ils vivaient dans des ghettos dont on fermait les portes le soir. Le mariage d'un dhimmi avec une femme musulmane et le blasphème contre l'islam étaient évidemment punis de mort.

 


NAISSANCE DE L'ÉTAT ISLAMIQUE 

http://www.denistouret.fr/textes/Bat_Yeor.html

A Médine, où s'était réfugié le prophète Mohammed en 622, avec un petit nombre de fidèles, la population se composait de païens et de tribus juives de souche arabe ou émigrées à une haute époque. Agriculteurs ou artisans, ces Juifs payaient une redevance en nature ou en argent à des tribus arabes païennes chargées de les protéger. Cette protection constituait en Arabie - dépourvue de tout pouvoir central et d'organisation étatique - un élément essentiel régulant les relations entre habitants sédentaires des oasis et tribus nomades guerrières. De fait, seule cette protection ou clientélisme, garantissait collectivement aux communautés sédentaires de paysans et d'artisans la sécurité contre les prédations des nomades.

 
Le Prophète organisa les immigrés musulmans en communauté, l'umma. Il leur prêcha une religion monothéiste et un code moral fondés sur la justice et la distinction entre le Bien et le Mal. Il s'efforça de promouvoir la solidarité et la charité parmi l'umma, tandis que les relations avec les païens furent précisées progressivement, selon une stratégie de combats et de trêves déterminée par les conditions requises pour assurer la suprématie aux Musulmans. Les razzias dans la voie d'Allah, qui mêlèrent inextricablement guerre et religion, motivèrent de nombreux versets relatifs à la guerre sainte (jihâd) et à sa double récompense: le butin et le paradis. 
Selon la doctrine prêchée par Mohammed, le Coran, livre d'origine divine, lui fut révélé progressivement par l'ange Gabriel. L'islam, seule religion véridique éternelle (Coran III, 17), avait déjà été prêchée par les prophètes d'Israël et Jésus qui, eux-mêmes musulmans, avaient annoncé la venue de Mohammed. Toutefois Juifs et Chrétiens, par jalousie envers la perfection de l'islam, le niaient et falsifiaient leurs Ecritures (Coran Il,84, 103). Le dogme musulman postule la nature divine du Coran et de la prédication de Mohammed: « Celui qui obéit au Prophète obéit à Dieu ». Mohammed est le dernier des prophètes envoyés par Dieu pour instruire l'humanité.

En 624, fort d'un nombre accru de fidèles, Mohammed somma l'une des tribus juives de Médine, les Banû Qaynuqa, de reconnaître sa mission prophétique. Devant leur refus, il les assiégea. Mais à l'intercession de leur protecteur, un converti à l'islam, il leur concéda la vie sauve. Ils furent tou- tefois expulsés de Médine et obligés d'abandonner leurs maisons et leurs biens aux Musulmans. L'année suivante une autre tribu juive, les Banû Nadhir, subit un sort semblable; Mohammed incendia, rasa leurs palmeraies et confisqua tous leurs biens au bénéfice de la communauté des Croyants. 

 
En avril 627, une coalition de Mecquois vint assiéger les Musulmans à Médine. Un soir d'orage, ils repartirent sans livrer bataille. Conduit par l'ange Gabriel, Mohammed se tourna alors contre la tribu juive restante, les Banû Qurayza, et les somma de se convertir. Essuyant un refus, il les assiégea avec 3 000 guerriers et remporta la victoire. Des tranchées furent creusées sur la place du marché à Médine et les Juifs - 400 à 900, selon les sources musulmanes - amenés par fournées, y eurent la tête tranchée. Tous les hommes furent ainsi exterminés, excepté un converti à l'islam. Ensuite le Prophète partagea les femmes, les enfants, les propriétés et les biens entre lui-même et les Musulman.


Politicien avisé, Mohammed s'efforça de s'allier les puissantes tribus de La Mecque. Profitant en 628 d'un traité de non-belligérance (Hudaybiya) avec les Mecquois, il attaqua Khaybar, oasis cultivée par une autre tribu juive, à cent quarante km de Médine. Au bout d'un mois et demi de siège, les agriculteurs juifs capitulèrent aux termes d'un pacte, la dhimma. Mohammed les laissait cultiver l'oasis, moyennant la remise de la moitié de la récolte et le droit de les chasser de leurs terres à sa convenance. Par la suite, toutes les communautés juives et chrétiennes d'Arabie se soumirent aux Musulmans aux termes d'une dhimma semblable à celle de Khaybar. Les agriculteurs procuraient assistance et ravitaillement à la troupe musulmane et lui payaient un impôt en nature ou en argent (jizya), réparti selon les modalités de la conquête entre le Prophète et ses compagnons. En outre, ils cédaient aux Musulmans une partie de leurs églises ou de leurs synagogues. En contrepartie, Mohammed s'engageait à respecter leur culte et à les protéger contre les razzias bédouines.

La dhimma de Khaybar inspira les traités ultérieurement accordés par les conquérants arabes aux indigènes qui peuplaient les territoires hors d'Arabie. Les lettres de protection que Mohammed adressa en 630 de Tabouk aux populations juives et chrétiennes de Makna (nord du Hijâz, sur le golfe d'Eilat) et du sud palestinien: Eilat, Jarba et Adhruh, servirent de modèle aux traités conclus plus tard avec les Peuples du Livre (Juifs et Chrétiens). 
Ibidem, p. 14-17

 

       

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Publié dans Terrorisme - Djihad

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