Petit plaidoyer éloquent de G. Smadja

Publié le par danilette

Voici une lettre adressée à M. Alain Juppé que je publie avec l'aimable autorisation de son auteur.
Je prie ceux qui l'ont reçu comme moi de ne pas la publier sans autorisation et surtout d'enlever les coordonnées personnelles telles qu'elles figurent dans la lettre originale.

Paris, le lundi 14 mars 2011

Monsieur le Ministre des Affaires étrangères

Quai d'Orsay

75 007 Paris

 

Monsieur le Ministre,

C’est après plusieurs jours de réflexion et d’angoisse que je me permets de vous écrire très respectueusement.

Je suis en effet, extrêmement choqué par la dramatique erreur (sic) commise par l’ensemble de vos services et par là même, l’ensemble des media , à propos de la situation au Proche-Orient.

Tout le monde, y compris vous même, parle d’illégalité des constructions juives en Cisjordanie occupée.

Faut il rappeler que cette occupation est la conséquence d’une guerre provoquée par les fanfaronnades de Nasser et l’inconséquence de Monsieur U THANT , secrétaire général de l’ONU en 1967.

Cette guerre a été perdue en 6 jours par l’Egypte, la Jordanie, la Syrie et le Liban.

Malgré cette défaite, les Etats vaincus n’ont jamais voulu discuter avec leur vainqueur.
Je vous rappelle, que la résolution 242 du conseil de sécurité n’a pas été appliquée par les états défaits, qu’ils ont proclamé le triple « NON » de KHARTOUM. Cette résolution, demandait en anglais le retrait « from occupied territories , sur DES FRONTIÈRES SÛRES ET RECONNUES.

Avant cette date, aucun arabe, aucun ministre français , européen,américain ou autre ne parlait d’occupation illégale, pourtant il y avait occupation illégale par la Jordanie à l’EST et par l’Egypte à l’OUEST.

Israël n’a pas envahi un pays appelé « Palestine » en 1967, mais des territoires occupés par des pays arabes, occupation qui n’éveillait pas la colère de toutes ces belles âmes, de Chirac à Besancenot ?

Tout se passe comme si, le droit d’Israël n’était qu’une concession à des personnes souffrantes, mais accordée du bout des lèvres. Faites donc un petit pays, mais ne faites pas de vagues.

La « rue arabe » ne comprendrait pas que des YAOUD puissent sortir de leur condition de dhimmi. 

Mais au bout de 40 ans, après cette guerre, tout se passe comme si ISRAËL ne respectait pas le droit international.

Avant 1967, les juifs avaient ils le droit de prier sur le mur des lamentations ?

Après 1967, les juifs , les musulmans et les chrétiens ont le droit de pratiquer librement leur culte dans la ville « sainte ».

Avant 1948, Jérusalem était peuplée MAJORITAIREMENT de juifs.

Après 1948, les juifs en ont été expulsés et les larmes de crocodile des chancelleries occidentales font semblant d’oublier les destructions et les ravages provoqués par la Légion arabe de Glubb Pacha.

Il me paraît difficile de concevoir, qu’un ancien élève de l’ENS, agrégé de lettres, ancien élève de l’ENA puisse ignorer l’histoire si proche.

Qu’il faille la paix entre Juifs et Arabes au PO, c’est sûr, mais pas une paix fondée sur l’injustice.

700,000 arabes auraient quitté leurs foyers en 1948, peut-être, ils seraient aujourd’hui 9,000,000 ???

1,000,000 de juifs ont été chassés de leurs foyers en pays arabo-musulmans, entre 1948 et 1967, dont votre serviteur, pourquoi n’auraient ils pas droit eux aussi au statut de réfugiés. Dans la même logique, mes enfants, petits enfants, leurs conjoints ( tous français) devraient pouvoir récupérer leurs biens en Tunisie ou en Irak.

Le politiquement correct consiste à voir le faible dans les centaines de millions d’arabes richissimes et le fort dans quelques millions de juifs assiégés ? On baigne dans l’absurdité.

NON, c’est la real politik, on en voit la preuve dans les tergiversations à propos de la Libye, tout ceci ne grandit pas les Ocidentaux en général et la France en particulier.

Par ailleurs, je trouve extrêmement injuste d’entendre, tous les jours, la rédaction de France Télévision, évoquer le calvaire des journalistes otages en Afghanistan ainsi que celui des CINQ autres français, prisonniers dans le Monde. Le compte n’y est pas ! Guilad SHALIT, aussi est français, autant que l’était Ingrid Betancourt. Alors pourquoi l’oublier lui ???

Monsieur le Ministre, je vous remercie de m’avoir lu ( ?) et vous prie de croire en mes sentiments respectueux.

Monsieur G. Smadja

 

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