Pourquoi et comment Evyatar Borovsky a pu être assassiné ce matin ?

Publié le par danilette

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Par Méir Ben-Hayoun

Alors qu’Evyatar Borovsky était armé, pourquoi et comment a-t-il a pu être poignardé ce matin (mardi 30 avril) au carrefour de Tapouah en Samarie. Evyatar, résident de l’implantation d’Itzhar a laissé une veuve et cinq enfants en bas âge. Quel est le contexte qui a favorisé cette tragédie ?

On a tellement inhibé et intimidé les citoyens israéliens et personnels des forces de sécurité que c’est devenu pratiquement impossible, lorsque une agression terroriste se profile, de prendre les devants et d’être en état de réagir à temps sans prendre de risques de poursuites judiciaires.

En telles circonstances, il y a des choses qu’on pouvait faire il y a 30 ans. Aujourd’hui, si on les faisait, on serait expédié derrière les barreaux sur le champ.

Après la révolution constitutionnelle initiée dans les années 90 et l’atmosphère suicidaire induite par les accords d’Oslo en vigueur jusqu’à présent, on n’a pas idée combien le système juridique israélien a lié pieds et poings devant les terroristes arabes.

On ne peut vraiment ouvrir le feu sans prendre de risques juridiques qu’une fois qu’on est mort. Les consignes sont si pointilleuses qu’elles sont pratiquement inapplicables en temps réel.

Quand on renouvelle le permis de port d’arme, les instructeurs de tir expliquent la chose suivante: « Si vous ouvrez le feu sur un éventuel agresseur armé d’un couteau ou autre, quelles que soient les circonstances, même en légitime défense, on vous ouvrira un casier judiciaire. Ensuite, devant le juge, le parquet n’aura pas à charge de prouver votre culpabilité. Ce sera à vous de prouver que vous n’aviez pas d’autre choix que de tirer pour rester en vie.

L'assassin de Borovsky est soigné et transporté à l'hôpital par Tsahal

L’assassin de Borovsky est soigné et transporté à l’hôpital par Tsahal

Or, quand on reste en vie, comment peut-on prouver au-delà de tout soupçon qu’on était en danger de mort clair, net et immédiat et qu’ouvrir le feu n’était que le dernier ressort possible ? On pourra toujours objecter au défenseur ; « pourquoi n’avez-vous pas pris la fuite ? » Ou bien : « Votre agresseur était trop loin pour pouvoir vous tuer sans que vous ne preniez d’autres mesures que d’ouvrir le feu ? »

Par conséquent, en Israël, il n’est point facile de prouver que de tuer un assaillant est la seule solution raisonnable pour rester en vie, même dans un cas classique de légitime défense. Et pourtant, Israël est l’Etat qui détient le record d’agressions terroristes arabes au mètre carré depuis plus de 60 ans

Qui est la personne qui se risquerait donc à saisir son arme et à ouvrir le feu? S’il saisit son arme, il doit être sûr à 100 000%. S’il ne l’est pas, à la moindre erreur d’évaluation et il n’a qu’un centième de seconde pour se décider, soit il est condamné par la loi, ou soit il est mort et c’est trop tard.

Si toutefois, il a ouvert le feu et tué son assaillant, dans tous les cas de figure, qu’il soit dans ses torts ou dans son bon droit, il doit louer les services d’un avocat et dépenser une fortune pour prouver qu’il n’était pas en infraction. Si, pour éviter toute complication avec la loi, il ne saisit pas son arme pour se défendre, il est mort. Voilà ce qui est arrivé à Evyatar Borovsky. Lire la suite

Publié dans Israël

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