Procès A Dura : rien n’arrêtera la vérité Par Stéphane Juffa

Publié le par danilette

 

 

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Le public et la justice français ont tout de même beaucoup de chance. Beaucoup de chance de posséder une agence de presse semi-officielle comme l’AFP, qui leur simplifie la vie : aux Français, elle explique où se trouve la vérité absolue, à longueur de journées ; aux tribunaux, elle évite des tonnes de cassements de tête et de procédures, en informant les juges de ce que sera leur décision finale, avant même qu’ils ne délibèrent.

 

Alors, au diable la correctionnelle, la Cour d’appel et même la Cour de cassation, quand on peut voir la vérité dans les dépêches de l’AFP ! A l’instar des procès entre les tenants des deux parties de la Controverse de Netzarim, dont deux audiences se sont tenues cette semaine.

 

Avec, dans le coin bleu du ring, France Télévisions, Charles Enderlin, et tous les journalistes main stream français, à l’exception récente d’Etienne Mougeotte ; et dans le coin rouge, la Ména, le physicien Nahum Sharaf, Philippe Karsenty, le chirurgien Yehuda David, la quasi-totalité du monde non francophone et non arabo-musulman, de même que l’écrasante majorité de la communauté israélite de France.

 

Ceux du coin bleu prétendent, que le 30 septembre 2000, quinze soldats israéliens ont tiré, sans discontinuer, 45 minutes durant, sur un enfant palestinien, et l’on finalement assassiné ; tandis que ceux du coin rouge, affirment, d’une part, depuis onze ans, que les reporters de France 2 ont réalisé une mise en scène d’assassinat, qu’aucun enfant n’est mort lors de cet incident, et, d’autre part, que France Télévisions, et l’ensemble des media français, activement soutenus par le Quai d’Orsay, font tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher l’expression de la vérité, qu’ils savent, comme tout le monde, se trouver dans le coin rouge.

 

Les juges d’appel et de cassation se triturent encore les méninges, alors que, dans sa dépêche d’hier, intitulée - un peu hâtivement peut-être - "Dernier épisode", les fonctionnaires de l’AFP volent le suspens en déclarant, je cite, que le petit Mohammed a été tué.

 

Et, pour être bien certains que leur verdict n’a échappé à personne, ils répètent, dès le troisième paragraphe, que "Mohammed Al-Dura, douze ans, a perdu la vie lors de cet échange de tir".

 

La carte d’identité de Jamal Mohammad Ahmad DURA

A quoi cela les avance-t-il de l’appeler Al-Dura ?

 

Difficile de croire, ensuite, que cette dépêche de l’agence française se propose de relater objectivement ce qui s’est déroulé lors des deux procès, dont la finalité ultime consiste, justement, à définir, judiciairement, qui du coin bleu ou du coin rouge dit la vérité.

 

Dans la même dépêche, c’est du bout des lèvres, et donc enfermée entre d’épais guillemets, que l’agence d’Etat française évoque la conviction des parties à ces procès, l’homme public Philippe Karsenty et le chirurgien Yehuda David, qui prétendent tous deux, valises pleines de preuves à l’appui, que l’"assassinat du petit Mohammed" procède d’une mise en scène, et que les blessures du père, ostensiblement exhibées par le service public français de télévision, datent de 1992. [...]


Sur le fond, le chirurgien a absolument raison. Pour preuve, cette vidéo sur laquelle Jamal A Dura exhibe sa main droite, endommagée par les séquelles des coups de hache de 1992, et portant toujours les stigmates de l’intervention qu’avait pratiquée Yehuda David. Le "père" dans la mise en scène agitait simultanément un certificat médical en langue arabe, sur lequel il était pourtant stipulé que ladite blessure lui avait été occasionnée lors d’un évènement antérieur à l’an 2000.

 

Mais, dans sa naïveté et celle des mentors de ce coup de bluff, ceux-ci n’avaient pas imaginé qu’il serait loisible à Clément Weill-Raynal d’agrandir le certificat en question, de le faire traduire, et de rendre public son contenu, décrivant le contraire diamétral de ce que prétend Jamal oralement. [...]


Depuis hier, en France, mais aussi en Israël, aux Etats-Unis et ailleurs, les articles relatifs à la Controverse de Netzarim pullulent. Nombreux sont les media, principalement français, à ânonner benoîtement les contre-vérités scandaleuses incluses dans la dépêche de l’AFP.

 

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