Impressions désabusées d'une invitation sur les campus américains de Noam Bedein, Directeur du Sdérot Média Center

Publié le par danilette

 Sderot Media Center

Zionist propagandist : Dialogue or Demonization ?

Propagandiste sioniste : dialogue ou démonisation ?

Au mois d'octobre 2010, j'ai effectué ma 5ème tournée des campus universitaires aux États-Unis, cette visite a été organisée par les associations Camera et Zoa .

Cela fait 10 ans que les roquettes Kassam ont commencé à pleuvoir sur Sdérot et le Néguev occidental et cela fait près de cinq ans que j'ai emménagé à Sdérot.

C'est la première fois qu'une visite aux États-Unis me laisse quelque peu ébranlé.

La scène : une présentation standard sur le campus de l'Université du Texas, à Austin.

Je n'avais jamais été à Austin avant, mais j'avais entendu parler de la capitale de l'État du Texas et de son mélange d'architectures du XIXe et XXIe siècle, de ses universités, de ses industries de haute technologie et aussi des collines et forêts qui entourent la ville et qui, selon un ami israélien qui a vécu à Austin, ont de remarquables similitudes avec les collines et les forêts qu'on traverse en voyageant de Sdérot au Goush Etsion et à Hébron.

La présentation sur le campus avait été intitulée : « l'Iran dans la cour de Sdérot ». La conférence s'est focalisée sur le côté humain des évènements en essayant de transmettre quelle est la réalité quotidienne de la vie à Sdérot, sous la menace constante des attaques aériennes provenant de Gaza.

Mon intervention s'est concentrée sur les deux années écoulées depuis l'opération « Plomb Durci », sur la construction massive d'abris anti-bombes et sur le dilemme moral de la lutte contre des terroristes qui lancent leurs roquettes à partir de la population civile de Gaza prise collectivement comme bouclier humain.

Noam Bedein

Voici la vidéo pro-palestinienne montrant Noam Bedein, le Directeur du Sdérot média center, qui au début a l'apparence d'un être humain et se transforme en un démon juif.

Quand j'ai pénétré dans le bâtiment du campus d'Austin ou la présentation devait avoir lieu, j'ai été accueilli par un certain nombre de manifestants pro-palestiniens portant des pancartes qui disaient : « Pas d'occupation = pas de roquettes », « Gaza ne ressemble-t-il pas à Varsovie? », et « 1417 palestiniens tués à Gaza contre 13 israéliens *1 ».

Ce n'est pas la première fois que je me trouve face à des personnes qui manifestent contre moi seulement parce que je suis un israélien sioniste. À Austin, les protestataires sont entrés dans l'auditorium et ont essayé de me provoquer avec des questions et des commentaires diabolisant Israël tout en prétendant vouloir dialoguer.

J'aurais souhaité qu'ils soient sincères dans leur désir d'une discussion basée sur des faits mais malheureusement ce n'était pas le cas.

J'ai passé quatre années à prendre la parole publiquement à propos de Sdérot et d'Israël, je ne crains pas un dialogue et un débat véritable et je sais comment répondre aux distorsions et aux déformations du narratif palestinien sur Gaza.

Cependant, cette fois personne ne voulait dialoguer. C'est la première fois que j'ai été traité de « propagandiste sioniste » et où j'ai été littéralement diabolisé par le représentant du Comité de Solidarité avec la Palestine de l'Université du Texas.

Le représentant du Comité de solidarité avec la Palestine a filmé ma présentation audiovisuelle et en a fait 2 vidéos de neuf minutes chacune montrant leur protestation contre ma venue sur le campus et défigurant mon visage d'être humain normal en le transformant en un démon monstrueux avec des yeux fluorescents. Pas un seul mot de ma présentation n'apparaît dans la vidéo. Jetez un coup d'œil à cette vidéo :

 

 

Des étudiants d'Austin ont fait un commentaire vidéo en réponse :

 

 

Je suis né en Israël, j'ai servi dans l'armée israélienne et je travaille comme journaliste photographe depuis 2006. Ce fut ma première rencontre avec un antisémitisme abrupt infligé par des manifestants palestiniens à Austin.

Cette expérience me relie avec plus de force à l'histoire juive et m'a fait prendre conscience qu'il y a réellement des Forces du mal dans chaque génération qui travaillent pour nous détruire, exactement comme le dit «Véhi Chéamda » le chant que nous chantons à Pâque : « à chaque génération se lèvent ceux qui veulent nous exterminer et le Saint béni soit-il nous sauve de leurs mains ».

L’expérience d'Austin n’est pas une surprise ; cela devait arriver. Ailleurs sur les campus américains, des soldats israéliens*2 ont été traités de fascistes et de criminels de guerre.

Dans une Université du Michigan, un soldat israélien*2  invité à parler de son expérience a vu tous les auditeurs quitter la salle de conférence, dans une protestation concertée contre sa présence. Au lieu d'un dialogue, il se trouva seul sans audience.

 

 

Ce qui m'a le plus troublé dans cette tournée, c’est le fait de réaliser que la majorité des étudiants d'université, censés avoir une bonne culture n'ont même jamais entendu parler de Sdérot, encore moins des 10 années aux cours desquelles elle eut à subir 12 000 attaques en provenance de Gaza visant la population civile de Sdérot et du Néguev occidental et encore moins du traumatisme persistant subi par les habitants de cette région et affectant même les petits-enfants.

Le désastre qui touche Sdérot et les habitants du Néguev occidental représente une injustice monstrueuse et une violation flagrante des droits de l'homme, minimisées par les médias, par l'ONU, par l'Union Européenne et par les O.N.G. dites «  humanitaire ». Après cette récente expérience, je suis plus déterminé que jamais à continuer à informer sur une réalité que le monde veut ignorer ou rejeter comme accessoire.

Noam Bedein et un journaliste photographe, conférencier et fondateur-directeur du Sdérot Média Center. Il organise des séances d'information et des visites de Sdérot pour les responsables gouvernementaux, les diplomates, la presse étrangère et les étudiants du monde entier.

Adapté par Danilette

Notes de la traductrice
*1 Le ministre de l’Intérieur du Hamas, Fathi Hamad, a déclaré hier au journal al-Hayat qu’entre six cents et sept cents des victimes de l’opération étaient armées

 *2  Ces soldats sont des appelés comme la plupart des citoyens israéliens qui font leur service militaire (3 ans pour les garçons, 2 ans pour les filles) puis sont appelés tous les ans pour des périodes de réserves.


Si vous voulez envoyer un message de soutien à Noam Bedein pour son travail  info@sderotmedia.com

 


Voir aussi :

Que devient Sderot ? La capitale mondiale des abris anti-bombes !

La vie à Sdérot à quelques kilomètres de Gaza 

 


 

 

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