Quels sont les plans des Palestiniens pour l'après-septembre ? Pinhas Inbari

Publié le par danilette

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Ce que les Palestiniens envisagent en fait après le mois de septembre, c'est d'exploiter la reconnaissance de leur état par l'ONU pour légitimer une escalade du conflit. Après avoir obtenu la reconnaissance des lignes de 1967 qui annihile de facto les résultats de la Guerre des Six jours, ils projettent de demander la reconnaissance des lignes de partition de 1947. Il existe des signes précurseurs montrant que la longue période de calme depuis la deuxième intifada va se terminer juste avant ou après le mois de septembre et que l'organisation Fatah de Mahmoud Abbas se prépare déjà pour la troisième intifada.

Ahmad Abou Ruteima, un activiste du Hamas à Gaza, décrit l'objectif de la troisième intifada : « nous combattons pour l'existence même d'Israël et non pas pour les frontières de 1967. Le ministre de la défense, Ehud Barak a confirmé que l'armée israélienne est incapable de faire face à un afflux humain provenant de toutes les directions ».

Les scénarii discutés dans les échelons supérieurs du Fatah pour l'après-septembre impliquent un retour à la lutte [armée]. Un membre éminent du Conseil Révolutionnaire du Fatah, Hatem Abd al-Qader a déclaré que dans le cas où Israël mettrait des obstacles au plan politique des Palestiniens, Mahmoud Abas allait démissionner, l'Autorité palestinienne allait se dissoudre et rien ne pourrait empêcher les Palestiniens de revenir à la lutte. Et même si des élections avaient lieu, le nouveau président serait issu de la jeune génération, il abolirait les accords d'Oslo et conduirait les Palestiniens au retour à la lutte [armée].

Pourquoi l'OLP refuse-t-elle avec tant de constance toute discussion sur un échange territorial entre les zones peuplées de Palestiniens dans la région israélienne du Triangle et les blocs de colonies ? L'OLP, apparemment, désire laisser des zones de peuplement de Palestiniens en Israël comme une arme pour contraindre Israël à retourner aux frontières de 1947 ou plus loin encore et comme une base territoriale pour exercer le droit au retour à l'intérieur d'Israël.

Dans son article  du New York Times, Mahmoud Abbas a été très direct : « l'admission de la Palestine à l'ONU ouvrira la voie à l'internationalisation du conflit en tant que problème juridique et pas seulement en tant que problème politique. Cela nous ouvrira aussi la voie pour engager des poursuites contre Israël aux Nations Unies et dans ses organes des droits de l'homme et aussi à la Cour Internationale de Justice ».

Adapté par Danilette

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Publié dans Arabes palestiniens

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