Respecter les volontés de Ben Gourion, Dore Gold

Publié le par danilette

 

Jérusalem Post 06/10/2010 

Au lendemain de la guerre d'Indépendance, le Premier ministre David Ben Gourion subissait d'énormes pressions sur l'avenir de Jérusalem : les Nations unies militaient de plus belle pour son internationalisation. Avec un document à l'appui : la résolution 181 de l'Assemblée générale, adoptée en 1947 et connue sous le nom de "Plan de partage".

Non seulement elle prônait la création de deux Etats, un juif l'autre arabe, dans l'ex-Palestine mandataire, mais elle recommandait de placer Jérusalem sous le contrôle de l'ONU, comme un corpus separatum, ou une entité séparée.

Certes, la résolution n'était nullement contraignante, juridiquement parlant. Elle avait d'ailleurs été violemment rejetée par les Etats arabes. Et l'ONU n'a finalement jamais établi à Jérusalem le régime spécial proposé.

Lorsque la guerre d'Indépendance a éclaté, les Nations unies n'ont pas jugé bon d'envoyer leurs forces à la rescousse de la Vieille Ville, alors que les dépêches annonçaient la destruction systématique de ses synagogues antiques. Pourtant, dès la fin des combats, les principaux acteurs diplomatiques de l'ONU, y compris le gouvernement américain, sont revenus à la charge et ont remis sur la table l'idée du contrôle international.

S'exprimant devant la Knesset le 5 décembre 1949, Ben Gourion avait rejeté dans des termes on ne peut plus clairs la demande d'internationalisation. Revenant sur les événements de la récente guerre, il avait fait remarquer que l'ONU "n'a pas levé le petit doigt" lorsque les armées arabes ont essayé de mettre la Ville sainte à feu et à sang. Ce n'est que grâce aux efforts de la nouvelle armée que le siège de Jérusalem a été levé et que ce qui restait de sa population juive a pu être sauvé. Le Premier ministre avait donc annoncé que pour Israël, la résolution 181 n'avait plus aucune "Force morale" en ce qui concerne Jérusalem.

Quatre jours plus tard, l'Assemblée générale répliquait, demandant une fois de plus que Jérusalem "soit placée sous un régime international permanent". Mais Ben Gourion restera sur ses positions. Le 13 décembre 1949, il proclame le transfert de la Knesset et du reste du gouvernement de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le retour d'un échec

Si l'on regarde 60 ans en arrière, le projet d'internationalisation fut un échec complet. Et pourtant, il semble faire son grand retour.

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Publié dans Israël, Onu - Ong

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