Rétablir la grandeur d’Israël, Jonathan Pollard

Publié le par danilette

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Lorsque la tragédie frappe n’importe où dans le monde, l’Etat d’Israël est toujours parmi les premiers à offrir son aide, à envoyer des équipes de sauvetage expérimentées, des hôpitaux mobiles et des experts médicaux de renommée internationale sur le terrain. Israël est l’un des leaders mondiaux dans le domaine de la recherche médicale, de la technologie agricole et de l’innovation militaire. Le pays qui a fait fleurir le désert est le champion incontesté de la création en matière de hautes technologies, toutes choses qu’il partage généreusement avec le reste du monde.

 

Malheureusement, sur le plan de la morale, l’Etat d’Israël peut se vanter de détenir un certain nombre de records mondiaux dont aucun autre pays ne voudrait. Au cours des six dernières décennies, les dirigeants d’Israël et les responsables de son système judiciaire ont poussé l’art de l’opportunisme politique à un tel degré, qu’Israël est maintenant le premier et le seul pays au monde à s’arroger les « honneurs » quelque peu discutables qui suivent : Israël est le seul pays au monde qui expulse volontairement ses propres – citoyens de pans entiers de sa terre afin de rendre le territoire à ses ennemis.

 

Israël est le seul pays au monde à détruire volontairement les – foyers et les entreprises de ses propres citoyens, leur laissant des vies brisées et des promesses non tenues.

 

Israël est le seul pays au monde à – creuser de son plein gré et à transporter les tombes de ses morts pour que la terre puisse être remise à ses ennemis.

 

Aucun autre pays au monde… 

 

L’Etat d’Israël détient également les records du monde peu enviables d’avoir trahi ceux Israël est le seul qui le servent, notamment dans les faits relatés ci-après : – pays au monde à empêcher ses militaires de secourir un soldat blessé, de peur de provoquer l’ennemi par peur de voir chuter sa cote de popularité sur le plan international. Le soldat, blessé par des tirs ennemis sur un lieu saint juif, a lentement saigné à mort, sous le regard impassible de l’armée israélienne.

 

Israël demeure également le seul pays au monde à avoir – coopéré volontairement à la poursuite de son propre agent de renseignement, à lui avoir refusé l’asile, à avoir fait passer des documents propres à l’incriminer, à aller jusqu’à nier le connaître, pour le laisser ensuite pourrir en prison à l’étranger, pendant des décennies, renonçant lâchement à son droit à la simple justice pour la nation et pour l’agent lui-même.

 

En outre, – Israël est encore le seul pays au monde à violer son propre système judiciaire, par la libération répétée de dangereux criminels impénitents et de terroristes, pour les rendre à la population civile en toute impunité. Aucun autre pays au monde n’a jamais agi de la sorte ! En résumé, Israël possède la distinction contestable d’être le seul pays au monde, si empêtré dans l’ambiguïté morale qu’il est prêt à déshonorer ses morts, trahir ses endeuillés, et causer la disgrâce de ses citoyens par simple opportunisme politique.

 

 

« Non, non et non ! » 

 

Il y a quelques jours, le gouvernement israélien a entamé la libération par étapes de certains des pires assassins et terroristes que le monde ait jamais vus.

 

26 des 104 meurtriers dont la libération est programmée ont été remis en liberté mardi dernier. Un grand nombre d’entre eux purgent plusieurs peines d’emprisonnement à vie pour leurs crimes odieux et leurs nombreuses victimes.

 

Le sang de ces dernières hurle d’outre-tombe face à cet affront à la décence humaine. Mais leurs cris ne sont pas entendus. Leurs familles endeuillées implorent de ne pas libérer les sauvages assassins de leurs proches. Leurs prières sont ignorées.

 

Tous les sondages indiquent que la majorité écrasante des citoyens israéliens sont opposés à la libération des criminels. C’est une drôle de démocratie qui ne paie aucune attention à la volonté du peuple.

 

Aucun membre du gouvernement israélien n’a avancé de raison impérieuse, qui justifie la libération massive de ces assassins et terroristes. L’affirmation selon laquelle cela « sert les intérêts nationaux » est dénuée de fondement. Aucun intérêt national ne peut supplanter la morale la plus élémentaire.

 

La deuxième excuse mise en avant prétend que le gouvernement israélien s’est vu proposer, par son meilleur allié, trois options qui mettent son existence dans la balance, et que la moins dommageable des trois est la libération des assassins et des terroristes. Personne, au sommet, n’a-t-il considéré que devant trois éventualités qui menacent l’avenir du pays, la seule réponse possible devait être : « Non, non et non ! » ?

 

Les morts sont nos maîtres 

 

Faisant fi de toutes les objections, le gouvernement israélien est déterminé, coûte que coûte, à libérer les assassins, dont les victimes n’ont pas toutes disparu. Certaines ont été mutilées, estropiées et défigurées à vie. D’autres n’ont pas de cicatrices apparentes, mais ont vu leurs vies amputées de la présence de leurs parents, enfants et proches. Personne ne prête attention aux cœurs brisés, qui ne cesseront jamais de pleurer leur disparition.

 

La tradition juive authentique enseigne en détail comment traiter les morts avec honneur et respect. Les morts ne sont pas seulement les gardiens du passé, ils sont nos maîtres, nos guides moraux et notre source d’inspiration pour l’avenir. Un pays qui ne respecte pas ses morts ne respecte pas non plus les vivants. Un Etat souverain capable de bafouer ses disparus en libérant leurs meurtriers et en tourmentant leurs familles endeuillées a, en substance, mis au rebut tous les fondements moraux qui justifient sa propre existence.

 

La terre d’Israël est éternelle et l’Etat d’Israël n’a que la gestion temporelle du pays. L’ambiguïté morale corrosive, qui nous a conduits à ce jour terrible, ronge sans relâche la légitimité du rôle de l’Etat, en tant que tuteur légal de la terre. L’avenir s’annonce terrible.

 

Seul un réveil de la volonté nationale et la renaissance de l’éthique en politique, enracinés dans le respect de soi au niveau de la nation, la rectitude morale et le courage de la conviction peuvent garantir l’avenir. Aucun processus politique dépourvu de ces valeurs fondamentales ne pourra mettre un terme à l’agonie ou la peur pour l’État d’Israël.

 

Le temps est clairement venu d’un rétablissement historique. Jonathan Pollard termine sa 28e année de détention – une durée sans précédent dans une prison américaine – pour ses activités en faveur d’Israël.

 

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