Sombres perspectives pour les chrétiens palestiniens dans le futur Etat Par Raphaël Delpard

Publié le par danilette

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Si, comme cela semble vraisemblable, le vote à l’Onu déclarant la création de l’Etat palestinien passe la rampe, nous savons dans quelle situation va se trouver Israël. Des meutes d’abrutis bavant du Juif se jetteront sur les frontières et tenteront de pénétrer sur le territoire souverain de l’Etat hébreu. Tous les observateurs éclairés savent de quelle manière la presse occidentale présentera les assauts. Avec des larmes et des trémolos dans la gorge : « Israël n’a jamais voulu faire la paix et laisser revenir chez eux ceux que les Juifs ont chassés de leurs maisons et de leur terre. Israël est totalement responsable de la situation. ».

 

Si la situation est en effet telle que je viens de la décrire en quelques mots, ce sera le triomphe de la manipulation, du mensonge et de la haine. Le Quai d’Orsay pourra savourer sa victoire sur l’Etat hébreu et les Juifs en général, et avec lui, la gauche française et européenne.

 

Les Juifs dans le monde, et plus particulièrement en Europe, ne seront plus en sécurité, les islamo-nazis, confortés par le vote leur tenant licence de tuer, pourront éliminer autant de Juifs qu’ils en auront envie. Et nous assisterons à des incendies de synagogues à répétition, des violences faites aux femmes et aux enfants, des mises à sac de magasins juifs, restaurants, etc.

 

Aucune autorité n’arrêtera leur bras meurtrier. Un nouvel holocauste sera en marche, dont la forme et le fonctionnement nous sont encore inconnus. La Nuit de Cristal, au mois de novembre 1938 en Allemagne nazie, comparée à ce qui risque de se produire, aura été une promenade de santé.

 

A ce noir tableau, il en est un autre qu’il est important d’évoquer : celui de la situation des chrétiens palestiniens dans le futur l’Etat.

 

L’apparition des Territoires palestiniens parmi les pays où les chrétiens sont les plus persécutés pourrait constituer une surprise ; voilà pourtant vingt ans que les observateurs voient leur situation s’y dégrader d’une manière constante.

 

Tous les témoins qu’il m’a été donné de rencontrer pour les besoins de mon enquête sur la persécution des chrétiens aujourd’hui dans le monde [1], s’accordent pour distinguer deux périodes : avant et après les accords d’Oslo.

 

Avant les accords, les chrétiens palestiniens étaient placés sous la juridiction des tribunaux israéliens. L’Etat hébreu veillait, dans les Territoires, à un juste équilibre entre toutes les communautés religieuses relevant de son administration ; les heurts étaient quasi inexistants.

 

Au moment de la création de l’Autorité palestinienne, en 1994, Yasser Arafat n’a pas su mettre en place un statut clair concernant les minorités, ce qui fait que la charia règle toujours la vie des Palestiniens, quelle que soit leur identité religieuse. Il en résulte que les chrétiens n’ont pas de statut légal et vivent sous une citoyenneté imparfaite ; seules comptent les décisions prises par les Palestiniens musulmans.

 

L’ex-Raïs palestinien porte une écrasante responsabilité dans le rejet des chrétiens de la société palestinienne, comme le montrent les faits suivants.

 

Lors de sa prise de pouvoir, Yasser Arafat trace les frontières municipales de Bethléem et de sa banlieue, en y incluant les camps de réfugiés de Delaisheh, El-Ayada et El-Azehs. Ce sont, au total, trente mille nouveaux citoyens qui sont brusquement rattachés à la ville. Il leur ajoute encore des milliers de personnes, membres de la tribu bédouine Ta’amarah.

 

L’équilibre démographique s’en trouve forcément perturbé. Les chrétiens, qui étaient majoritaires, se retrouvent minoritaires du jour au lendemain. De facto, les décisions municipales sont également biaisées, au détriment des chrétiens, réduits à leur plus simple expression ; c’est-à-dire à pas grand-chose : ils ne peuvent pas s’opposer aux propositions des musulmans.

 

Neuf membres du Conseil municipal démissionnent en signe de protestation contre les pressions qu’ils subissent : on leur demandait notamment d’approuver des projets de construction d’immeubles exclusivement destinés aux musulmans.

 

Les nouveaux arrivants dans la ville jettent leur dévolu sur les commerces ceinturant la basilique de la Nativité, où se pressent, tout au long de l’année, des milliers de touristes. Aussi loin qu’il est possible de remonter dans le passé, que ce soit sous la tutelle ottomane, anglaise, égyptienne, française ou israélienne, on note que les commerces autour des lieux célébrant la naissance du Christ ont toujours été chrétiens, ce qui semble à priori logique.

 

Pas une action visant à déloger les commerçants chrétiens n’aura été oubliée. Tout y est passé : intimidation verbale, puis physique, enlèvement du propriétaire, séances de torture, viol de leur fille ou de leur femme, incendie du local. Mis au courant, Yasser Arafat n’interviendra jamais pour mettre un terme aux exactions.

 

Les chrétiens sont également victimes du boycott systématique et de l’extorsion de fonds. LIRE LA SUITE

Publié dans Terrorisme - Djihad

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