Soudan du Sud : comment sont libérés les esclaves ?

Publié le par danilette

Comment sont libérés les esclaves ? www.csi-france.fr

 De 1985 à 2005, le gouvernement nord-soudanais a essayé de briser la résistance du Sud contre sa politique d’islamisation par des attaques systématiques de leurs villages. Pendant cette periode quelque 200 000 personnes, notamment des femmes et des enfants, ont été emmenées comme esclaves au Nord-Soudan. 

 Mgr Macram Gassis, évêque catholique du diocèse soudanais d’El Obeid, fit partie des premières personnes à mettre le doigt sur le scandale de l’esclavage au Soudan. À partir de 1995, CSI a joué un rôle de pionnier dans la libération d’esclaves qui a été révélée dans le monde entier. Mgr Gassis a qualifié notre travail de « bénédiction pour son peuple ». 

 Le programme de libération d’esclaves de CSI se poursuit depuis 15 ans sans interruption. Pendant ces années, nous avons pu faire rentrer chez elles plus de 100 000 personnes. En janvier 2005, un traité de paix entre les parties belligérantes a été signé. On estime toutefois qu’au moins 30 000 Sud-Soudanais sont actuellement encore retenus au Nord comme esclaves. 

 Le fait de libérer des esclaves et de les ramener dans leur patrie n’a pas été inventé par CSI. Les tribus concernées ont essayé depuis longtemps de libérer les membres de leurs familles. Certaines tentatives ont abouti, par exemple en utilisant des vaches ou des chèvres comme monnaie d’échange. Ainsi donc, CSI a utilisé et développé les mécanismes locaux permettant de rapatrier des esclaves. Si l’occasion se présente aux partenaires de CSI, la libération d’esclaves peut également s’effectuer sans contrepartie et sans le consentement de leurs maîtres. Les intermédiaires arabes rapatrient également des esclaves chassés par leurs maîtres parce qu’ils sont devenus inutiles. Cela peut se présenter parce qu’ils ont perdu la vue après avoir été battus ou qu’ils sont mutilés suite à la torture. Grâce à la publication des actions de libération dans le monde entier, le gouvernement islamiste à Khartoum a été soumis à une pression politique. Les attaques contre des villages sud-soudanais ont commencé à diminuer à partir de l’an 2000. Elles ont totalement cessé lors de la signature du traité de paix en 2005. 

 Les actions de libérations ne sont pas sans danger. Quelques Arabes et Sud-Soudanais ont payé leur engagement de leur vie. En effet, la charia est en vigueur dans l’État musulman du Nord-Soudan, où les esclaves sont retenus. Pour CSI, la libération d’un maximum d’esclaves est prioritaire ! Malheureusement, le rapatriement d’esclaves n’est pas devenu plus facile avec l’indépendance du Sud-Soudan. 

 Dans la clinique de brousse du Dr Luka Deng, les esclaves blessés bénéficient d’un traitement médical. Des cas assez légers peuvent être soignés à temps pour éviter de graves complications

Lire l'article en entier www.csi-france.fr/deja_libere_un_esclave?


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Publié dans Afrique - Maghreb...

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