Syrie : interrogations sur l'arsenal chimique

Publié le par danilette

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Dans quelle mesure faut-il s'inquiéter de l'arsenal d'armes chimiques et biologiques du régime syrien ? », s'interroge le « Financial Times ». Vendredi, le « Wall Street Journal » a lancé un pavé dans la mare en suggérant - rapport des services de renseignements à l'appui -le déplacement d'armes chimiques hors de leur lieu de stockage en Syrie.

Tout comme Israël et l'Egypte, « la Syrie n'est pas signataire de la convention sur les armes chimiques »,rappelle pour sa part le quotidien britannique. « Dans les années 1980, l'Union soviétique a largement participé au développement des armes chimiques du régime. » Notammentpour faire contrepoids à Israël. Les services occidentaux de renseignements estiment aujourd'hui que Bachar al-Assad détient l'un des plus grands stocks d'armes non conventionnelles du monde, avec cinq usines de production et plus de vingt lieux de stockage. Pour venir à bout de l'opposition, le président syrien a promis « d'utiliser tous les moyens ».

Des menaces qui inquiètent la communauté internationale. Le premier risque consiste à croire que les forces loyalistes feront usage de ces armes sur les civils. « Vu la pression exercée sur le régime, un tel acte de désespoir n'est pas inconcevable », redoute le « FT ». Une solution risquée néanmoins pour Bachar al-Assad, qui servirait de catalyseur en vue d'une intervention militaire internationale. « Une seconde hypothèse consiste à voir les stocks d'armement tomber dans les mains du Hezbollah ou des combattants d'Al-Qaida. » Sans compter que la violence des affrontements pourrait provoquer une explosion des stocks et libérer des agents chimiques dans l'atmosphère. 

« Les médias font état de l'existence d'un plan d'intervention d'urgence menée par les Etats-Unis et Israël, avec l'appui des forces armées jordaniennes », rapporte le « FT ». Seul obstacle et pas des moindres : la défense antiaérienne du régime. Sans oublier tous ceux qui, neuf ans après l'invasion de l'Irak, préféreront attendre que « le pistolet fumant » syrien (la preuve de l'utilisation d'armes chimiques, NDLR) se transforme en champignonpour intervenir.

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