Syrie : l'attentat contre le cercle rapproché d'Assad décrypté par Mordechai Kedar

Publié le par danilette

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Un groupe Islamiste, et non l’Armée Libre Syrienne, à l’origine de l’explosion

qui a dévasté le cercle rapproché d’Assad, dit un expert israélien (Mordekhaï Kedar)

 

L’attentat à la bombe de mercredi dernier, au coeur de Damas, a été perpétré par des extrémistes musulmans locaux, qui lutteront sûrement pour obtenir leur part du gâteau dans les restes de la Syrie, affirme Mordekhaï Kedar.

 

Par MITCH GINSBURG  3

 

L’attentat à la bombe qui a dévasté les Quartiers-Généraux de la sécurité nationale de Bachar al Assad, mercredi dernier, à Damas, le revers le plus significatif subi par le régime d’Assad, a été perpétré par un groupe islamiste et non par l’Armée Libre Syrienne, comme on l’a initialement prétendu, selon un expert israélien des affaires arabes.

Ce succès, réalisé par un groupe radical local, prendra toute sa signification dans la lutte interconfessionnelle pour le pouvoir qui ne manquera pas d’avoir lieu, à la suite du départ éventuel d’Assad, affirme le Dr Mordekhaï Kedar, expert des questions arabes à l’Université Bar-Ilan.

L’explosion du 18 juillet a laissé pour morts le Ministre de la défense Daoud Rajha, le représentant chrétien le plus haut placé au sein du régime, Assaf Chawkate, le beau-frère du Président et commandant-adjoint de l’armée (services de renseignement), Hassan Turkmani, conseiller militaire du Ministre des affaires étrangères, ainsi qu’Hicham Ikhtiyar, le chef de la sécurité nationale. Ces quatre hommes constituaient la force de frappe du régime dans les efforts brutaux pour réprimer le soulèvement en Syrie, qui dure depuis plus de 17 mois. La portée de ce coup, en plein cœur de Damas, apparaît avoir hâté la fin du règne d’Assad.

Si la secte alaouite, considérée comme hérétique par les Musulmans Sunnites, se retirait de Damas et adoptait un profil bas en se repliant sur l’ouest de la Syrie, où elle reste en majorité – à l’ouest du fleuve Orantes et entre Latakieh au nord et Tartous au sud- et que les Kurdes non-Arabes faisaient sécession à l’intérieur de leur propre mini-Etat, comme ils sont parvenus à le faire en Irak, alors les groupes ethno-confessionnels restants, Druzes, Chrétiens, Sunnites et Salafistes, se battraient pour ce qui subsiste de la Syrie, a déclaré Kedar. A l'aune de cette éventualité, l’identité des attaquants de la semaine dernière est hautement significative.

 

 

“La vidéo de cet attentat est absolument truffée de messages islamistes”, démontre Kedar. Par opposition, l’Armée Libre Syrienne, remarque t-il, a toujours fait son maximum pour éviter toute sorte d’affiliation islamiste, en tentant de rassembler tous les groupes confessionnels et religions que comporte la Syrie contre le régime.

 

S’exprimant sur la petite icone présente en haut à gauche de l’écran, dans la vidéo, Kedar constate qu’elle s’illustre par des drapeaux verts couverts d’écriture en blanc, couleurs de l’Islam, et que les versets cités sur ces oriflammes sont tirés de la Shahada, la prière et profession de foi musulmane. L’écriture en rouge sur l’image dit : « al-Haq », ce qui signifie littéralement : « La Vérité », mais qui est aussi un des 99 noms descriptifs d’Allah et l’icône toute entière est bercée par un grand croissant vert. La musique accompagnant l’explosion est un chant islamique, et le prêche diffusé jusqu’à la fin du clip, est dirigé contre Satan. Dans la Syrie d’aujourd’hui, dit Kedar, c’est Assad qui l’incarne. La séquence n’a pas non plus été prise au hasard par un groupe islamiste. Kedar, ancien officier de renseignement, affirme que la caméra a été intentionnellement positionnée, à une distance d’un kilomètre du site de l’explosion, au centre du bâtiment de l’agence de la sécurité nationale.

 

Kedar a expliqué qu’il a déterminé cette distance en se fondant sur l’écart de trois seconds entre la perception de l’explosion et la détonation de cette explosion, en prenant en compte que le son circule à environ 300 mètres à la seconde, et la stabilité du cadre, qui ne tressaillit pas. Il a précisé que la caméra avait été parfaitement mise en place, puisque la prise de vue est impeccable.

 

“Les types qui ont filmé cette séquence en avaient connaissance à l’avance. Ils ont disposé la caméra, ciblé le centre de l’objectif », remarque Kedar. « Ils faisaient partie de la cellule des attaquants et ne se sont pas retrouvés là en haut d’un toît par hasard ». Adaptation de Marc Brzustowski


http://www.timesofisrael.com/islamist-group-not-free-syrian-army-blew-up-assads-inner-circle-israeli-expert-says/

 

Publié dans Mordechai Kedar, Syrie

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