Trop de larmes en Israel, Deborah Fait

Publié le par danilette

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En Israël on pleure trop et on pleure tous ensemble, on partage la douleur de chacun, un fils mort devient le fils de tous. Un fils, un jeune homme beau, courageux, brillant est mort et quand son cercueil a été descendu en terre, un hoquet a uni les milliers de personnes présentes au cimetière pour honorer Assaf, sa mère et ses frères. 

Ce sera un Rosh Hashana tragique pour Rona et ses trois enfants.  
Shlomo Artzi est un musicien très aimé en Israël, considéré comme une icône de la musique et  le premier musicien que j’ai connu à l'époque de mon alya. 
Les jeunes, aujourd'hui encore, sont fous de lui. 
Avant de conclure son dernier concert, il y a environ une semaine, Artzi a appelé à ses cotés son fils Yonatan et ensemble ils ont chanté sa plus belle chanson « King of the World », le Roi du Monde, la dédiant à Gilad Shalit, le jeune israélien otage depuis trois ans et demi des maudits  terroristes palestiniens.
Parmi les spectateurs qui chantaient à haute voix, le visage sillonné de larmes, il y avait Assaf Ramon.
 
« Assaf, - a murmuré Yftah Ramon à l'enterrement de son frère aîné - il y a tout juste quelques jours, nous étions ensemble au concert de Shlomo Artzi et notre bonheur atteignait le ciel. Tout au long du spectacle, j'ai pensé à Papa et à combien il nous manquait dans notre vie. Maintenant tu reposes à ses côtés et je sais que vous deux, de là-haut, vous nous regardez et nous protégez ». 
La dernière strophe de la chanson dit : «Où que tu ailles, quoi que tu veuilles devenir, tu seras toujours pour ta mère, le roi du monde ».
RONA, la mère d’Assaf, la femme du héros d'Israël, l'astronaute Ilan Ramon, qui pleure sans consolation, a dit : « Assaf, je sais que papa te protège et te serre dans ses bras, Assaf, Tu es le Roi du Monde ».

C’est sur les notes de cette chanson que nous avons donné le dernier adieu désespéré à Assaf, mort dans son F16 tombé sur les collines arides de Hébron, qu’un destin tragique a uni dans la mort à son père ; son père, l'astronaute mort dans la catastrophe de Columbia, le héros qui dans une action foudroyante avait détruit le réacteur nucléaire irakien en 1981. Ilan, avant de mourir, avait ému tout Israël quand passant sur le bord de la navette il avait salué son pays « petit mais très beau même d'ici », et, quoique laïc, avait sanctifié le shabbat en serrant dans ses mains la Bible et le drapeau d'Israël.
Puis l'accident. Tous morts.
 
Assaf, après avoir assisté heureux au concert de son idole, est monté dans son avion de guerre pour un exercice, il était calme et heureux, il venait de recevoir il y a quelques semaines, des mains du Président Peres son diplôme avec félicitations. 
Puis l'accident et Assaf a retrouvé son père, laissant sa mère et ses frères dans le désespoir et laissant Israël abasourdi et choqué. 
Trop de larmes en Israël, des larmes de tristesse, des larmes de désespoir, mais aussi des larmes de colère. 
De la colère parce que Gilad Shalit passera son 4ème Rosh Hashana enfermé dans une prison souterraine, otage des Palestiniens qui ont déjà averti qu'ils ne lui remettront pas un colis envoyé par ses parents. 
Je parle des palestiniens sans préciser s’ils sont du Hamas ou du Fatah, sans faire de distinction entre les terroristes et ceux qui les soutiennent qui sont tous de la même engeance maudite. 
Des larmes de colère devant le rapport Goldstone sur la guerre à Gaza, un rapport de plus de 500 pages dans lequel Israël est accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, où personne ne parle sinon marginalement des 8000 missiles envoyés en temps de paix, contre la population civile d'Israël, où on ne parle pas de terroristes, mais de groupes armés.
 
Rapport qui est entièrement basé sur des témoignages de palestiniens, d’organisations de défense des droits de l'homme que je recommande, organisations aussi bien occidentales qu’islamistes qui en plus d’avoir parmi elles des membres néo-nazis, se révèlent être financées non seulement par l’Europe mais aussi par l’Arabie Séoudite.
Particulièrement crédibles donc ces groupes mais crédibles pour une seule chose: leur haine profonde d’Israël. 
Le Professeur Asha Kasher, auteur du code d’éthique des forces armées israéliennes, a déclaré que cette critique si extrême est motivée par l'antisémitisme. Un pogrom politique donc, un pogrom qui honore le terrorisme, qui encourage les terroristes, qui pourrait empêcher à l'avenir Israël de se défendre contre les attaques des Arabes, pour éviter d’être diabolisé par de nouveaux rapports de ce genre.
Tellement de larmes, trop de larmes en Israël. 

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