Une tache sur le beau vêtement, Fiodor

Publié le par danilette


Un beau (?) jour, vous apprenez, d’une manière ou d’une autre, qu’un parent, un proche ou un ami, traîne derrière lui une ignominie, une trahison, ou encore une passion honteuse… Que ressentez-vous? Comment concilier désormais l’affection, l’amitié ou l’estime que vous éprouvez pour la personne et la conscience de cette zone fangeuse qu’elle dissimule tant bien que mal?
Tel est, à peu près, le sentiment que j’éprouve en ce moment. De quoi s’agit-il? Il y a quelques jours, une correspondante, animatrice d’un blog de grande qualité, qui se consacre principalement à la défense d’Israël, m’envoie un message navré. Elle visite mon blog et connaît mon admiration pour Dostoïevski. Mais voilà, m’écrit-elle, «… Je suis anéantie, je viens d’apprendre que Fiodor Dostoïevski n’aimait vraiment pas les juifs, la nation juive, et la religion juive…» et elle me demande ce que j’en pense. Elle vient, en effet, de découvrir un texte, intitulé La «question juive», que Dostoïevski publia en mars 1877 dans le Journal d’un écrivain(1). Incontestablement, l’écrivain s’y livre à une attaque en règle contre ceux qu’il appelle «les Israélites». Et, selon nos critères d’aujourd’hui, ce texte peut, sans hésitation, être qualifié d’antisémite.
Dans un premier temps, accusant réception du message amical qui m’était adressé, j’ai fourni à ma correspondante la réponse un peu rapide que voici: lire la suite

Publié dans Tikoun Olam

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