Pour la 1ère fois dans l'histoire d'Israël, des photos de personnes tuées sont publiées

Publié le par danilette

Nous sommes nombreux à avoir été surpris de la publication des photos de la tuerie d'Itamar, en effet il n'est pas dans l'habitude israélienne et juive de montrer des cadavres. Les Arabes au contraire manipulent l'opinion en montrant le plus possible de photos épouvantables dont l'authenticité n'est pas avérée et n'hésitent pas à faire montage, trucage, une fois on envoie des enfants à la mort pour un scoop photo, une autre fois des cicatrices horribles s'avèrent être des coups de hâche inter-palestiniens etc.
C'est d'ailleurs un point religieux musulman que je ne comprends pas : les Musulmans comme les Juifs se dépêchent d'enterrer leurs morts mais apparemment, ils ne lui ont pas donné la même signification que dans le judaïsme qui prône le respect le plus total de la dignité de la personne disparue.

Je remarque que les Japonais ont cette même pudeur et ne montrent pas les victimes des tremblements de terre et raz de marée. C'est un commandement très important du judaïsme de respecter le corps humain "crée à l'image de l'Eternel", tout le monde connait le travail admirable des bénévoles de l'organisation Zaka qui rassemblent les morceaux de corps humains pour les enterrer mais pas seulement bien sûr, voir une description de leur travail admirable sur leur site.

"Le commandement biblique d'honorer les morts est un devoir sacré reconnaissant que l'homme a été créé à l'image de D-ieu. Rassembler les corps et les lambeaux de corps de toutes les victimes de désastre et les enterrer proprement, est la forme la plus élevée de charité dont un être humain est capable - donner sans rien espérer en retour – Véritable vertu (Chesed Shel Emet). C'est l'exécution d'un acte de la charité à ceux qui sont morts et également aux familles de ces victimes".

Voici un article paru sur Guysen qui analyse les arguments en faveur ou contre la publication de photos de victimes

La décision de Youli Edelstein, ministre israélien de la Diaspora et de l'Information, de publier les photos choquantes du massacre d'Itamar ont surpris plus d'un média israélien. Habitués à ne pas présenter au public des scènes d'horreurs, les journaux du pays ont eu du mal à s'adapter à cette nouvelle politique. Mais à quel prix faut-il épargner l'opinion publique?

Le ministre israélien de l'Information et de la Diaspora Youli Edelstein a approuvé la publication et la distribution des images du massacre d'Itamar, après avoir reçu le consentement des familles des victimes. Conformément à la demande des proches, les visages des morts ont été floutés. ''Seules ces images horribles pourront montrer au monde à quoi et à qui doit faire face l'Etat d'Israël'', a déclaré le ministre. Youli Edelstein a souligné qu'il fallait utiliser les images de la tragédie à des fins pédagogiques et informatives. Le ministre a pris conscience du peu d'impact que recueillaient les déclarations journalistiques dans l'opinion publique, comparée aux images qui dépeignent une réalité mise à nue. 

Tous ceux qui ont pu visionner les photos de l'attaque ont été profondément choqués, et ce pour deux raisons principales. Tout d'abord parce qu’Israël s'est toujours refusé à diffuser les images de cadavres, ce qu'elle a prouvé lors des Intifadas et des guerres du Liban. En effet lors de ces conflits, les médias israéliens avaient choisi de montrer l'ambiance régnant dans les villes à la suite des attentats, mais jamais de corps. Contrairement aux médias arabes, les Occidentaux refusent de jouer le jeu du terrorisme et de diffuser la peur auprès des populations. 

Mais face au peu de couverture médiatique qu'ont accordé les médias occidentaux à la tragédie, Israël a décidé de réagir et de publier les clichés de l'horreur. Force est de constater que la majorité des médias occidentaux se sont concentrés sur les catastrophes naturelles ayant eu lieu au Japon et la situation en Libye. Bien que ces sujets méritaient une attention toute particulière, ils ne justifient pas la diminution de l'importance du massacre au rang de simple fait divers. 

Ce changement de politique de la part de l'Etat juif peut s'expliquer par la volonté israélienne d'occuper une place légitime sur la scène internationale. Comme de nombreux responsables israéliens et experts de la communication, des bloggueurs américains et canadiens ont estimé que ces photos devaient être publiées. Ainsi pour Claire Berlinski, une Juive américaine vivant à Istanbul en Turquie, diffuser les photos du massacre relevait de la nécessité. Selon elle, la publication de ces photos pourrait faire changer l'opinion de certains individus à l'égard de la communauté juive, et d'Israël. 

Il est vrai que jusqu’à présent Israël a négligé l'importance des relations publiques, au profit des problématiques sécuritaires. "Israël dépense des dizaines de milliards pour sa sécurité mais elle omet l'aspect des relations publiques, qui est tout aussi important que les technologies pour les tanks et les aéronefs. Il est essentiel que les gens comprennent la différence entre eux et nous. Nous devons souligner que lorsque nous tuons des civils, c'est une erreur, mais eux ils massacrent sciemment une famille au beau milieu de la nuit. 

Ces photos servent ainsi de "preuve non-équivoque", a ainsi déclaré Roni Rimon, conseiller stratégique et expert en gestion de crise. Et d'ajouter "Nous devons utiliser ces vidéos et ces photos, sur lesquelles les visages ont été floutés, pour montrer au monde quel genre d'animaux nous devons affronter". Finalement l'objectif de cette initiative politique est de mettre le monde face à la réalité du terrorisme palestinien. 

Néanmoins diffuser ces clichés se plie au jeu du terrorisme. Le professeur Boaz Ganor, qui dirige l’International Institute for Counter-Terrorism à IDC Herzliya estime que le premier but recherché par les organisations terroristes est la promotion de leur cause et de leurs méthodes chez les Palestiniens. Le sanglant‘‘succès’’ de leurs opérations fait rejaillir sur eux un incompréhensible prestige de la part des sociétés arabes. En témoigne d’ailleurs les scènes de joie qui ont éclaté dans les rues de Gaza à l’annonce de la mort des cinq Israéliens égorgés  à Itamar. En publiant les photos sur internet, Israël permet donc indirectement aux terroristes de les diffuser…et de se vanter de leurs actes. LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE

 

Les volontaires de ZAKA sur les lieux de l'attentat à Itamar"
Remarquez qu'on ne voit pas les corps dans les photos de Zaka...
"Absolument horrible». Avec ces mots, les volontaires de ZAKA ont décrit le spectacle choquant qui les a accueillis vendredi soir (11.3.11) quand ils sont entrés au domicile de la famille Fogel à Itamar, peu de temps après l'attaque terroriste qui a tué cinq membres de la famille. «Nous avons vu des jouets qui traînaient à côté des mares de sang, les vêtements de Shabbat couverts de sang et partout l'odeur de la mort mélangée à l'arôme du repas de Shabbat." En dépit de leur exposition constante à des scènes difficiles et tragiques au cours de leurs travaux, les ZAKA bénévoles ont décrit ces scènes horribles "parmi les pires que nous ayons jamais vu». 

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ZAKA a apporté son aide aux services de sécurité locaux entre autres, lors de la catastrophe de la navette Columbia, dans les attentats gigantesques des tours jumelles, de Mombassa (Kénya), de Bali, de Taba (Égypte), et en Turquie, ou bien lors de l'assassinat d'un Juif au Canada, de la catastrophe du tsunami en Thaïlande, etc. 
Lors de l'ouragan Catherine le monde entier a pu voir les bénévoles de Zaka évacuants les corps des victimes sans aucune différence de race ou de religion, afin de pouvoir les enterrer dignement.


 

Publié dans Monde juif

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